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Contribution du Comité de liaison des ONG de volontariat (CLONG Volontariat) et de France Volontaires (14/12/2012) - Par Dante MONFERRER de France Volontaires

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Le Comité de liaison des ONG de volontariat (CLONG Volontariat) et France Volontaires (FV) regroupent différents acteurs, en particulier associatifs, impliquées, au plus près du terrain et des populations les plus défavorisées, dans les dynamiques de développement, de solidarité internationale et de promotion des échanges entre les peuples et en particulier leurs jeunesses.

Nous sommes favorables aux pistes et propositions dégagées pour asseoir la vision française post 2015 :

  • intégration des agendas, approche transversale du développement ;
  • universalité de l’agenda face aux défis globaux et aux crises interconnectées et mondialisées : à décliner localement afin de prendre en compte la spécificité de chaque pays ;
  • liste limitée d’objectifs mobilisatrice et évaluable ;
  • place centrale réservée aux populations les plus vulnérables ;
  • prise en compte des causes structurelles du sous développement, et non seulement des conséquences ;
  • pressions démographiques, inégalités spatiales, économiques, sociales, raréfaction des ressources, déséquilibres globaux ;
  • cohérence des politiques publiques de développement ;
  • approche par les droits ; couverture sanitaire et protection sociale, éducation, santé, sécurité alimentaire ;
  • approche inclusive renforçant la compréhension des positions des acteurs et favorisant leur convergence pour aboutir, si possible, à une vision collective.

Ce dernier point est essentiel. Les OMD, dans leur définition et mise en œuvre, sont perçus comme une affaire de bailleurs de fonds, d’experts des organisations internationales et des ONG. L’implication des acteurs est favorisée lors des Assises, comme elle le sera lors des discussions de l’agenda post 2015. Mais, au-delà des habituelles déclarations d’intentions sur les approches inclusives et ascendantes qui fleurissent lors des exercices de ce type, il est essentiel qu’un effort soit fait pour que les citoyens au nord comme au sud se saisissent de ces sujets dans la durée.

Une dimension essentielle : Impliquer les citoyens et prendre en compte les dynamiques d’engagement

Avec le génie propre à chacune des sociétés dont elles sont issues, nous avons besoin de personnes s’engageant volontairement et bénévolement au service de l’intérêt général, des communautés. De fait, ils sont extrêmement nombreux sur les terrains à agir au quotidien, en première ligne et sous différentes formes, pour la réalisation de cet agenda mondial. Acteurs locaux, populations défavorisées, élus des territoires ont des solutions à proposer, les écouter et les impliquer est essentiel.

Le rapport des Nations Unies sur le volontariat dans le monde paru en 2011 met en lumière cette implication de millions d’individus au quotidien à travers les sociétés civiles.

Souvent louées par les décideurs, ces dynamiques sont peu prises en compte. Il est essentiel que cette implication des citoyens, au quotidien et sur le long terme, figure dans ce futur agenda mondial et soit appuyée dans la perspective d’une meilleure appropriation et réalisation des OMD. La gouvernance mondiale de cet agenda, que de nombreux acteurs appellent de leurs vœux, restera lettre morte si cette dimension d’implication citoyenne n’est pas fortement mise en avant et considérée comme un atout essentiel à renforcer et valoriser.

Par ailleurs nous souhaitons que, dans ce champ de l’engagement citoyen, une place particulière soit accordée à la question des échanges humains entre les pays et continents. Les crises et les problématiques de développement sont mondiales ; les habitants de notre planète se sentent de plus en plus dépossédée de leur avenir. Les peurs, les inquiétudes, les perspectives de déclassement poussent aux replis, aux affrontements.

La compétition remplace la coopération.

Il est essentiel de favoriser le dialogue entre une large diversité de citoyens et d’acteurs des sociétés civiles de tous les pays, de promouvoir cette participation, cette écoute, ces échanges d’expériences afin d’encourager la construction d’un agenda réellement universel.
Face à la mondialisation des crises, la mondialisation des solidarités doit être à l’agenda des OMD. La citoyenneté doit trouver matière à s’exprimer autour de ces enjeux globaux, en particulier par le canal des échanges humains qui prennent différentes formes : migrations, EAD, engagements volontaires et solidaires à l’international.

Concernant les « engagements volontaires et solidaires à l’international », nous organisations de volontariat croyons :

 au caractère universel du volontariat et aux valeurs qu’il véhicule pour toute société,

 en la communauté de destin qui se tisse entre les espaces géographiques et au rôle de passeurs joué par les volontaires dans cette construction,

 en l’émergence de partenariats contribuant au renforcement des sociétés civiles et au développement de structures intermédiaires indispensables aux équilibres sociopolitiques et à la construction des Nations au sud comme au nord,

 en l’apparition d’une expertise en situation de penser, de proposer et mettre en œuvre un engagement spécifique, original, force d’interpellation et d’actions innovantes, adapté aux jeunesses et aux acteurs, et en faveur du développement et de la solidarité.

C’est à ces différents titres que nous proposons que les questions des engagements citoyens, des échanges humains et des engagements volontaires et solidaires à l’international soient partie intégrante de la vision française pour les OMD post 2015.


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