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Contribution de Youth Diplomacy (08/02/2013) - par Jenny JOUSSEMET de Youth Diplomacy

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Si l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) est programmée pour 2015, de nombreux défis continuent de se poser. Pour y répondre, la définition d’un nouvel agenda du développement apparaît cruciale. Mais, alors que l’éradication de la pauvreté reste primordiale et, de fait, l’objectif central de cette politique, une approche pluridimensionnelle du développement et une stratégie intégrant pleinement le développement durable sont à présent nécessaires.

La lutte contre la pauvreté, notamment dans les pays en voie de développement, ne saurait plus se faire sans prise en compte de la dégradation de l’environnement. C’est pourquoi une nouvelle vision commune, avec des principes et des critères clairement définis, ainsi que de nouveaux objectifs quantifiables et mesurables, doit être élaborée au plus vite afin de garantir le bien-être de tous.

1. Encourager une approche multidimensionnelle

La Déclaration de la conférence de Rio+20 a proposé en juin dernier l’élaboration d’Objectifs du Développement Durable (ODD) universels. Cette volonté de fusionner les agendas « développement » et « développement durable » est louable, en ce qu’elle assurerait l’intégration de ces nouveaux objectifs à l’agenda de développement post-2015, sans qu’aucun agenda parallèle ne soit envisagé.

Les premiers objectifs portés par la Déclaration du Millénaire, résultat d’un consensus international inédit, demeurent pertinents et doivent rester à la base de la politique de développement international.
Nonobstant, la dimension environnementale est aujourd’hui incontournable.

Une approche globale du développement durable intégrant ses trois dimensions (sociale, économique et environnementale) est plus que nécessaire afin d’améliorer le bien-être de tous. Un seul agenda intégrant lutte contre la pauvreté et protection de l’environnement doit donc être défini sans tarder, les enjeux environnementaux, tels que le changement climatique ou les pénuries d’eaux, et sociaux étant fondamentalement liés. Par exemple, dans les nouveaux objectifs potentiels, il serait possible d’aborder la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’efficacité énergétique, la couverture sanitaire universelle, l’éducation de qualité pour tous, le combat contre toute forme d’inégalités et la lutte contre le changement climatique.


2. Définir un agenda universel et équitable

Le nouvel agenda de développement devra par ailleurs être universellement applicable, les défis liés à la pauvreté et aux inégalités concernant l’ensemble des pays. Cependant, une déclinaison locale avec des objectifs différenciés répondant aux différents stades de développement sera indispensable. En outre, cette politique doit rester équitable afin de permettre une réduction rapide des inégalités au sein et entre les pays en vue de garantir à terme une transition juste vers un monde durable.

3. Obtenir l’adhésion de l’ensemble des les parties prenantes

Enfin, l’élaboration du nouvel agenda devra se faire en concertation avec toutes les parties prenantes, sociétés civiles et acteurs locaux, en vue de faciliter les échanges d’expériences, notamment dans les pays en voie de développement. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ayant été définis sans concertation avec les pays partenaires, le processus fermé qui en a découlé n’a pas permis de mener une réflexion sur les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs, une erreur à ne pas répéter. Une gouvernance mondiale ne peut se faire sans implication citoyenne.


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