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Le soutien de la France en matière d’éducation et de formation professionnelle

L’Agence française de développement (AFD)

L’Agence française de développement (AFD), opérateur du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, est chargée de mettre en œuvre la politique d’aide au développement de la France en finançant des projets à caractère économique et social dans de nombreux pays en tant qu’opérateur pivot du dispositif français d’aide publique au développement.

Depuis 2000, l’AFD s’est engagée résolument dans le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle, en particulier en Afrique francophone. Entre 2013 et 2015, l’AFD a engagé 800 millions d’euros en faveur de l’éducation et de la formation. L’AFD appuie également les projets des ONG sur le terrain. Entre2013 et 2015, 10% des financements de la Division chargée du partenariat avec les ONG de l’AFD ont été alloués au secteur de l’éducation.

L’AFD, en cohérence avec la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (2005), s’associe à d’autres bailleurs pour financer des programmes sectoriels nationaux. Les investissements réalisés appuient la mise en œuvre des politiques sectorielles des pays, en articulation avec les interventions d’autres bailleurs bilatéraux ou multilatéraux dans le secteur.

Au cours de la période 2013-2015, l’Agence a accompagné, en particulier dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne, le renforcement de la qualité de l’éducation à travers notamment la formation des enseignants, l’amélioration du pilotage du système éducatif et la mesure des acquis des élèves du primaire. L’AFD accentue également son soutien à la partie haute du système éducatif (lycée, formation professionnelle et enseignement supérieur) en développant une offre adaptée aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Enfin, ses interventions contribuent à faciliter la transition des jeunes vers le marché du travail et leur accès à des emplois décents, en appuyant les dispositifs d’insertion et les politiques nationales d’emploi.

Exemples de projets financés par l’AFD

  • Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) au Niger

Le Niger se caractèrise par une forte croissance des effectifs scolaires - la population double tous les 18 ans- et un système éducatif fragile - la moitié des enfants d’âge primaire ne sont pas scolarisés et 75% des jeunes filles de 15 à 19 ans ne savent ni lire ni écrire. A travers une subvention de 12 millions d’euros, l’appui de l’AFD vise à élargir l’accès à l’éducation de base, réduire les taux d’abandon scolaire, améliorer la qualité de l’enseignement et des apprentissages et renforcer les capacités de gestion du système.

  • Projet d’appui à la stratégie de l’éducation du Maroc

Le projet a pour objectif d’appuyer la Stratégie Education au Maroc (2015-2030) pour la rénovation et l’amélioration du système d’éducation et de formation. Il se compose d’un appui budgétaire sectoriel (prêt de 80 millions d’euros) et d’un volet d’appui technique (subvention de l’AFD de 0,5 millions d’euros et subvention FIV-UE d’un maximum de 8 millions d’euros). Le projet permettra d’améliorer l’équité et la qualité de l’éducation et de la formation, la diversification des parcours et la gouvernance du système. L’objectif est d’amener toute une classe d’âge au niveau le plus élevé possible d’éducation/formation en lien avec les besoins du monde économique.

  • Projet d’amélioration de la qualité et de l’accès à l’éducation au Mali

Le projet financé par l’AFD à hauteur de 10 millions d’euros a pour objectif d’améliorer la qualité et l’accès à l’éducation dans la région de Gao et de renforcer les capacités de pilotage des services et des collectivités en charge de l’éducation, au niveau central et déconcentré. Il contribue à la mise en œuvre du Programme intérimaire de relance du secteur de l’éducation et de la formation professionnelle. L’enjeu est à la fois de de contribuer à résorber à court terme les disparités territoriales et sociale de l’offre éducative qui résultent de la crise de 2012, mais aussi d’améliorer à moyen et long terme l’efficacité et la résilience du système éducatif malien.

  • Programme de développement de l’Education, de la Formation et de l’Insertion des Jeunes en Côte d’Ivoire

Financé sur contrat de désendettement-développement (C2D), le programme d’un montant de 226 millions d’euros vise à amplifier et accompagner dans la durée les réformes de la Côte d’Ivoire à travers le déploiement des collèges ruraux, les partenariats publics-privés dans la formation professionnelle, la modernisation de l’enseignement supérieur et de dispositifs plus efficaces pour l’emploi des jeunes.

Plateforme d’expertise pour la formation professionnelle (multi-pays)

Site de l’AFD

Cadre d’intervention sectoriel Education-Formation-Emploi

Expertise France

Expertise France est la nouvelle agence française d’expertise technique internationale. Elle a été créée fin 2014 pour réunir six opérateurs publics différents : France expertise internationale, et les groupements d’intérêt économique GIP Esther, GIP Inter, GIP SPSI, ADECRI et Adetef.

