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Équateur

Organisation de l´enseignement supérieur

- La restructuration du système d´enseignement supérieur :

L’Equateur a fait du développement humain l’une de ses priorités dans la perspective de transformer, à terme, la structure de l’économie, afin de passer d’une économie dépendante des matières premières à une « économie de la connaissance ». Dans ce contexte, le renforcement de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche s’avère crucial pour l’Equateur.

La loi organique sur l’enseignement supérieur (2010) précise les fonctions de plusieurs institutions compétentes en matière : le Secrétariat National à l’Enseignement Supérieur, Sciences, Technologies et Innovation (SENESCYT), en charge de la formulation et de la mise en place des politiques publiques du secteur, de la promotion de la recherche scientifique et des savoirs ancestraux ; le Conseil d’Education Supérieure (CES), dans le lequel sont représentés les universités, les étudiants et le gouvernement (la SENESCYT assure la présidence du CES) et dont la mission est de réguler et de coordonner le système d’enseignement supérieur en lien avec le CEAACES et la SENESCYT ; enfin le Conseil d’Evaluation, d’Habilitation et de Garantie de la Qualité de l’Enseignement Supérieur (CEAACES) en charge de l’évaluation et de l’accréditation des établissements d’enseignement supérieur sur le plan institutionnel, universitaire et scientifique.

La première phase d’évaluation des universités équatoriennes a débouché en 2009 sur une typologie en cinq catégories (de la catégorie « A » à la catégorie « E ») sur la base d’une série de critères : qualité de l’enseignement, connaissances acquises des étudiants, capacités de recherche au sein de l’université, qualité des infrastructures, statut des professeurs, efficacité du fonctionnement de l’université, etc. La première catégorie (« A ») regroupe les universités disposant de capacité pour assurer une mission d’enseignement et de recherche. A l’issue d’un long processus d’évaluation complémentaire, 14 universités privées de catégories « E » ont été fermées en avril 2012 par le CEAACES faute d’avoir respecté les critères de qualité fixés par la loi de 2010. Depuis 2009, le nombre d’universités est ainsi passé de 71 à 57 universités. La typologie des universités est disponible sur le site Internet du CEAACES.

En 2013, le CEAACES est en charge de conduire un nouveau processus d’évaluation des universités équatoriennes, qu’elles soient publiques ou privées. Cette fois, l’évaluation intègre une analyse par filière et débouchera sur une typologie des universités qui distinguera les établissements d’enseignement supérieur en quatre catégories ; université d’enseignement supérieur et de recherche ; université d’enseignement supérieur (non habilitée à la recherche) ; université de formation continue ; institut de formation technologique.

Outre le renforcement de la qualité des universités existantes, la loi de 2010 prévoit la création de quatre pôles publics d’enseignement supérieuret technologiques :

  • LaVille de la connaissance « Yachay ». La création de ce pôle urbain et technologique est supervisée par la SENESCYT. Situé à Imbabura (au Nord de l’Equateur), Yachay a pour objectif de stimuler le développement de l’innovation et de la technologie. Le projet devrait voir le jour en 2014 avec l’ouverture de l’université publique de Yachay, l’installation des principaux instituts de recherche du pays, puis avec la création d’un parc technologique et industriel d’ici 2017. Le pôle universitaire et technologique de Yachay s’articulera autour de cinq axes : Sciences de la Vie, Nanosciences, Technologies de l’Information et de la Communication, Energies renouvelables – Changement Climatique et Pétrochimie.
  • L’Université Régionale Amazonienne « Ikiam », créée sous l’impulsion du Ministère Coordinateur de la Connaissance et du Talent Humain. Ikiam fonctionnera sur la base d’un réseau plusieurs universités, instituts technologiques et de centres de recherche axés à la fois sur la biodiversité (campus central de Tena), les hydrocarbures (campus périphérique d’Orellana) et les mines (campus périphérique de Zamora Chinchipe)
  • L’Université des Sciences de l’Education (située à Azogues, province de Cañar) axée sur la formation des enseignants du secondaire.et sous tutelle du Ministère de l’Education Nationale.
  • Université des Arts des Guayaquil sous la tutelle du Ministère de la Culture (dont l’ouverture est prévue en 2013)

- L’accès à l’université

Jusqu’à fin 2011, il n’y avait pas d’examen d’entrée dans les universités publiques (à l’exception de certaines formations, comme en médecine). Depuis début 2012 et conformément à la loi organique de 2010, un système de remise à niveau et d’admission des bacheliers a été mis en place pour entrer à l’université publique (« Sistema de Nivelación y Admisión »). Le système est géré par la SENESCYT qui a bénéficié de l’assistance technique du Mexique, de la Colombie et du Brésil. Le système vise à évaluer les aptitudes des étudiants à travers une série de tests (cf. test de raisonnement et de maîtrise de la langue, test de mathématiques et de logique). Les étudiants sont ensuite orientés vers les universités de leur choix en fonction de plusieurs critères (résultats aux tests, nombre de places disponibles au sein des universités, préférences des étudiants). En fonction des résultats obtenus, les bacheliers ont la possibilité de bénéficier de cours de remise à niveau. La mise en place de ce nouveau système s’explique essentiellement en raison de la faiblesse du niveau dans le secondaire. C’est aussi la raison pour laquelle les formations de deuxième cycle en Equateur (« licenciaturas » et « ingenierias ») durent plus longtemps qu’en France (respectivement 4 et 5 ans). Le nouveau système d’admission rencontre néanmoins certaines limites, en raison du nombre limité de places dans les universités face aux demandes croissantes (72.000 en 2012). Les universités privées ont, quant à elles, chacune leurs propres modalités d’entrée (souvent composées d’examens d’entrée en psychologie, aptitude verbale, logique et mathématique).

- Les universités :

Il existe en Équateur, pour ce qui est des études supérieures, quatre types d’établissements :

  • Les Universités publiques dont l’accès est désormais gratuit depuis la loi organique de 2010 (gratuité uniquement en niveau licence)
  • Les Écoles Polytechniques publiques qui forment principalement des ingénieurs sur un cursus de 5 ans.
  • Les Universités semi-privées qui bénéficient de certaines subventions de l’État, telles que les universités catholiquesou des universités soutenues par des organismes internationaux comme l’Université Latino Américaine des Sciences sociales – la FLACSO qui bénéficie d’un soutien de l’UNESCO et du gouvernement ou l’Université Andina Simon Bolivar (UASB) appuyée par la Communauté Andine (CAN).
  • Les Universités privées ou instituts de formation sont réservées aux classes aisées de la population (en raison des frais d’inscription élevés).

Quels que soient leurs statuts juridiques, les universités proposent généralement, soit des cursus dits généralistes (sciences humaines), soit des cursus techniques en rapport le plus souvent avec les problématiques du territoire sur lesquels elles sont implantées. Les enseignements y sont très pratiques et en faveur du développement social et économique de la région.

Les universités les plus réputées et les plus fréquentées sont centralisées en général dans les grandes villes du pays, notamment Quito, Guayaquil, Cuenca, Riobamba, Loja.

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Fiche Curie Équateur - (PDF, 115.3 ko)

Mise à jour : 30.09.13


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