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Paris 2015 / COP21

Brève

770. Climat - Publication de la contribution du Maroc pour la COP21 - Déclaration de L. Fabius (03 juin 2015)

Cette contribution formule un objectif national de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 13% en 2030, par rapport à un scénario de référence à politique inchangée. Cet objectif pourrait s’élever jusqu’à 32% sous réserve d’un appui financier international.

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Une présidence ambitieuse mais impartiale

La France a été officiellement nommée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la 19e Conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de Varsovie (COP19).

La COP21, que l’on appelle aussi Paris 2015, sera l’une des plus grandes conférences internationales organisées sur le territoire français. Dans ce cadre, la France se trouve face à un double défi :

  • en tant que pays hôte, elle se doit d’accueillir pendant deux semaines, dans les meilleures conditions, des milliers de délégués et d’observateurs sous les auspices des Nations Unies ;
  • en tant que pays assurant la présidence de la COP, elle devra assurer un rôle de facilitateur auprès de toutes les parties de la négociation, pour établir un climat de confiance, rapprocher les points de vue et permettre une adoption de l’accord à l’unanimité.

Une Conférence des Parties aux enjeux sans précédent

Cette conférence apparaît cruciale car elle doit aboutir à un accord international sur le climat qui permettra de contenir le réchauffement global en deçà de 2°C.

Sur la base des travaux de la COP20 à Lima, il s’agira d’aboutir en décembre 2015 à un ensemble de décisions.

Tout d’abord, un accord ambitieux et contraignant face au défi du dérèglement climatique qui s’appliquerait à tous les pays.

Ensuite, des contributions nationales (iNDC), qui représentent l’effort que chaque pays estime pouvoir réaliser. Le financement de la lutte contre le changement climatique sera également une composante cruciale, dont une étape a été franchie avec la première capitalisation du Fonds vert à hauteur de 9,3 milliards de dollars - dont près d’un milliard de la France.

Enfin, les initiatives développées au niveau-infra-étatique, par les collectivités locales, les organisations de la société civile et les entreprises vont amplifier la mobilisation et viendront s’ajouter aux contributions des Etats. En effet, la future présidence française a fait le choix de soutenir en vue de Paris 2015 un agenda des solutions. Il s’agit de l’ensemble des initiatives complémentaires à l’accord international, entreprises au niveau local par les gouvernements, les autorités locales comme les acteurs non étatiques et contribuant à renforcer les engagements des Etats en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation aux impacts du dérèglement climatique et de financement. Cet agenda des solutions repose sur un échange de bonnes pratiques, de transfert de connaissance et des technologies nécessaires à une transition vers des économies bas carbone.

Les grandes étapes vers un accord à Paris en 2015

La communauté internationale s’est accordée sur les premiers éléments du texte de l’accord dès décembre 2014, lors de la conférence de Lima COP20.

Les États vont être invités à soumettre leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront intégrés dans l’accord dès le premier trimestre 2015. Ces engagements prévisionnels seront contenus dans des projets de contribution déterminée au niveau national (Intended Nationally Determined Contributions – INDC). Ils devraient ensuite être soumis à une période de consultation afin de déterminer si les engagements agrégés permettront de tenir l’objectif d’une limitation de l’augmentation moyenne de la température mondiale en-dessous de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels.

L’accord devra garantir que tous les pays sont soumis aux mêmes règles afin qu’ils puissent vérifier mutuellement qu’ils entreprennent des efforts pour réduire leurs émissions et avoir des assurances sur la bonne mise en œuvre des engagements prévus dans les contributions. Ces règles de mesure, de rapportage et de vérification (MRV) constitueront le cœur de l’accord de 2015 et devraient donc être contenues dans la partie juridiquement contraignante du "paquet de Paris".

L’ensemble des travaux d’élaboration du futur accord qui devra être adopté lors de la conférence de Paris sont menés au sein du groupe de travail de la plateforme de Durban pour une action renforcée (ADP). Les co-présidents de ce groupe de travail jouent un rôle clef pour la réussite du processus, en lien étroit avec le Secrétariat de la CCNUCC et le pays qui assume la présidence de la conférence. Ils cherchent à tenir compte des vues de toutes les parties qui sont placées sur un pied d’égalité. Alors que seuls 28 pays avaient été associés aux ultimes négociations de l’accord de Copenhague, les 196 parties à l’accord de Paris devront avoir le sentiment de l’avoir co-écrit afin de pouvoir se l’approprier.

Paris 2015 / COP21 : logistique et participation de la société civile

La présidence française de la COP21 sera également à l’écoute de la société civile. La forte mobilisation des citoyens et des acteurs non-étatiques (collectivités territoriales, secteur privé, ONG, scientifiques, etc) sur l’enjeu climatique est une priorité.

Afin de préparer dans les meilleures conditions possibles la tenue de cette conférence des Nations Unies, la France a choisi de l’organiser à Paris, sur le site Paris-le Bourget qui présente sur le plan logistique la meilleure capacité d’accueil et d’accessibilité pour les délégations officielles, mais aussi la société civile et les médias, qui sont des composantes essentielles du succès de la conférence.

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La COP21 sera organisée à Paris, sur le site Paris-le Bourget qui présente sur le plan logistique la meilleure capacité d’accueil et d’accessibilité pour les délégations officielles, la société civile et les médias.

Pour 2015, la France souhaite mettre en place des conditions optimales pour assurer la participation de la société civile. Des rencontres régulières seront notamment organisées avec les représentants de la société civile (ONG, entreprises, syndicats…), d’ici à la COP21, afin de recueillir toutes les opinions et d’associer toutes les bonnes volontés au succès de la conférence. Un "village" dédié à la société civile sera installé sur le site du Bourget. Il sera accessible sans accréditation, contrairement aux enceintes officielles de négociation.

Le rapport confié à Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, et Michel Delebarre, sénateur du Nord, sur le rôle des collectivités territoriales dans les négociations climatiques atteste également du souhait de la France d’inclure les territoires et les élus locaux dans les discussions.

Enfin, la France a choisi de placer cette conférence sous le signe de l’exemplarité environnementale, et mettra en œuvre un programme d’action permettant de réduire au maximum l’impact de l’évènement sur le plan des consommations de ressources naturelles (eau, déchets, énergies) et des émissions de gaz à effet de serre.

Mise à jour : 17.02.15

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