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Quelle vision du développement ? (23/01/2013) - par Alexandre BRAILOWSKI, directeur des relations sociétales Suez Environnement

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Contexte : Un monde en mutation

L’ensemble des institutions engagées dans le développement, que ce soit sous un angle commercial ou celui de la solidarité, doivent prendre en compte l’impact des changements actuels sur leur mandat et leur mode de fonctionnement.

Un fil conducteur : L’efficacité de l’aide

L’aide publique au développement ne peut plus être abordée sur le seul angle de la logique de moyens mais doit, par respect pour les populations concernées, intégrer tous les éléments et indicateurs permettant une réelle évaluation de l’impact de ces investissements au bénéfice des populations concernées.

Un impératif : Travailler en partenariat et donc changer les modes de représentation

Un développement efficace se doit de s’adresser à l’ensemble des acteurs du pays concerné, (Etat dans ses différentes instances, société civile dont le secteur économique). Nos modalités d’intervention devraient répondre à ce besoin en étant systématiquement partenariales, ( Etat, Collectivités, ongs, entreprises) afin d’assurer l’efficacité de l’action mais également sa pérennité en incluant systématiquement des programmes de renforcement de compétences des acteurs.

Une dimension incontournable : Inventer un nouveau cadre d’intervention à partir de l’expérience du terrain

Les politiques publiques devraient disposer d’un système complet d’évaluation de leur impact. Cette évaluation devrait être effectuée à travers un partenariat multisectoriel. Ce principe permettrait d’instaurer une dynamique d’amélioration permanente grâce à une dialectique entre l’action, son évaluation et la redéfinition des politiques.

L’autre concept important à introduire dans le monde du développement est celui de la réciprocité. Nous devons en accord avec nos partenaires du sud instaurer une dynamique d’égalité basée sur une logique d’intérêts partagés et sortir de ce mensonge de l’aide désincarnée et privée d’objectifs.

Les moyens : Optimiser les ressources en les concentrant sur une vision partagée des relations Nord Sud basée sur la réciprocité et l’équité et non sur la culpabilité.

L’aide bilatérale devrait être concentrée afin de privilégier cette dynamique en prenant la précaution de l’adaptation au territoire et de l’appropriation par les bénéficiaires des solutions co construites avec les Etats récipiendaires.
On peut imaginer un schéma type d’intervention :

  • Diagnostic partagé, (multi acteurs nord sud)
  • Construction de la vision (Etat du Sud au centre de la réflexion)
  • Choix des secteurs d’intervention à privilégier : (non en fonction
  • Des exigences de décaissement mais en fonction de la pertinence des actions)
  • Contractualisation
  • Exécution
  • Evaluation / amélioration

Proposition

Mettre en œuvre cette démarche dans un nombre à déterminer de pays bénéficiant de l’aide française au développement


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