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Pour un partenariat État - Acteurs non gouvernementaux en faveur de l’innovation (29/01/2013) - par Patrick Nguy, co-fondateur / Youth Diplomacy

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Acteurs du développement et moteurs de la citoyenneté, les acteurs non gouvernementaux rassemblent aujourd’hui une multitude d’entités (universités, fondations, ONG, collectivités territoriales,
syndicats…) aux expertises et aux compétences variées.
Les possibilités de coopération et les espaces de dialogue sont divers et existent depuis longtemps, permettant à chacune des parties de s’impliquer. Il n’est donc pas étonnant que la question du renforcement des partenariats suscite une appétence réelle de la part des acteurs non gouvernementaux, à condition de définir les objectifs et le périmètre de ce dialogue. Par ailleurs, nombreux sont les acteurs qui insistent sur la nécessité d’un meilleur suivi et d’une meilleure gestion des connaissances autour des questions de développement et de solidarité internationale.

Dans ce domaine, Youth Diplomacy souhaite mettre en avant les propositions suivantes :


1. Créer des hubs de connaissances pour favoriser la circulation des
idées et des bonnes pratiques

Un des freins essentiels est le faible taux de capitalisation des connaissances et la difficulté à assurer un suivi de qualité et durable des sujets face à la grande diversité des objectifs et des acteurs. De même, beaucoup d’organisations locales éprouvent des difficultés à répliquer leurs projets dans d’autres communautés et d’organiser un passage à l’échelle. Partant d’un constat similaire, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a récemment appelé à la transformation de la Banque mondiale en une banque de connaissances, capable de partager les solutions possibles à un problème donné et d’organiser la circulation des connaissances.
Dans un contexte de crise et de restriction budgétaire, ce type d’approche permettrait d’améliorer l’efficacité des dispositifs existants à un moindre coût et de contribuer au développement des hubs et des écosystèmes où l’accès à l’information et aux solutions innovantes est moins rapide.

À l’instar des conférences TED qui misent sur des formats courts et dynamiques de présentation et repris ensuite en vidéo, un saut qualitatif doit être réalisé afin de produire des contenus allant dans le sens d’une meilleure circulation des idées et d’une meilleure capitalisation des connaissances au sein de la filière développement française. Cette nouvelle approche offrirait aux citoyens l’opportunité de s’approprier les enjeux du développement sur une plateforme unique et permanente, avec des contenus en langue française.

2. Mutualiser les moyens de veille et de représentation pour les acteurs non gouvernementaux

La multiplicité et la diversité des acteurs de terrain permettent aujourd’hui de couvrir un champ large à la fois de sujets et de pays.
Toutefois, en raison de leur taille relativement petite, la plupart des acteurs sont confrontés à des arbitrages en matière de coopération et de partenariats, et restreignent leur champ d’intervention au niveau local, régional et national, alors que des synergies restent possibles au niveau européen et international.

La mutualisation des moyens de veille pour les petites organisations peut donc être une piste intéressante de coopération renforcée entre acteurs non-gouvernementaux. Cela favoriserait la circulation des connaissances et la capitalisation sur les expériences de chacun, mais aussi permettrait d’obtenir une meilleure représentation de l’écosystème français du développement et de la solidarité hors de France tout en contribuant à une meilleure prise en compte des agendas européens et internationaux en la matière.


3. Mettre à profit les apports des nouvelles technologies de collaboration et de diffusion de masse

La création d’écosystèmes propices à la circulation des idées et à l’échange de bonnes pratiques suppose par ailleurs une réduction des coûts de mise en relation entre les différents acteurs qui restent importants aujourd’hui (déplacements, construction de réseaux de contacts, entretien de listes de diffusion…). La mise en place d’un réseau social spécifique à l’écosystème du développement au niveau français voire européen permettrait de réduire ce coût, en favorisant la diffusion d’informations dans un système ouvert et la création de profils plus riches qu’une classique carte de visite, regroupant par exemple travaux et publications antérieures, participation à des conférences, domaines d’expertise etc.

Par ailleurs, grâce à ce type de plateforme, chaque participant de ce réseau pourra maintenir ses contacts et son réseau sur la durée, indépendamment de son affiliation professionnelle.

Enfin, l’utilisation des technologies au service de la diffusion des connaissances et à l’éducation au développement implique également un changement de paradigme en matière de communication, encore dominé par des communications de type institutionnel, dans le cadre d’espaces de coopération restreints ou visant principalement à sensibiliser le public.

Une plateforme technologique pourrait être créée par l’AFD et mise à disposition des acteurs non-gouvernementaux qui souhaiteraient pouvoir mettre à profit cette plateforme qu’il ne pourrait s’offrir afin qu’ils puissent mieux interagir avec leurs membres et le grand public sur ces problématiques.


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