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Mobiliser et soutenir le potentiel de solidarité des migrants

Les diasporas en France sont en mesure de mobiliser leurs compétences et leurs ressources au service du développement de leur région d’origine. Par leur positionnement sur un double espace (France et pays d’origine) elles peuvent contribuer au développement de leur région d’origine, directement ou en partenariat avec d’autres acteurs de la solidarité internationale.

Renforcer ce « potentiel de solidarité » et soutenir les projets de développement local portés et cofinancés par les associations de migrants est une des priorités de la politique française de « migration et développement ».

Appuyer la structuration, renforcer les compétences des associations de migrants pour accompagner leurs initiatives

La France est résolument engagée à apporter un soutien pour renforcer les capacités des organisations de solidarité internationales issues de la migration (OSIM). Dans ce cadre, elle soutient depuis 10 ans le Forum des organisations issues de la migration (FORIM) pour la mise en œuvre du PRA/OSIM (Programme d’appui aux projets des organisations de solidarité internationales issues de la migration-OSIM-(www.forim.net)) qui propose un dispositif d’accompagnement, de cofinancement et de capitalisation des projets de développement local portés par des OSIM.

De même, le partenariat noué avec des pays tels que Sénégal dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD) ou le Programme franco-comorien de codéveloppement avec les Comores (PFCC) permet d’apporter un appui spécifique aux OSIM intervenant dans ces pays.

Le renforcement des capacités d’intervention des OSIM en termes de montage et gestion de projet est également un enjeu partagé par plusieurs collectivités territoriales qui soutiennent également des dispositifs visant à soutenir cette mobilisation telle la Région Ile de France (programme ARAMIS) –la mairie de Paris (Label codéveloppement) – le conseil général des Yvelines (programme Solidarité migrants).

En 2012, un appel à projets a permis de soutenir des initiatives portées par des OSIM contribuant à surmonter les obstacles sociaux, techniques, psychologiques, institutionnels et culturels que rencontrent les femmes dans leur parcours d’insertion économique et sociale. Les 16 projets financés visent l’amélioration des conditions de vie des femmes et leur autonomisation, via un libre et égal accès à l’éducation et à la formation, à l’emploi et à l’entrepreneuriat, à la terre et aux ressources naturelles, à la santé, au droit, à l’espace public et aux espaces décisionnels. Le succès de cette initiative et la qualité des projets sélectionnés illustrent la pertinence de placer la question du genre au cœur de la politique de migration et développement.

La France souhaite également apporter un soutien aux États partenaires pour appuyer la structuration des diasporas au niveau sous-régional.

Encourager et soutenir l’investissement productif et l’entrepreneuriat des migrants

La France souhaite poursuivre et amplifier la contribution des transferts de fonds des migrants au développement. Cette priorité s’inscrit dans le cadre des engagements pris au sommet du G20 en 2011, de faire baisser de moitié les coûts des transferts d’argent des migrants, ainsi que dans la volonté d’orienter une partie de ces flux privés très élevés (supérieurs globalement à l’ensemble de l’APD mondiale), consacrés avant tout à la consommation des familles et aux besoins sociaux de base, vers l’investissement productif.

En matière de diminution des coûts des transferts de fonds, il s’agit notamment de promouvoir la transparence du marché des transferts de fonds et de contribuer au développement de nouveaux produits financiers, axés notamment sur les nouvelles technologies. C’est dans ce cadre qu’est soutenu le site www.envoidargent.fr, accrédité par la Banque Mondiale, qui met à disposition des utilisateurs un comparateur des coûts de transfert de fonds.

En matière de soutien à la création d’entreprises et à l’investissement productif des migrants, la création d’entreprises par les migrants revêt un potentiel encore sous-exploité.

Des actions spécifiques ont déjà été soutenues dans le cadre des programmes bilatéraux avec le Sénégal ou le Mali. L’action ici viserait à accroître l’investissement productif, développer les opportunités d’affaires en promouvant le savoir-faire français, favoriser les transferts technologiques et créer des emplois dans les pays d’origine, en valorisant le capital et l’expérience acquise en France par les migrants. Un point d’application serait par exemple le tourisme rural et solidaire : les migrants sont souvent bien placés pour contribuer à l’émergence de filières de tourisme solidaire et de commercialisation de produits équitables. Elle serait totalement déconnectée de la question d’un éventuel retour des personnes concernées.

Agir dans une logique partenariale pour renforcer l’impact et la pérennité des projets mis en œuvre

Dans sa mise en œuvre, la politique migration et développement française repose sur les migrants et leurs associations, mais également sur les ONG de développement impliquées sur le thème de la migration, sur les collectivités territoriales ayant noué des partenariats avec des territoires d’où sont originaires leurs habitants issus de la migration. En mobilisant ces acteurs (ONG et collectivités territoriales), qui apportent leurs qualifications, leur expérience et leurs réseaux, et en recherchant les complémentarités qui peuvent être trouvées avec les interventions de la coopération française, dont celles mises en œuvre par l’Agence française de développement,la politique de développement permet de renforcer l’impact et la pérennité des projets mis en œuvre.

Mise à jour : 10.04.13


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