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Côte d’Ivoire

La loi du 23 juin 1956 permit au centre d’enseignement supérieur d’Abidjan créé le 31 juillet 1959 de devenir l’embryon de l’Université d’Abidjan.

Les crises politiques et militaires successives ont durement éprouvé le système d’enseignement supérieur ivoirien. Les conséquences de la guerre d’avril 2011, ont rendu les deux plus grandes universités de Côte d’Ivoire, Cocody et Abobo-Adjamé, non fonctionnelles. Le 19 avril 2011, le Gouvernement ivoirien a décidé de fermer provisoirement ces deux universités publiques. Cette décision de fermeture s’était inscrite dans une démarche globale de réhabilitation et rééquipement des structures universitaires, victimes d’actes de vandalisme et de pillage à grande échelle. Bien avant la guerre, les universités ivoiriennes connaissaient des difficultés importantes, avec des conséquences évidentes sur la qualité de vie et de formation des étudiants.

Après 18 mois de fermeture, le Président de la République de Côte d’Ivoire a remis de façon symbolique, le lundi 3 septembre 2012, la clé des universités publiques au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. C’est au sein de l’université Félix Houphouët-Boigny (ex- Université de Cocody) entièrement réhabilitée, et même reconstruite pour certains bâtiments en vue de l’augmentation de la capacité d’accueil, qu’a eu lieu cette cérémonie de réouverture des universités publiques de Côte d’Ivoire. Cette réhabilitation a concerné également les 2 autres universités publiques rebaptisées Université Nangui-Abrogoua (ex-Université d’Abobo-Adjamé) et Université Alassane Ouattara (ex-Université de Bouaké). Les Unités Régionales d’Enseignement Supérieur (URES) de Korhogo et de Daloa, ont été érigées en universités de plein exercice, et deviennent respectivement Université Péléforo Gon Coulibaly et Université Jean Lorougnon Guédé.

Depuis la réouverture officielle des universités, les activités académiques ont repris et la réforme LMD dans les cinq universités est mise en place. Deux projets de la coopération française accompagnent le processus de mise en place du LMD en Côte d’Ivoire. Il s’agit du projet Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) 2012-1 AGURES (Appui à la Gouvernance Universitaire et à la Réforme de l’Enseignement Supérieur) et le projet relatif à la mise en œuvre en Côte d’Ivoire du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).

D’une façon générale les options stratégiques pour l’enseignement supérieur ivoirien sont :

  • le contrôle des effectifs (celui-ci résultera principalement de l’assainissement des listes des étudiants au sein des universités publiques, des actions de régulation des flux identifiées dans l’enseignement secondaire ainsi que la formation technique et professionnelle) ;
  • la diversification sélective des formations ;
  • l’amélioration de la qualité des services pour que celle-ci retrouve un standard international, d’une part en augmentant significativement le niveau des dépenses courantes par étudiant dans les filières universitaires et d’autre part en faisant les investissements nécessaires pour rattraper les retards pris tant sur le plan quantitatif (effectifs en constante augmentation, infrastructures insuffisantes, …) que qualitatif.

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Fiche Curie Côte d’Ivoire - (PDF, 148.8 ko)

Mise à jour : 25.02.13


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