Présentation de la Corée du Nord
Présentation
Sommaire
Données générales
Nom officiel : République Populaire Démocratique de Corée
Nature du régime : régime dictatorial à parti unique
Président de la République ("président éternel" d’après la Constitution) : Kim Il-sung (décédé le 08.07.1994)
Dirigeant suprême du Parti du Travail, de l’Etat et de l’Armée, Premier Président de la Commission de Défense nationale : Kim Jong-un (fils de Kim Jong-il et petit-fils de Kim Il-sung)
Président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême : Kim Yong-nam (fait office protocolaire de Chef d’Etat)
Premier ministre : PAK Pong-ju
Ministre des Affaires étrangères : Pak Ui-chun.
Données géographiques
Superficie : 120 500 km²
Capitale : Pyongyang
Villes principales : Hamhung, Chongjin, Nampo
Langue officielle : coréen
Monnaie : won nord-coréen
Fête nationale : 9 septembre
Données démographiques
Population : 24,45 millions (2011, Banque Mondiale)
Espérance de vie : 69 ans (2011, Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation : 99 % (2008, Banque Mondiale)
Indice de développement humain : NC
Données économiques
PIB (2010) : 19,9 Mds de dollars (Banque de Corée du Sud)
PIB par habitant (2010) : 1800 dollars (PPA) (Banque de Corée du Sud)
Taux de croissance (2010) : -0,5% (Banque de Corée du Sud)
Taux de chômage (au sens du BIT) : N.D
Principaux partenaires commerciaux : Chine (3,5 Mds USD, 2010, Douanes chinoises), Corée du Sud (1,9 Mds USD, 2010, Banque de Corée du Sud), Thaïlande, Russie.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2009) :
services : 32,1 %
industrie : 22,1 %
agriculture : 20,9 %
mines : 12, 7 %
Exportations de la France vers la Corée du Nord (2010) : 2, 25 millions d’euros
Importations françaises depuis la Corée du Nord (2010) : 5, 2 millions d’euros
Histoire
57 av. J.C. - 668 : Période des Trois Royaumes (Koguryeo, Baekje, Silla) ; âge d’or de la culture coréenne.
676-935 : Royaume unifié de Silla (capitale : Gyeongju).
918-1392 : Royaume de Goryeo (Capitale : Kaesong, situé en Corée du Nord).
1392-1910 : Royaume de Joseon (Capitale : Séoul).
1910-1945 : Occupation par le Japon
15 août 1945 : Le Japon capitule devant les alliés et se retire de la péninsule coréenne, qui est partagée en deux secteurs.
15 août 1948 : La Corée est divisée en deux pays : la République de Corée (Corée du Sud) et la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord).
1950-1953 : Guerre de Corée.
1948-1994 : Kim Il-sung, secrétaire général du Parti du Travail, premier ministre (1948-1972), et président de la République (à partir de 1972 ; désigné « président éternel »).
17 septembre 1991:Les deux républiques de Corée - celle du Nord et celle du Sud - sont admises à l’ONU.
8 juillet 1994 : Mort de Kim Il-sung, son fils Kim Jong-il lui succède à la tête du Parti et du régime (officiellement en fonction en 1997)
13 décembre 1991:Pacte de "réconciliation, non agression et coopération", conclu à Séoul, entre les deux Corées.
31 octobre 1994 : Accord-cadre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Mise en place de la Korean peninsule Energy Development Organization (KEDO)
Juin 2000 : Rencontre à Pyongyang de Kim Dae-jung et Kim Jong-il pour chercher à améliorer les relations entre les deux pays, notamment par la réunion des familles séparées et l’assistance de la Corée du Sud à celle du Nord.
10 janvier 2003 : La Corée du Nord annonce son retrait du Traité de Non-Prolifération
27-29 août 2003 : Lancement des Pourparlers à Six
9 octobre 2006 : Premier essai nucléaire de la Corée du Nord
13 décembre 2006 : Adoption de la résolution 1718 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies mettant en place un régime de sanctions.
