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Irak

Un enseignement supérieur public couvrant l’ensemble du territoire et incluant la formation technique

Les premières initiatives pour instituer des établissements d’enseignement supérieur en Irak remontent au début du XXème siècle avec la création de l’Ecole de Droit de Bagdad en 1908, sous domination ottomane, puis de l’Ecole d’ingénieurs en 1921, de l’Ecole de Médecine en 1927 et de l’Ecole de Pharmacie en 1936. Sous sa forme actuelle, l’organisation de l’enseignement supérieur en Irak remonte à la deuxième moitié du XXème siècle avec la fondation de l’Université de Bagdad en 1957 suivie, dans les années 60 par celles de Technologie, de Mustansyria (toutes deux situées à Bagdad) puis celles de Bassorah, Mossoul et Souleymanieh. Dans les 20 dernières années, la politique consistant à implanter une université dans chaque gouvernorat a conduit à la fondation de 14 établissements d’enseignement supérieur supplémentaires. Cette fondation s’inscrit dans une politique consistant à mieux équilibrer les effectifs universitaires par établissement puisque, au sortir de la dernière guerre, 50% des étudiants se concentraient dans les 5 établissements universitaires de la capitale. A ces universités s’ajoutent 47 instituts techniques depuis 1969. 300 000 étudiants étaient inscrits dans l’enseignement supérieur public à la rentrée universitaire 2009-2010. Dix nouvelles universités ont été établies dans tous les gouvernorats d’Irak pour que le nombre s’élève à 36 universités publiques, comme l’université de pétrole et de Gaz à Bassora, et l’université khadhra à Al Kassem, l’université de l’agriculture à Bagdad, l’université médicale de Bin Sina à Bagdad, l’université de Jaber Bin Hayan à Al Kufa, et trois universités à Mossoul, (Ninive, Hamdaniya, Telafar), ainsi que l’université de Samara, et de Fallujah.

Un enseignement supérieur privé encore modeste mais en voie d’expansion

La nouvelle loi de 2013 a autorisé l’ouverture de plusieurs universités privées supplémentaires, implantées en province et à Bagdad. Selon les chiffres officiels de la fin de l’année 2013, 43 facultés privées sont réparties sur l’ensemble du territoire accueillent 60 000 étudiants.

Un enseignement supérieur régional kurde autonome

Il existe un Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche irakien et un autre, propre à la région autonome du Kurdistan au nord du pays ayant une administration distincte. Cette dichotomie est notoire notamment dans les choix stratégiques et la mise en œuvre de programmes de bourses à destination de pays étrangers, chacun ayant des ressources propres. Le fait que la région du Kurdistan connaisse une sécurité accrue bénéficie à l’ouverture internationale des universités situées dans cette région d’Irak.

Un enseignement supérieur à encadrement renforcé

Le corps enseignant se composait de 27 644 membres en 2009/2010 alors qu’il n’était que de 19 112 en 2003. 40% des enseignants sont titulaires d’un doctorat, 30% d’un master et 30% d’une licence. Les enseignantes représentent 44% de l’effectif total.
Un nouveau plan ministériel comprend la construction de nouvelles universités en Irak pour accroitre les limites de l’acceptation universitaire jusqu’à 100%. Le plan comprend aussi établir 96 nouvelles facultés, ainsi que construire des départements scientifiques. Le nombre de projets s’élève à 335. Une autre loi promulguée en 2008 a encouragé les professeurs universitaires irakiens vivant à l’étranger à revenir en Irak pour soutenir l’enseignement irakien.

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Fiche Curie Irak - (PDF, 71.1 ko)

Mise à jour : 03.11.14


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