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Afrique du Sud

L’Afrique du Sud, souhaitant évoluer vers une société du savoir, compte sur son enseignement supérieur pour générer les ressources humaines qualifiées dont elle a besoin. Le Ministère de l’Education (DOE) a été scindé en deux depuis la mise en place en 2009 du gouvernement Zuma : Ministère de l’Education Basique (DBE) et Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Formation (DHET).

Le DHET est responsable de la validation des cursus universitaires, aussi bien dans les institutions publiques que privées, et de l’attribution de subventions publiques qui représentent environ 40% des ressources des universités. Ces subventions dépendent du nombre d’étudiants inscrits, du nombre de diplômés au niveau postgradué (post-licence), des résultats en recherche quantifiés par le rapport nombre de publications/nombre d’enseignants-chercheurs et enfin des critères politiques visant à promouvoir les universités anciennement défavorisées. Les autres ressources sont les frais de scolarité (30%) qui se montent en moyenne à près de 2 000 euros par an par étudiant, les contrats de recherche ainsi que des donations d’entreprises, notamment (30%). Partant du constat que la construction des capacités est l’une des clés du développement de la recherche en Afrique en Sud, le Ministère de la Science et de la Technologie (DST) joue également un rôle central sur la formation aux niveaux master et doctorat, niveaux auxquels les étudiants entreprennent des projets de recherche. Cela passe par un système de bourses gérées par la National Research Foundation (NRF).

Le Council on Higher Education (CHE), composé de 13 membres nommés par le Ministre de l’Education
Supérieure, apporte conseil et expertise au DHET pour l’évaluation des universités, l’accréditation des
institutions privées, la validation des programmes pédagogiques, la définition des critères de répartition des subventions et la mise en œuvre de la charte de qualité de l’enseignement supérieur.

Les universités sont des organismes indépendants régis par un texte de loi de 1997, le « Higher Education Act ». Sauf mise sous tutelle par le ministre, procédure rarissime prévue en cas de problème grave établi par un audit, il offre une liberté considérable aux universités qui vont jusqu’à définir leurs propres statuts. Le conseil de l’université, auquel est représenté le gouvernement de manière très minoritaire, jouit d’un pouvoir important. Il définit les statuts, les règlements internes et la politique de l’université. L’exécutif est constitué du président de l’université (vice-chancellor), des vice-présidents (deputy vice-chancellors) et des doyens de chacune des facultés. Dans la majorité des établissements, le recrutement des universitaires est sous la responsabilité des doyens eux-mêmes. Chaque université est enfin dotée d’un « chancellor », poste honorifique occupé par une personnalité sud-africaine généralement issue du monde politique, et permettant d’optimiser la visibilité de l’université auprès du gouvernement ou d’autres partenaires.

Les enseignants-chercheurs sont généralement bénéficiaires d’un contrat à durée indéterminée. Leur statut et rémunération est très variable d’une université à l’autre et au sein d’une même université. Il n’existe pas de grille de salaire standard et ces derniers comprennent souvent une part variable importante, liée aux contrats de recherche générés.

L’enseignement supérieur compte 25 universités publiques où se répartissent presque un
million d’étudiants, et 114 établissements privés de petite taille (environ 30 000 étudiants au total). Pour répondre au nombre croissant d’étudiants, espéré à 1,62 millions en 2030 dans le National Development Plan (document guidant la politique à l’horizon 2030) et couvrir la totalité des 9 neuf provinces du pays, deux nouvelles universités publiques ont été inaugurées cette année dans les provinces du Mpumalanga et du Northern Cape. L’Université du Mpumalanga à Mbombela et l’Université Sol Plaatje à Kimberley ont accueilli environ 140 étudiants chacune à la rentrée 2014.

Il existe par ailleurs l’équivalent deslycées professionnels français, les Further Education and Training (FET) Colleges – renommés en 2014 TVET Colleges (Technical and Vocational Education and Training)- qui se situent entre lycées professionnels et IUT, et sont sous la tutelle du DHET. On dénombre 50 TVET comptant 657 690 étudiants en 2012, dont environ 30% ont bénéficié d’une aide financière de l’état. Avec un nombre d’inscriptions dans les TVET en explosion (54% d’inscriptions supplémentaires enregistrées en 2011 par rapport à 2010), le gouvernement a décidé d’investir dans la construction de 12 nouveaux TVET, répartis dans les provinces du KwaZulu-Natal, de l’Eastern Cape, du Limpopo et du Mpumalanga. Au bout de leur cursus au TVET, les étudiants ont parfois la possibilité de rejoindre l’université pour poursuivre leurs études.

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Fiche Curie Afrique du Sud - (PDF, 132.1 ko)

Mise à jour : 11.14


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