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Journée mondiale contre le paludisme (25 avril 2013)

La France mobilisée pour la lutte contre le paludisme

Plus de 650 000 personnes meurent chaque année du paludisme, la plupart sont des enfants de moins de 5 ans.

Au cours des dernières années, grâce à l’engagement de la communauté internationale, la lutte contre le paludisme a connu de grands progrès. Une baisse significative de la mortalité dans les pays endémiques a été enregistrée et certains pays sont parvenus à éradiquer complètement la pandémie. En 2000, un enfant mourait de cette maladie toutes les 30 secondes, aujourd’hui ce chiffre a diminué de moitié.

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Un enfant qui dort
sous une moustiquaire imprégnée
d’instecticide est protégé du paludisme
Photo : Le Fonds mondial/Benoist Carpentier

La mobilisation de tous les acteurs, et en particulier des organisations multilatérales comme le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et UNITAID, a été déterminante.
Grâce au Fonds mondial, ce sont plus de 310 millions de moustiquaires imprégnées qui ont pu être distribuées au cours des dix dernières années.
L’action d’UNITAID a permis une meilleure disponibilité des traitements efficaces et de qualité à des couts abordables, notamment par le biais de l’AMFm (Affordable medicine facility for malaria- Facilité d’achat des antipaludéens à prix abordable) qui a rendu ces mêmes traitements disponibles dans le secteur privé.

Le plan mondial d’action contre le paludisme initié par le partenariat Roll Back Malaria (Faire reculer le paludisme) définit les priorités pour lutter efficacement contre cette maladie : une combinaison d’interventions :

  • prévention (utilisation de moustiquaires imprégnées),
  • diagnostic (grâce aux tests de diagnostic rapide "RDT"),
  • traitement (par des combinaisons à base d’artémisimine, les "ACT").

Si elle a prouvé son efficacité, cette lutte doit être maintenue.

- De grandes inégalités persistent : si certains pays sont en voie d’éradication du paludisme d’autres concentrent une grande partie du fléau mondial : le Nigéria, la République démocratique du Congo et l’Inde comptent à eux seuls 40% des cas de paludisme.

- De nouveaux défis apparaissent comme la résistance aux antipaludéens, due en partie à l’utilisation inappropriée des médicaments, ou la résistance aux insecticides.

- Malgré la baisse des coûts, les besoins financiers restent eux aussi très importants : ceux du continent africain sont estimés à 3,6 Milliards USD pour la période 2013-2015.

En réponse à ces défis sanitaires et financiers, la France est mobilisée par :

- sa contribution majeure au Fonds mondial, avec 360 millions d’€ par an, nous sommes les seconds contributeurs ;

- l’Initiative 5% (contribution indirecte de la France au Fonds mondial, mise en place par France Expertise internationale) finance de l’assistance technique de courte durée et des projets de recherches opérationnelles ;

- la promotion des financements innovants, la taxe sur les billets d’avion (finance en grande partie UNITAID), une partie de la taxe sur les transactions financières financera la lutte contre les pandémies.

Le paludisme est une maladie évitable qui peut être soignée ; pour que les acquis formidables des dernières années ne soient pas perdus, la lutte ne doit pas faiblir.

Pour en savoir plus :


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