La Direction de la coopération de sécurité et de défense

Présentation

La coopération de sécurité et de défense (DCSD) est une composante importante de l’action diplomatique de la France. Mise en œuvre par la DCSD une des directions de la direction générale des affaires politiques du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, elle reflète la cohérence dans la conduite de l’ensemble des actions de coopérations bilatérale mais aussi multilatérale de la France, dans les continuum "défense-sécurité" et "sécurité-développement".
La coopération de sécurité et de défense est portée par la DCSD dans une dimension structurellement interministérielle, au travers d’un pilotage stratégique qui associe les ministères de la défense et de l’intérieur. La direction elle-même est composée de diplomates, de militaires, de policiers et d’experts de la protection civile. Elle anime un réseau de plus de 300 coopérants répartis dans 140 pays, avec un effort particulier porté à nos partenaires africains. L’action coopération structurelle qu’elle promeut est complémentaire, voire autant que nécessaire coordonnée avec celle, opérationnelle, menée tant par les armées (ministère de la défense), que par la direction de la coopération internationale (intérieur) pour la gendarmerie et la police. Les compétences de la DCSD s’étendent également à la sécurité civile. Ainsi se trouve traduite dans les faits la volonté politique exprimée au plus haut niveau de l’Etat, au travers des deux livres blancs 2008 et 2013 sur la défense et la sécurité nationale, d’une approche globale et cohérente de ces thématiques. Cette volonté s’inscrit aussi dans le renouvellement du paradigme de la communauté internationale quant à la façon dont le développement, et les coopérations qui s’y attachent, doivent se concevoir, avec l’adoption sous l’égide des nations unies de l’agenda 2030 pour le développement durable. L’ODD16 sur les sociétés pacifiées, et la gouvernance qu’elles requièrent, prend acte de l’impératif, en vue d’un développement durable, de coopérations qui renforcent sur le long terme les capacités des partenaires en termes sécuritaires, tant à l’égard de leurs concitoyens que vis-à-vis de leur environnement régional, dans le respect d’un certain nombre de normes.
La coopération de sécurité et de défense se déploie dans de nombreuses géographies sur l’ensemble des continents, de manière différenciée. S’agissant des zones géographiquement les plus proches, on peut distinguer deux cercles :

  • L’Afrique subsaharienne, avec des projets, toujours définis en partenariat, privilégiant une approche régionale ou sous-régionale, au travers d’écoles et de centres de formation, dans le domaine du maintien de la paix, du renforcement de l’État de droit et de la sécurité intérieure. Cette coopération est ouverte tant aux pays francophonie, qu’anglophones et lusophones ;
  • L’Afrique du nord et le Proche-Orient, où la coopération vise à conforter la stabilité et la sécurité.
    Dans un contexte international incertain, où l’insécurité, ou les menaces, prennent des formes diverses, en particulier dans ces deux grandes régions, la coopération de sécurité et de défense contribue au renforcement des capacités sécuritaires de nos partenaires et, partant, à la sécurité de la France.
    Au-delà, en Asie et en Amérique latine par exemple, un effort particulier est fait afin de conforter une communauté francophone des opérations de maintien de la paix (OMP).

Mise à jour : mars 2017

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