25 mai 2009:Second essai nucléaire de la Corée du Nord.
12 juin 2009:Adoption de la résolution 1874 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
19 décembre 2011:Annonce du décès de Kim Jong-il (17 décembre) ; Kim Jong-un est désigné « Grand Successeur »
13 avril 2012 : Tir qui échoue d’une fusée longue-portée par la Corée du Nord
12 décembre 2012 : Lancement d’une fusée longue-portée par la Corée du Nord fermement condamnée par la communauté internationale
22 janvier 2013 : Adoption à l’unanimité de la résolution 2087 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en réponse au tir du 12 décembre. Renforcement du régime de sanctions.
12 février 2013 : Troisième essai nucléaire nord-coréen
18 février 2013 : Renforcement du régime de sanction autonome de l’Union européenne ciblant la Corée du Nord
7 mars 2013 : Adoption à l’unanimité de la résolution 2094 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui condamne l’essai nucléaire du 12 février.
Politique intérieure
La Corée du Nord est un Etat communiste centralisé. Le Parti du Travail de Corée (parti unique) et l’armée constituent les deux piliers du régime, dont le fonctionnement est opaque. Aucun Congrès du Parti ne s’est tenu depuis octobre 1980 et la dernière réunion du Comité central remonte à 1994. La dernière Conférence du Parti, dont la précédente session datait de 1966, s’est tenue en septembre 2010.
Le régime a développé une idéologie propre, le Juche ou « autonomie », qui vise à rendre le pays « maître de son destin » par la promotion de l’indépendance nationale. L’idéologie du Juche s’est traduite par une fermeture quasi-totale du pays aux influences extérieures. Elle a été complétée, en 1995, par le mot d’ordre de « priorité à l’armée » ou Songun.
Après la mort en 1994 du fondateur du régime nord-coréen, Kim Il-sung, la direction du pays a été assurée par son fils Kim Jong-il, qui cumulait les fonctions de Chef des armées, Président de la Commission de Défense nationale et Secrétaire général du Parti du Travail. Après le décès de Kim Jong-il en décembre 2011, son fils cadet, Kim Jong-un, âgé de 28 ans, lui a succédé.
De « grand successeur », il a été progressivement nommé à la tête des plus hautes institutions du pays. Lors de la 4ème Conférence des représentants du Parti du 11 avril 2012 et de la 5ème session de la 12ème Assemblée Populaire Suprême du 13 avril, il a été désigné Commandant suprême des armées, Premier secrétaire du Parti du Travail -son père ayant été consacré secrétaire général éternel du Parti-, président de la Commission militaire centrale du Parti et, enfin, premier président de la Commission nationale de Défense. En vertu de la Constitution nord-coréenne, cette dernière fonction confère à son titulaire un pouvoir suprême (Parti, Armée, Etat).
Le poste de Président de la République a été supprimé dans la Constitution de 1998, l’ancien dirigeant Kim Il-sung ayant été désigné "président éternel". Le Président du Praesidium de l’Assemblée populaire suprême, Kim Yong-nam, fait office protocolairement de Chef d’Etat.
L’année 2012, horizon que le régime s’est fixé pour faire de la Corée du Nord un "pays puissant et prospère" ("kangsong daeguk") a vu des célébrations de grande ampleur à l’occasion du 100ème anniversaire de la naissance de Kim Il-sung (15 avril) et du premier anniversaire du décès de Kim Jong-il (16 et 17 décembre).
Une session plénière du Comité Central du Parti du Travail de Corée s’est tenue le 31 mars 2013. A cette occasion, le dirigeant Kim Jong-un a présenté une « nouvelle ligne stratégique ». Lors de la réunion de l’Assemblée populaire suprême (1er avril), un nouveau Premier ministre, M. PAK Pong-ju, a été nommé.
