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Nos trois priorités pour l’après-2015 (11/12/2012) par Serge RABIER, directeur exécutif de Equilibres et Populations, au nom du réseau EuroNGOs

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

1) Un développement humain reposant sur le pilier social (santé,
éducation, emploi, protection sociale) et un accès universel aux soins et services et à la protection sociale, en particulier en matière de santé
et de droits sexuels et de la procréation.

L’exemple du développement des « dragons asiatiques » prouve que la croissance économique seule ne peut permettre d’atteindre le développement humain et le bien-être pour toutes et tous. L’investissement dans les différents secteurs sociaux est crucial, notamment en termes d’éducation et de santé de base. Plus précisément, le domaine de la santé et des droits sexuels et de la procréation demeure celui pour lequel le moins de progrès ont été enregistrés dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), alors qu’il est par ailleurs reconnu comme la condition sine qua non pour atteindre les autres objectifs de réduction de la pauvreté. Nous considérons donc nécessaire de prioriser trois objectifs : (a) garantir un accès universel à la santé sexuelle et de la procréation (b) garantir la reconnaissance universelle des droits sexuels et de la procréation © garantir la solidité des systèmes de financement pour la santé sexuelle et de la procréation.

2) L’égalité et l’autonomisation des groupes en situation de
vulnérabilité, en particulier les populations pauvres, les femmes et les
jeunes.

L’approche basée sur les OMD peut être critiquée pour le manque d’attention portée à la réduction des inégalités, ce qui renvoie à des questions à la fois d’éthique et d’efficacité. Notre expérience nous conduit à penser que le changement ne peut se réaliser que si les femmes et les jeunes sont placés au centre des stratégies de développement. Le nouvel agenda doit poursuivre le double objectif d’éliminer les discriminations et les inégalités de genre, et de s’attaquer aux facteurs structurants qui conduisent à la reproduction des inégalités à travers les générations et perpétuent le cycle de la pauvreté. Un des éléments centraux pour mener une stratégie de promotion de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes est le fait d’investir dans les droits sexuels et de la procréation, qui incluent la promotion de la reconnaissance universel de ces droits, la protection de toutes formes de violence sexuelle, et l’abrogation des barrières légales et sociales qui barrent l’accès aux soins et services de la santé sexuelle et de la procréation.

3) Un développement durable, avec une focalisation égale sur les trois dimensions de la durabilité (sociale, économique, environnementale), car la durabilité est certainement le plus grand défi de l’après 2015.

Afin de garantir une équité inter et intra-générationnelle et un développement pour toutes et tous, nous pensons qu’il est crucial d’investir dans le pilier social, et particulièrement dans la santé et les droits sexuels et de la procréation, ce qui serait aussi bénéfique pour les deux autres piliers. De nombreuses recherchent démontrent que la santé et les droits sexuels et de la procréation sont cruciaux pour (a) permettre aux individus de se sortir de la pauvreté (notamment aider les jeunes filles à accéder à l’éducation primaire et secondaire et à des activités productrices) (b) atteindre la durabilité, les OMD santé, l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes © s’emparer des questions de population et de migrations, qui ont un impact sur l’environnement et le changement climatique (d) agir sur la croissance démographique, qui affecte les taux de croissance économique (e) répondre aux immenses besoins non satisfaits en matière de planification familiale dans les zones où le changement climatique et les dégradations environnementales sont importants, et donc pour constituer une stratégie pour accroître la résilience des populations pauvres au changement climatique.

CE QU’IL FAUT ÉVITER

  • 1) Une approche « top-down » et un processus dirigé par les bailleurs.
  • 2) Un agenda qui n’inclut pas d’engagements financiers clairs.
  • 3) Une focalisation sur la croissance économique.

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