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Du développement agricole (23/11/2012) - Par Erick PESSIOT, président de l’ONG ASAS-Sénégal

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Sans vouloir entrer dans le débat sur « les émeutes de la faim » qui embrasèrent l’Afrique et l’Amérique Latine il y a peu, il nous parait cependant urgent de noter que l Afrique ne peut plus se nourrir. Elle est obligée d’importer sa nourriture, au prix du marché, alors que le peu d’exploitations agricoles qui subsistent produisent café, arachide, coton et primeurs (fraises, haricots en décembre..) pour l’exportation.

Sous sa forme actuelle qui consiste à distribuer aux dirigeants des secours et des sommes qui touchent rarement leurs destinataires, l’aide n’est certes pas une solution pour venir au secours des populations affamées qui souvent n’ont d’autres recours que de prendre des barcasses de pêche et ,risquant leur vie, de venir en Europe, en France , grossir la vague d’une clandestinité que nos dirigeants entendent contenir..
L’aide ne peut non plus se contenter d’intervenir ponctuellement comme sparadrap humanitaire qui bien que soulageant misères et pénuries ne s’inscrit pas dans le temps et la maîtrise, par les intéressés, des outils de leur propre indépendance.

Le projet ASAS s’inscrit dans une politique visant à redonner aux africains le moyen de se nourrir en développant des cultures vivrières à partir des ressources locales sans faire appel aux intrants-engrais et pesticides venus de l extérieur Nous insistons en particulier sur deux points :

  • l’introduction et le développement du margousier ou neem tree. ( il produit engrais, insecticides ) et du balanzan ;
  • le développement des relations agriculture/animal et le développement des légumineuses pouvant servir et à la nourriture des animaux et a la production d’éléments organiques ( fixation de l azote).

Le projet ASAS est un micro projet. Il s’enracine sur une propriété de quatre hectares . Il entend faire la preuve que par la seule maitrise de ce qui peut être trouvé et exploité sur place - c’est-à-dire, en gros, par la connaissance et l’utilisation rationnelle du "nema" ou « nim »-margousier- du balanzan et autres espèces locales sur lesquelles il s ’agit enfin de se pencher, l’Afrique peut faire face à la plupart des crises alimentaires. Ce projet est d’abord et avant tout un projet modélisable.


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