Situation économique
Après la crise et la famine des années 1990, liées notamment à la disparition de l’URSS et à une série de catastrophes naturelles, la Corée du Nord se trouve aujourd’hui encore confrontée à des pénuries alimentaires chroniques. Son PIB est évalué selon la Banque de Corée à environ 26 milliards de dollars (2010).
L’année 2010 a enregistré une récession (–0,5%) et 2011 une légère croissance (0,8%). Le pays peut difficilement recourir aux importations, faute de devises. L’accès au crédit international est limité en l’absence de règlement de la question de la dette extérieure nationale, dont le montant s’élève à environ 10,5 milliards de dollars et dont la Corée du Nord a cessé tout remboursement depuis les années 1980.
Des réformes économiques ont été lancées en 2002 et 2009, mais restent extrêmement limitées. Le nouveau dirigeant a annoncé dès janvier 2012 vouloir améliorer l’économie en introduisant des éléments de capitalisme inspirés du modèle économique chinois.
Depuis 2004, la zone économique de Kaesong constitue la base d’une coopération économique intercoréenne.
La Corée du Nord est fortement dépendante de l’aide extérieure, ainsi que de la Chine et de la Corée du Sud. L’aide internationale, qui a culminé en 2002 (265 M USD), a chuté dès 2009 sous l’effet des tensions politiques (21 M USD en 2010). Elle a repris en 2011, face à la pénurie alimentaire qui traversait le pays, aggravée par une suite de catastrophes naturelles.
La Chine est de loin le premier partenaire commercial de la Corée du Nord (6 Mds USD d’échanges commerciaux en 2011, soit +62% par rapport à 2010), ainsi que le premier investisseur (près de 140 entreprises chinoises présentes en RPDC). Le commerce avec la Chine représenterait 89% du commerce total de la RPDC, chiffre en constante augmentation (38,9% en 2005 et 57% en 2010).
La Corée du Sud est le 2ème partenaire commercial du Nord. Le volume des échanges commerciaux entre le Nord et le Sud a quadruplé depuis 2000, s’établissant en 2011 à environ 1,7 milliard de dollars.
Politique extérieure
Question nucléaire
La Corée du Nord rejoint le TNP en 1985 mais elle refuse de remplir ses obligations vis-à-vis de l’AIEA, tant que les Etats-Unis ne retirent pas les 100 armes tactiques déployées en Corée du Sud. Les Etats-Unis procèdent à ce retrait en septembre 1991, permettant ainsi la signature de la Déclaration commune entre le Nord et le Sud sur la dénucléarisation de la péninsule. Pyongyang signe alors l’accord de sauvegarde avec l’AIEA en janvier 1992.
Mais, à la suite d’une série de désaccords, elle annonce, en juin 1994, ne plus vouloir coopérer avec l’AIEA. Un accord est cependant trouvé entre Pyongyang et Washington : l’accord-cadre (ou Accord de Genève) du 31 octobre 1994 repose sur le gel des activités nucléaires de Pyongyang et le retrait des barres de combustible usagé du réacteur de Yongbyon, en échange de la mise en place de la KEDO (Korean peninsula Energy Development Organization), chargée de fournir à la Corée du Nord l’énergie nécessaire à ses besoins. Le cadre agrée rappelle les responsabilités de la Corée du Nord et son obligation de se conformer aux dispositions du TNP, dont l’acceptation de vérifications par l’AIEA.
En octobre 2002, à la suite de la visite d’une délégation américaine en Corée du Nord, le régime de Pyongyang est accusé de mener un programme clandestin d’enrichissement d’uranium, en violation de l’accord-cadre de 1994. La Corée du Nord affirme, en retour, son droit à posséder des armes nucléaires, expulse les inspecteurs de l’AIEA (décembre 2002) et annonce son retrait du TNP (10 janvier 2003).
En février 2003, Pyongyang annonce le redémarrage des installations nucléaires gelées en 1994, en l’absence de tout contrôle de l’AIEA.
Un processus de règlement diplomatique de la question nucléaire nord-coréenne est lancé en 2003, avec la médiation de la Chine et la participation, outre de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, des Etats-Unis, de la Russie et du Japon (« Pourparlers à Six »). Il aboutit à une Déclaration conjointe des six (19 septembre 2005).
