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Déclaration conjointe d’Angela Merkel et de François Hollande - Appel pour l’Action sur le Climat dans le cadre du Dialogue de Petersberg (19 mai 2015)

La France, qui assure la présidence de la COP 21, et l’Allemagne celle du G7, sont fermement résolues à déployer tous les efforts en vue de parvenir, à la fin de l’année à Paris, à un accord de l’ONU sur le climat qui soit ambitieux, global et contraignant. Nous invitons tous les pays à nous rejoindre dans cette entreprise en apportant leur contribution en fonction de leurs responsabilités et capacités communes mais différenciées et compte tenu de leurs situations nationales respectives. Nous nous sommes engagés à contenir le réchauffement climatique mondial au moins sous la barre des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Des mesures urgentes et un cadre mondial ambitieux sont nécessaires pour nous donner les moyens d’atteindre cet objectif. Il faut un basculement radical des investissements sur des infrastructures et des technologies sobres en carbone et une utilisation des terres respectueuse du climat. Nous devons également renforcer la capacité, notamment des pays particulièrement vulnérables, à faire face et à s’adapter aux risques et aux dégâts inévitables dus au changement climatique. Nous sommes convaincus que les investissements, les stratégies et la législation mis en place pour réaliser cette transformation seront des facteurs de prospérité, de croissance et de développement durable dans le monde entier.

La France et l’Allemagne demandent que des mesures soient prises en particulier dans les domaines suivants :

  • Etablir une vision commune et mettre au point des mesures concrètes visant à transformer en profondeur l’économie et la société mondiales, pour atteindre la décarbonisation totale avant la fin du siècle et, d’ici 2050, la réduction des émissions à un niveau compatible avec les recommandations du cinquième rapport d’évaluation du GIEC, au vu des préoccupations exprimées par de nombreux pays vulnérables et de leur volonté de maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 2°C ou 1,5°C conformément à l’accord de Durban.
  • Soumettre des contributions prévues au niveau national (CPDN) ambitieuses et transparentes bien avant la conférence de Paris sur le climat.
  • Faire progresser des stratégies nationales et régionales à long terme en faveur d’un développement sobre en carbone et résilient, comme convenu lors de la COP 16 à Cancun.
  • Mobiliser, au profit des pays en développement, un financement de la lutte contre le changement climatique qui devra atteindre 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, provenant de diverses sources, tant publiques que privées, destinés aux mesures d’atténuation et d’adaptation, comme s’y sont engagés les pays développés lors de la COP 15 de Copenhague.
  • Renforcer notre appui au développement sobre en carbone et à la résilience face aux changements climatiques dans le cadre de notre aide au développement.
  • Mettre en place des initiatives en faveur de l’investissement dans des technologies sobres en carbone, en particulier les énergies renouvelables, l’efficacité des ressources et l’utilisation durable des terres, en nous attachant plus spécifiquement à développer les énergies renouvelables en Afrique.
  • Renforcer la capacité d’adaptation et la résilience des pays particulièrement vulnérables face aux impacts du dérèglement climatique, notamment des petits Etats insulaires en développement, et en Afrique, en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en généralisant les mécanismes assurantiels et les systèmes nationaux d’alerte précoce.
  • Instaurer des marchés carbone et un prix du carbone au niveau national et régional afin de fournir de fortes incitations économiques à la décarbonisation.

Animés d’une ambition commune que nous entendons partager avec tous nos partenaires au sein de l’ONU, nous nous emploierons, avant la fin de notre siècle, à décarboner intégralement l’économie mondiale. Nous nous engageons à apporter notre juste part, à prendre des mesures ambitieuses et à promouvoir une collaboration tournée vers l’avenir dans tous les domaines susmentionnés.

Nos pays continueront à jouer un rôle moteur dans cette transformation profonde de nos économies et de nos sociétés vers une décarbonisation totale. Nous nous engageons, avec la transition énergétique en France et « l’Energiewende » en Allemagne, à réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % d’ici 2050 par rapport aux chiffres de 1990.

Pour en savoir plus

- Climat - Participation de Laurent Fabius au 6ème dialogue de Petersberg (Berlin, 18 et 19 mai 2015)


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