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Les banques de développement adoptent des normes communes pour faire progresser la finance climat (31 mars 2015)

A l’initiative de l’ IDFC , club de 22 banques publiques de développement internationales, régionales et nationales, le Forum finance climat q qui s’est tenu à Paris ce jour a permis des avancées structurelles en faveur d’une meilleure intégration de la lutte contre les effets du dérèglement climatique dans les pratiques des financeurs. Une coalition large et inédite de banques de développement et de financeurs privés y a établi une norme permettant de définir et mesurer les financements favorables au climat et de renforcer la dynamique de verdissement du système financier mondial.

« La définition commune de projets de développement ayant des co-bénéfices sur le climat, dont se sont dotées ce jour les Banques Multilatérales de Développement et IDFC est une étape essentielle franchie en faveur de la lutte contre le changement climatique », a déclaré Ulrich Schröder, Président de l’IDFC et Directeur général du groupe KfW.

Si de nombreuses solutions existent en matière d’accès à l’énergie, de transports, de logement ou de production industrielle et agricole, toutes n’ont pas la même valeur dans la lutte contre le changement climatique. Cette définition commune d’activités « climat » adoptée par les banques de développement est une étape clé dans l’accompagnement de la transformation des économies vers des modèles plus résilients et plus sobres en carbone.

Vers le « verdissement » des pratiques des banques du développement

A l’occasion du Forum Finance Climat, plusieurs banques de développement (dont CAF, Banque mondiale, AFD, IDB, ADB, AFDB, EIB, JICA) a constitué un groupe pilote pour aider à établir un socle de meilleurs pratiques de verdissement d’ici à la COP 21. Il s’agit pour les banques de développement de se fixer des objectifs ambitieux de financement de projets de développement « climat », de mesurer l’impact des projets en termes d’émission de gaz à effet de serre, de prendre en compte la vulnérabilité des projets aux effets du changement climatique ou encore d’intégrer un prix du carbone dans les évaluations économiques des investissements.

« Pour participer pleinement au développement et à la lutte contre le changement climatique, il convient d’abord de s’appliquer à nous-mêmes les plus haut standards en la matière. L’évolution des banques de développement pour intégrer l’objectif climat, déjà bien engagée, est appelée à s’accélérer à la suite des travaux menés conjointement », souligne Enrique Garcia, Vice-Président de l’IDFC et Président de la CAF.

Des outils pour entrainer la finance et les investisseurs

Face aux enjeux, les financements publics doivent également favoriser la mobilisation des investissements privés. Plusieurs financeurs présents au Forum ont réaffirmé l’intérêt de définir, à l’horizon de la COP21, un standard de mesure de l’effet de levier des financements publics sur les investissements privés afin d’en faciliter le pilotage. Par ailleurs, des acteurs financiers impliqués dans les marchés des obligations vertes et climat ont indiqué leur intention de bâtir un consensus sur des cadres de reporting communs des impacts de ces instruments émergents et prometteurs, dans le but d’en renforcer la crédibilité et pertinence.

« Au-delà de notre mission première d’accompagner le développement économique et social de nos partenaires, nous avons également un rôle important à jouer pour que les milliards de dollars de la finance mondiale soient investis dans un développement sobre en carbone. Des instruments comme les obligations climat, dont l’AFD est un acteur pionnier, peuvent être de puissants vecteurs pour le marché et la mobilisation de l’épargne », souligne Anne Paugam, Vice-Président de l’IDFC et Directrice générale de l’AFD.

A propos de l’IDFC

L’International Development Finance Club est un réseau de vingt-deux banques nationales, régionales et internationales de développement du monde entier (KfW allemande, Development Bank of Southern Africa, Banque de développement de l’Amérique latine – CAF, banque brésilienne de développement BNDES, Agence de coopération internationale japonaise JICA, Caisse de Dépôt et Gestion–CDG (Maroc), Agence Française de Développement, AFD – liste complète.

Ces institutions représentent un total de bilan de plus de 2100 milliards de dollars et 400 milliards de dollars d’engagements annuels, dont 99 milliards sur des investissements « verts », 87 milliards sur le climat (2013).

www.idfc.org


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