La Corée du Nord s’engage à renoncer à ses armes nucléaires et à ses programmes nucléaires existants, et à rejoindre le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), ainsi que le régime de garanties de l’AIEA. Ce texte comprend des assurances de sécurité américaines et des perspectives de coopération dans les domaines économique et énergétique. Le processus retombe ensuite dans l’impasse, la Corée du Nord ayant annoncé qu’elle conditionnait la reprise des discussions à l’abandon des sanctions financières américaines prises à l’encontre de sociétés nord-coréennes peu après la signature de cette déclaration conjointe.
Le 9 octobre 2006, la Corée du Nord procède à un premier essai nucléaire, condamné par la résolution 1718 du Conseil de sécurité, qui exige que la Corée du Nord démantèle ses programmes balistiques et d’armes de destruction massive. Cette résolution instaure un régime de sanctions. La Corée du Nord accepte alors à nouveau de dialoguer.
Les Pourparlers à Six reprennent en décembre 2006, avant de déboucher sur un accord le 13 février 2007. L’accord du 3 octobre 2007 précise les modalités d’application de l’accord du 13 février et exige la remise par les autorités nord-coréennes de la liste précise et complète de leurs installations et programmes nucléaires avant le 31 décembre 2007, en échange d’une aide énergétique accrue et d’une normalisation progressive avec les Etats-Unis. A partir de l’année 2008, le processus bute sur les modalités de vérification de la neutralisation des installations et programmes nucléaires nord-coréens.
Le 25 mai 2009, la Corée du Nord conduit un deuxième essai nucléaire, condamné par la résolution 1874 du Conseil de sécurité des Nations unies. Fin mars 2010, l’agence officielle de presse nord-coréenne, l’agence KCNA, indique que la Corée du Nord va construire un réacteur nucléaire à eau légère, "dans un avenir proche". Fin novembre 2010, le professeur américain Siegfried S. Hecker, de retour de Corée du Nord, rapporte qu’un nouveau complexe d’enrichissement d’uranium de grande envergure (environ 2000 centrifugeuses) lui a été dévoilé.
Malgré l’annonce d’un moratoire sur ses activités nucléaires et balistiques en février 2012, Pyongyang a procédé, en violation de ses obligations internationales, à :
deux tirs de fusée longue-portée, le dernier datant du 12 décembre 2012 ;
un essai nucléaire le 12 février 2013, le troisième après ceux de 2006 et 2009.
La résolution 2094, adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies le 7 mars, a condamné l’essai nucléaire. La résolution 2094 renforce substantiellement le régime de sanctions à l’encontre de la Corée du Nord, notamment dans le domaine financier et dans celui des inspections de cargaisons suspectes. Elle inscrit également de nouveaux individus, entités et biens sur les listes de sanctions.
Relations intercoréennes
Lancée par le Président Kim Dae-jung (1998-2003) et poursuivie par le Président Roh Moo-hyun (2003-2008), la « politique de paix et de prospérité », dite « sunshine policy », avait pour objectif d’instaurer un climat de confiance entre les deux Corées et de favoriser le développement et l’ouverture de la Corée du Nord.
Le dialogue intercoréen a permis des réalisations concrètes, notamment sur le plan humanitaire. Les réunions de familles divisées sur le Mont Kumgang ont ainsi rassemblé, depuis le début des années 2000, plus de 15 000 personnes. La dernière rencontre a eu lieu en octobre 2010.
La coopération économique avait également progressé avec la construction du complexe touristique du Mont Kumgang et de la zone industrielle de Kaesong (2004). Le deuxième sommet inter-coréen (Pyongyang, 2-4 octobre 2007) avait permis des avancées substantielles vers la paix et la coopération dans la Péninsule.
