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Les initiatives multilatérales en matière d’éducation et de formation professionnelle

L’action de la France via l’Union européenne

La France, par l’importance de sa contribution au Fonds européen de développement (FED), joue un rôle essentiel dans les actions que mènent la Commission et les pays de l’Union européenne (UE) en faveur du développement. L’UE, premier partenaire et bailleur de fonds de l’Afrique, a vocation à jouer un rôle de premier plan dans le soutien à l’éducation et à la formation professionnelle. La France investit 5.4 milliards d’euros dans le FED sur une période de 7 ans, sur un montant global de 30,5 mds €, pour la période 2014-2020. Une partie de cet argent est reversé au Partenariat Mondial pour l’Education, et à 40 pays qui ont identifié l’éducation et la formation comme secteur prioritaire de concentration. La France contribue également à l’ICD à hauteur de 448 millions d’euros, qui reverse également une partie de son montant global au Partenariat Mondial pour l’Education et à l’éducation en zone de crise.

Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME)

Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME, ex-initiative Fast Track) a été créé en 2002 avec le soutien de la France pour accélérer la réalisation des objectifs de l’Éducation pour tous.

Le PME constitue le principal mécanisme multilatéral consacré à l’éducation, des premières années du cycle primaire jusqu’au secondaire. Il rassemble aujourd’hui 65 pays en développement et plus de 20 bailleurs bilatéraux, régionaux et internationaux, ainsi que des banques de développement, le secteur privé, les enseignants et les organisations de la société civile. La contribution de la France au PME pour la période 2011-2014 s’élève à 50 millions d’euros.

Depuis 2003, 4,4 milliards de dollars de financement ont été alloués par le PME dans le secteur de l’éducation. Grâce au rôle de structuration joué par le PME, la situation éducative s’est améliorée dans les pays partenaires :

- Education primaire : par rapport à 2002, 61 millions d’enfants supplémentaires vont à l’école primaire et le taux d’achèvement du cycle primaire est de 72% en moyenne dans les pays partenaires du PME, contre 63% en 2002.

- Scolarisation des filles : 91% des filles terminent le cycle primaire contre 81% en 2002.

- Formation des enseignants : 60% des pays partenaires du PME ont mis en place des programmes de formation des enseignants.

- Financement de l’éducation : Les pays partenaires enregistrent une augmentation de 11% du financement intérieur alloué à l’éducation après qu’ils aient rejoint le Partenariat.

Pour en savoir plus sur le Partenariat mondial pour l’éducation

L’Unesco

Principale agence des Nations unies pour l’éducation, l’Unesco joue un rôle de coordination essentiel de l’Agenda du développement durable pour l’éducation. L’Unesco a à ce titre organisé en mai 2015 à Incheon (Corée) le Forum mondial de l’éducation, auquel a participé la France.

La France participe aux différentes instances de l’Unesco mobilisées pour l’éducation et est membre du Comité directeur de l’ODD 4 relatif à l’éducation.

La France est également membre du Comité directeur de l’Equipe spéciale internationale sur les enseignants. Créée en 2008, cette alliance mondiale a pour finalité d’identifier des réponses concrètes à la pénurie d’enseignants. Le Plan stratégique 2014-2016 s’articule autour de trois axes : (i) Plaidoyer et coordination avec les initiatives mondiales (ii) Création et partage de connaissances et (iii) Facilitation de l’accès à un support technique pour les pays. Le plan d’action couvre les thématiques suivantes.

La France contribue également au Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Global Education Monitoring Report). Depuis 2002, le Rapport est produit par une équipe indépendante hébergée par l’Unesco. Le Rapport constitue une référence inédite, complète et analytique faisant autorité.

Pour en savoir plus

· Site de l’Unesco

· Déclaration d’Incheon

· Cadre d’action Education 2030

· Equipe spéciale internationale sur les enseignants

· Rapport mondial de suivi sur l’éducation

· L’Unesco et la formation professionnelle

L’UNICEF

La France contribue financièrement chaque année au Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) en faveur de l’éducation dans les pays en développement, agence des Nations unies chargée de promouvoir et défendre les droits de l’enfant sur la base de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)

L’action de l’UNICEF contribue à répondre aux besoins essentiels des enfants et à favoriser leur plein épanouissement, notamment en leur assurant santé, éducation, égalité et protection. Leur action porte tant sur le long terme que sur les situations d’urgence et place les enfants les plus défavorisés au cœur de toute action.

En matière d’éducation, UNICEF partage et promeut les mêmes valeurs que la France : éducation pour tous et toutes, qualité de l’enseignement, évaluation des acquis d’apprentissage et lutte contre le décrochage, en particulier dans les situations d’urgence. L’UNICEF est chargé de mettre en place la plateforme Education cannot wait dédiée à l’éducation en situions de crises.

Outre sa contribution globale à l’UNICEF, la France est partenaire du fonds sur plusieurs actions de terrain.

Depuis 2012, nous sommes partenaires de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest dans la lutte contre les violences de genre en milieu scolaire (renvoi au para VGMS) et depuis 2015 nous appuyons financièrement les actions de l’UNICEF en Jordanie et au Liban pour l’accueil des réfugiés syriens.

[Site de l’UNICEF->http://www.unicef.org/

Le G7et le G20

Dans le cadre des travaux du G7, la France porte une attention particulière à l’autonomisation économique des femmes, notamment à l’augmentation d’un tiers d’ici 2030 du nombre de jeunes filles ayant bénéficié d’un enseignement ou d’une formation technique et/ou professionnelle de qualité.

Lors du Sommet à Ise-Shima en mai 2016, le G7 a lancé « l’initiative des femmes pour développer les carrières STEM », (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) qui promeut l’apprentissage et l’emploi des femmes dans ces quatre domaines. L’objectif est d’améliorer l’accès des femmes à des emplois mieux payés et de réduire les écarts de salaires entre les hommes et les femmes. Malgré une augmentation des diplômées dans ces domaines, le nombre de femme qui y font carrière n’a pas beaucoup évolué ces dernières années. Le G7 entend donc promouvoir la création d’un environnement légal qui permettra de lutter pour l’égalité des sexes dans ces domaines. Cette initiative a donc pour objectif de susciter un élan global pour promouvoir l’avancée des femmes dans le champ STEM, en partenariat avec l’OCDE, UNWomen, et les autres agences internationales.

Dans le cadre des travaux du groupe de travail sur le développement du G20, la France s’investit particulièrement sur le pilier 2 relatif aux ressources humaines. La France y soutient notamment l’accès des jeunes et des femmes à des emplois de qualité, ainsi que la santé et la sécurité sur les lieux de travail et le devoir de diligence raisonnable dans les chaînes d’approvisionnement.

Mise à jour : 17.08.16

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