L’agence promeut l’expertise publique française pour construire des politiques publiques qui répondent aux défis institutionnels, économiques, démographiques, sociaux et environnementaux des pays partenaires. Dans le secteur de l’éducation, Expertise France vise à renforcer les systèmes nationaux d’éducation primaire, secondaire et de formation professionnelle, appuyer le pilotage du système éducatif au niveau central et déconcentré, améliorer la qualité des dispositifs de formation initiale et continue des enseignants, ainsi que la gestion des ressources humaines, renforcer la définition et le pilotage des politiques de formation professionnelle, et appuyer la modernisation des centres de formation.

Site d’Expertise France

La France soutient des programmes régionaux dont la mission est le renforcement des systèmes éducatifs :

  • Le Pôle d’analyse sectorielle en éducation de Dakar, ou Pôle de Dakar

Créé en 2001 à l’initiative de la France, le Pôle de Dakar vise à faciliter l’élaboration de stratégies éducatives à partir d’un diagnostic des systèmes éducatifs, notamment sur le continent africain. Il est depuis 2013 rattaché à l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE). Ses domaines d’activité sont :

  • L’appui direct aux pays en matière de diagnostic sectoriel, d’élaboration de stratégies éducatives, et de mise en œuvre des politiques publiques d’éducation ;
  • Le renforcement de capacités de cadres de pays d’Afrique subsaharienne concernés par l’élaboration des politiques éducatives, par le biais d’une formation diplômante ;
  • La production de méthodes et d’analyses permettant de faire progresser la connaissance des systèmes éducatifs et d’améliorer leur pilotage et leur gestion.

Depuis 2015, le Pôle de Dakar a élargi ses activités à la formation professionnelle à travers la mise en place de la Plateforme d’expertise en formation professionnelle (PEFOP). Afin de répondre aux besoins croissants des pays en matière de formation professionnelle, la PEFOP a pour objectif d’appuyer l’opérationnalisation des politiques de formations professionnelles, la capitalisation et le partage des expériences et l’innovation.

Site du Pôle de Dakar

La CONFEMEN et le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN (PASEC)

La Conférence des ministres de l’Education de la Francophonie (CONFEMEN) est la plus ancienne institution de la Francophonie. Regroupant les ministres de l’Education de 44 Etats et gouvernements, la CONFEMEN a pour finalité d’organiser la coopération éducative entre les pays membres et d’intégrer l’éducation dans les processus de développement, notamment dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne, prioritaires pour la France en matière d’éducation.

La CONFEMEN est une enceinte privilégiée de dialogue politique de haut-niveau sur l’éducation en Afrique. La France en est le 1er bailleur.

Son programme phare, le PASEC, contribue aux débats nationaux et internationaux sur les mesures à adopter pour mettre en œuvre une éducation de qualité dans les pays en développement, en aidant dans chaque pays à mettre en place une capacité d’évaluation de l’efficacité de son système éducatif de base et de la qualité des apprentissages scolaires.

Dans les pays qui en font la demande, le PASEC organise la formation d’équipes nationales chargées de la mesure des acquis scolaires des élèves à l’aide de tests. Les résultats de ces tests permettent de connaître les niveaux d’apprentissage des élèves et les facteurs qui les déterminent, de mesurer leurs disparités selon divers critères et leur évolution au cours du temps, et de comparer les performances des systèmes éducatifs de différents pays.

Le rapport PASEC2014 montre que dans les 10 pays évalués, 70% des élèves du primaire ne maîtrisent pas les compétences suffisantes en langue et en mathématiques.

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international a co-organisé avec l’Organisation Internationale de la Francophonie un séminaire à Dakar les 31 mai et 1er juin 2016 intitulé « Améliorer les premiers apprentissages en Afrique, un défi pour la Francophonie ». Cette conférence a rassemblé des chercheurs, des cadres des ministères de l’Education, des acteurs de la société civile et des bailleurs de fonds. Ce séminaire a permis de valoriser les expérimentations réussies en matière d’apprentissage de la lecture-écriture en contexte plurilingue. Il a contribué à la réflexion sur les conditions de réussite de changements d’échelle afin de faciliter le dialogue entre décideurs et partenaires techniques et financiers.

Pour en savoir plus :

Site de la CONFEMEN

Site du PASEC

Rapport du PASEC 2014

Mise à jour : 17.08.16

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