La Déclaration commune signée à cette occasion prévoyait des négociations associant trois ou quatre pays (les deux Corée, les Etats-Unis et la Chine), en vue « d’instaurer un système de paix permanent », l’engagement à démanteler les installations nucléaires nord-coréennes, le renouvellement des sommets bilatéraux et des mesures de confiance sur le plan militaire. En matière économique, la coopération devait s’accroître, pour un montant estimé à 11 milliards de dollars. Les échanges entre les deux pays s’établissent aujourd’hui autour de 2 milliards de dollars annuels.
L’arrivée au pouvoir du Président Lee Myung-bak, en adoptant une position plus exigeante sur la question des droits de l’Homme et le dossier nucléaire, a entraîné une dégradation des relations intercoréennes. Les tensions se sont fortement accrues en 2010 à la suite du torpillage, le 26 mars du navire de la marine sud-coréenne Cheonan, qui a fait 46 morts, et des tirs d’artillerie par le Nord en direction de l’île de Yeonpyeong au sud en novembre.
En février 2012, la Corée du Nord et les Etats-Unis ont annoncé un accord : la Corée du Nord s’est dite prête à observer un moratoire sur les essais nucléaires, les essais balistiques de longue portée et les activités d’enrichissement de l’uranium, ainsi qu’à accueillir des inspecteurs de l’AIEA pour vérifier le respect du moratoire sur le site de Yongbyon. Les Etats-Unis étaient, pour leur part, disposés à fournir à la Corée du Nord une aide nutritionnelle de 240 000 tonnes, à destination des populations les plus vulnérables. Cet accord a cependant été remis en cause avec le lancement balistique du 13 avril 2012.
Mme Park Geun-hye, élue en décembre 2012 à la Présidence de la République, a succédé à Lee Myung-bak en février 2013. Dans son discours d’investiture, la Présidente Park a proposé une nouvelle ligne à l’égard du Nord, insistant sur la fermeté d’une réaction de la Corée du Sud en cas de provocation nord-coréenne, tout en soulignant l’ouverture de Séoul à reprendre le dialogue avec Pyongyang et à reconstruire une relation de confiance (« trustpolitik »).
Depuis l’essai nucléaire du 12 février 2013 et la tenue annuelle des exercices militaires conjoints américano-sud-coréens, Pyongyang a multiplié les déclarations menaçantes à l’encontre de la Corée du Sud, du Japon et des Etats-Unis. La Corée du Sud et les Etats-Unis ont lancé à Pyongyang un appel au dialogue. La Commission Nationale de Défense nord-coréenne a rejeté ces propositions le 18 avril, au motif que les conditions d’un tel dialogue n’étaient pas encore réunies.
Droits de l’Homme
La situation des droits de l’Homme en Corée du Nord reste très dégradée. A l’initiative de l’Union européenne, une première résolution portant sur les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord a été adoptée par la Commission des droits de l’Homme (CDH) des Nations unies en avril 2003. Reconduite sur une base annuelle, elle est depuis 2006 adoptée par le Conseil des droits de l’Homme, qui a succédé à la Commission des Droits de l’Homme.
La résolution adoptée à l’unanimité lors de la 22ème session du Conseil des Droits de l’Homme (mars 2013) marque une étape : elle établit une Commission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord pour un mandat d’un an renouvelable.
L’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) adopte également chaque année depuis 2005 une résolution sur la situation des droits de l’Homme en Corée du Nord, dans laquelle elle exprime ses graves préoccupations au sujet, notamment , des arrestations et condamnations arbitraires, des condamnations à mort y compris pour des motifs politiques, de l’existence de camps de détention de prisonniers politiques, de l’usage de la torture, ainsi que des restrictions sévères en matière de liberté d’expression, d’opinion et de circulation.
L’AGNU demande également à la Corée du Nord, qui est partie aux Pactes des Nations unies relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels, de respecter ses obligations en matière de droits de l’Homme et de coopérer avec le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’Homme, désigné par la CDH en 2004, notamment en l’autorisant à entrer en Corée du Nord.
Mise à jour : 25.04.13
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