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Développement des entreprises et l’emploi dans les PED

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Appui au secteur privé

Le développement économique ne peut pas s’appuyer seulement sur l’intervention publique. Au contraire, une implication forte du secteur privé est absolument nécessaire pour créer de la richesse et de l’emploi. Un environnement des affaires favorables est indispensable au développement du secteur privé, en particulier pour les pays du Sud.

Pour améliorer cet environnement, la France soutient en particulier des actions de micro et méso-finance, au profit d’acteurs économiques généralement privés d’accès à la finance traditionnelle. En outre, si les questions de financement restent centrales pour le développement du secteur privé, l’appui aux entreprises passe également par la fourniture de services non-financiers, tels que l’information, le conseil, l’animation de filière et la structuration de réseaux. Enfin, le secteur privé ne peut pas prospérer sans infrastructures de qualité.

Micro-finance et méso-finance comme soutien à l’entrepreunariat au sein des populations démunies

La France s’est engagée à mettre en place en 2006 un programme de renforcement institutionnel de la micro-finance et de son environnement dans la zone de solidarité prioritaire (rédaction de lois, formations, publication de manuels de capitalisation). L’agence française de développement (AFD) a développé de nombreux projets dans ce secteur.

La France a également mis en place en 2006 une dotation de 10 millions €, dont l’utilisation est confiée à l’AFD, qui doit permettre de faciliter l’accès de 5 000 petites entreprises aux services financiers en 10 ans.

Suite à l’intervention du Président de la République au Cap en février 2008 annonçant une intervention ciblée en faveur de la création d’entreprises africaines génératrices d’emplois, un Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises a été constitué en avril 2009. Ce Fonds doté de 250 millions € sur 5 ans est géré par PROPARCO (du groupe AFD).

Ces instruments sont encore relativement jeunes et devront faire l’objet d’une évaluation.

Les services non-financiers d’appui aux entreprises sont indispensables pour la croissance des petits entrepreneurs

La France s’est engagée sur le terrain à travers les prestations offertes aux petits entrepreneurs (information, conseil, animation de filières et de réseaux) par un certain nombre de centres d’information technique et économique basés en Afrique.

La France a également travaillé avec le centre pour le développement de l’entreprise, institution conjointe du Groupe des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et de l’Union européenne, pour soutenir l’expérience d’info-conseil des micro et petites entreprises d’agroalimentaire à Dakar, mise en œuvre par le groupe de recherche et d’échanges technologiques (GRET).

Les compagnonnages artisanal et industriel représentent deux autres types d’approche, basées sur d’anciennes traditions de pays d’Europe, que les artisans et les entrepreneurs français mettent en œuvre depuis des années avec des partenaires africains. Cette relation permet de développer un vrai dialogue, de s’imprégner des réalités vécues par les entrepreneurs des pays en voie de développement et de mieux saisir leurs contraintes et potentialités.

La faiblesse des infrastructures est un obstacle dirimant au développement

L’ampleur du chantier et les besoins en investissements sont tels que seule une approche concertée entre bailleurs de fonds peut répondre à cet immense défi qu’il faut relever plus particulièrement en Afrique sub-saharienne. Une approche territoriale au bénéfice de l’intégration régionale est également indispensable pour prendre en compte tous les paramètres socio-économiques qui déterminent les activités des communautés locales.

La France agit dans ce domaine à travers le groupe AFD qui consacre une part importante de ses interventions au domaine des infrastructures (transports et développement urbain) , surtout au bénéfice de l’Afrique sub-saharienne. La France est également impliquée dans le fonds fiduciaire Union européenne-Afrique pour les infrastructures, auquel elle contribue. Cet instrument, géré par la banque européenne d’investissement (BEI), est une plate-forme de financement européenne qui offre un cadre de partenariat public-privé.

La France est également active au sein du Consortium pour les infrastructures en Afrique, créé en 2005 au sommet du G8 à Gleneagles, auquel contribuent, outre les membres du G8, de nombreuses institutions multilatérales et régionales. Ces institutions sont des partenaires pour la France en matière de développement.

Mise en ligne : 16.11.10

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