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Intégrer le genre dans l’agenda post-2015 (06/02/2013) - par Claudy VOUHE, présidente de Genre en action

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Pour contribuer à la réduction des inégalités femme-homme, l’Agenda Post-2015 du développement doit prendre en compte les points
suivants :

• Il doit se fonder sur les droits Humains, y compris les principes d’égalité et de non-discrimination. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et les Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels (parmi d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme) ainsi que les documents de consensus internationaux, notamment la Déclaration sur le droit au développement, la Déclaration de Vienne sur les droits de l’homme, le Programme d’action de la CIPD et la Déclaration et la Plateforme d’action de Beijing, constituent un cadre normatif clair pour promouvoir et protéger les droits humains des femmes et lutter contre l’inégalité entre les sexes. Ces déclarations devraient constituer la base non négociable de tout l’agenda post-2015.

• Il doit placer l’égalité des sexes, les droits des femmes et l’autonomisation des femmes en son centre. Le nouvel ordre-du-jour pour le développement doivent définir des stratégies spécifiques pour éliminer les inégalités entre les sexes dans tous les domaines qui intéressent les femmes, qu’il s’agisse du développement social, de la santé y compris la santé sexuelle et reproductive, le développement économique, la durabilité environnementale, la paix et la sécurité. Les inégalités doivent être comprises et traitées à partir d’une approche intersectionnelle, tout en reconnaissant la façon dont les différents facteurs - tels que la race, l’origine ethnique, la classe sociale, le sexe, l’orientation sexuelle et le handicap - peuvent augmenter et combiner la discrimination et la marginalisation.

• Il doit s’attaquer aux facteurs structurels qui perpétuent la crise, les inégalités, l’insécurité et les violations des droits de l’homme. Dans le sillage de la crise financière, qui a eu un impact disproportionné et spécifique sur les femmes, il s’agit de transformer les réponses politiques et de repenser le modèle de développement traditionnel afin de promouvoir une plus grande égalité, l’équité, la sécurité et la durabilité. À cette fin, un cadre post-2015 doit s’assurer que les politiques macro-économiques et le travail du système financier international fonctionne de manière à faire progresser l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits humains des femmes.

• Il doit être élaboré avec la pleine participation et le leadership des femmes. Les organisations de femmes et des groupes de justice sociale oeuvrant pour l’égalité entre les sexes, les droits de l’homme et l’autonomisation des femmes doivent être entièrement prises en charge pour participer utilement aux consultations, à tous les niveaux de consultation. Les femmes leaders d’organisations communautaires de base sont des actrices-clés dans l’élaboration d’un programme de développement post 2015 et devraient être autorisées à négocier leurs propres priorités de développement tout au long de ce processus.

• Il doit s’assurer que des mécanismes solides de responsabilisation au sein des pays et au niveau international existent. La responsabilité doit être universelle, en insistant pour que les gouvernements du Nord et du Sud rendent compte de leurs engagements envers l’égalité des sexes et les droits humains des femmes. Un financement solide pour le développement est crucial.

Genre en Action a adopté et adapté la Déclaration « Le Monde que nous voulons ».


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