Accès rapide :

Le monde solidaire que nous voulons : Coopération et citoyennetés mondiales dans la transition écologique (10.02.13) - Par Groupe Coopération et Développement EELV

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

La fusion en 2015 des Agendas du développement et du climat, des OMD et des ODD, s’amorce sans bilan des OMD (sans respect des engagements financiers internationaux répétés, un échec massif), sans définition du développement durable (la gouvernance participative, 4ème pilier, manque), sans participation du privé (autre que de lobbying) à un processus indispensable de responsabilisation sociétale, sans consensus sur le « développement », bâti avec les plus pauvres. L’agenda universel unique ne doit pas être comme les OMD, la plus belle mais la plus vaine Déclaration du Millénaire et de Rio+20 : « l’éradication en
2015 de la pauvreté », dans l’indifférence de ses causes (les inégalités). Cela veut dire pour nous une solidarité universelle concrète fondée sur les droits humains et une responsabilité partagée qui débute au nord par une sobriété nouvelle qui réduise notre empreinte écologique.

Pour nous, pour tous les acteurs non lucratifs impliqués, le « développement » signifie une critique de la « croissance », même habillée de ses nouveaux suffixes hypocrites « inclusive et durable », « verte et solidaire, et d’un système néolibéral mondialisé qui met en concurrence partout les travailleurs, les sociétés et les Etats, accentue comme jamais inégalités, cupidité et gaspillage, et affaiblit les pouvoirs publics de justice et de partage.

Dans un monde où plus d’1 milliard d’êtres humains ont faim et sont dénués des droits les plus élémentaires en dépit de nos capacités, où 4 milliards de « BOP » ont des droits avant que d’être des clients potentiels, où les « clivages nord-sud » ne s’estompent que pour s’introduire au cœur même de nos sociétés, toutes et tous aux Assises, dans une réaffirmation de la geste Onusienne depuis 1948, demandons avec constance une approche par les droits humains des futurs OMD-D et de leurs indicateurs, complémentaires du PIB.

A cet égard, la Stratégie française « Coopération au développement » 2011, et sa finalité, « le développement humain et la paix », doivent passer de l’affichage médiatique d’engagements, non tenus, à des dispositions en cohérence avec la finalité annoncée, par une Loi d’orientation et de programmation budgétaire décisive : « Défendre les valeurs universelles : la démocratie, les droits de l’Homme et l’Etat de droit.. comme facteurs de développement » (discours du ministre 2011).. « Transformer.. l’interdépendance en solidarité active .. L’appui à la gouvernance démocratique et la promotion du droit et des normes sont des conditions.. ».. « L’Afrique d’abord constitue notre priorité absolue.. un continent qui rassemble les deux tiers des PMA. »..

La position française à porter dans la transparence n’est pas une diplomatie commerciale démultipliée de la société française (les « priorités de notre politique étrangère : l’Asie.. et les…Emergents…Appuyer les entreprises françaises à l’export et agir pour l’attractivité de la France »), ce qui est irréaliste, confusionniste, inefficace et inutilement mercantile, mais au contraire, dans un monde interdépendant, coopérer avec tous à « l’intérêt de tous » (ibidem) et des générations futures et concrétiser enfin nos vertueux engagements.

La clef du futur est au contraire, avec une cohérence des politiques publiques avec l’APD et de fortes régulations commerciales et financières (finançant l’APD), la responsabilisation sociale et environnementale contraignante des entreprises et des Etats, telle qu’elle devrait déjà être respectée (Chine..) et s’affirmera à travers les lignes directrices ONU et OCDE sur les DH et les ETN, dans un droit UE et français opposable qui doit être ambitieux. C’est un principe essentiel de mise en cohérence des politiques internationales avec le développement (aujourd’hui contradictoires, comme l’est la violation des DH an nom de la compétitivité).

Mais aussi, en priorisant l’impact social et environnemental –occulté- sur la norme marchande, la RSE mondiale est la clef d’une protection et d’une relance intérieure de toutes les économies nord et sud contre un dumping social et environnemental sans fin, et de la promotion ici et là-bas de modes de production et de consommation qualitatifs durables.
Elle est aussi la clef d’investissements judicieux de l’UE dans ses avantages comparatifs actuels et futurs sur le marché mondial (yc sur celui de l’APD) : des entreprises et des politiques efficientes, sobres en CO2 et en ressources.

  • La RSE,
  • la protection des paysanneries d’une concurrence ruineuse et donc la
    priorité, ici et ailleurs, aux PMA et populations les plus pauvres ou vulnérables, en majorité des femmes, et à leur accès aux ressources et à l’emploi, dans un environnement sain auquel ils concourent,
  • l’accès à une protection sociale universelle (éducation, santé,
    eau..),
  • une approche transversale de l’égalité F-H,
  • l’éducation à une citoyenneté mondiale

vont de pair avec un levier de changement primordial pour l’accès de toutes et tous aux DH :

  • l’empowerment de la société civile, de ses acteurs multiples,
    complémentaires, interculturels (soutiens aux processus démocratiques, à l’Etat de droit et aux citoyennetés), du local au global, dans une approche holistique du territoire
  • sa participation au débat public, au renforcement des institutions et
    services publics et d’une économie sociale et solidaire, à une gouvernance renouvelée, co-construite

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014