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Contribution d’Agreenium (12/02/2013) - par Stéphane GUILBERT, directeur d’Agreenium

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Des partenariats fondés sur le rôle de l’enseignement supérieur dans l’innovation et le développement :

Agreenium, acteur majeur du dispositif français d’enseignement supérieur et de recherche agronomiques, prône une conception non linéaire de l’innovation, fondée sur une approche systémique et élargie des institutions, processus et acteurs de l’innovation (Education, Vulgarisation, Recherche), en intégrant les acteurs économiques et leurs organisations. Du fait de ses multiples « capteurs » (étudiants relayés par leurs tuteurs enseignants) et de l’originalité de l’approche intégrative et professionnalisante des écoles d’ingénieur et des écoles vétérinaires (qui envoient leurs étudiants sur le terrain), l’enseignement, est un outil puissant de mise en cohérence entre les systèmes comme le montrent de nombreuses expériences menées par des établissements d’Agreenium avec l’AFD.

Les Universités et Ecoles d’ingénieurs des Sud, mais aussi les centres d’enseignement technique et de formation professionnelle, sont des acteurs incontournables du développement. Ils sont rarement associés à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques et programmes de développement et souffrent, pour beaucoup d’entre eux, d’une image affaiblie aux yeux des acteurs du monde économique et des décideurs. En accueillant des étudiants venant de tous les horizons (dans le cadre de leur politique d’internationalisation), les écoles françaises d’ingénieurs sont des carrefours d’échanges entre étudiants des pays du Nord, des pays les moins avancés et des pays émergents. Depuis quelques années de nombreuses initiatives sont prises pour appuyer l’ES et développer la mobilité, des réseaux se construisent au Sud, aidés par certains pays (Nord de l’Europe surtout), par des programmes européens et maintenant par les organisations internationales. La France, qui est présente au travers de quelques programmes FSP, devrait mettre en place une politique d’appui à la rénovation des établissements et des programmes au Sud ainsi qu’à la mise en réseau des établissements du Nord et du Sud.

Comme le souligne un récent rapport de la banque mondiale, le facteur principal de développement économique et social est aujourd’hui la promotion et l’application des savoirs. Si l’on considère par ailleurs le fait, qu’en 2050 85% des francophones seront africains, on mesure la responsabilité de la France en matière d’appui à l’enseignement supérieur et à l’enseignement technique, notamment agricole sur ce continent.

Entraîner la recherche non directement dédiée au développement :

Les organismes de recherche non directement dédiés au développement tels que l’Inra doivent également être considérés comme des partenaires des politiques de coopération et de solidarité internationale. Les ruptures et transitions vers de nouveaux modèles pour une agriculture et des filières performantes et plus respectueuses de l’environnement, sur lesquels travaillent nos organismes de recherche, ne sont pas propres aux pays du Nord ; elles concernent également les pays du Sud, même si elles se déclinent différemment.

Un engagement des établissements d’Agreenium :

Il est indispensable d’étendre le champ de la réflexion sur les politiques publiques pour le développement et les solidarités internationales à l’enseignement supérieur et à la recherche.
L’objectif partagé est de développer Agreenium comme un opérateur de stratégies mutualisées de recherche, d’innovation et de formation supérieure, en rendant l’offre française plus forte, présente et visible à l’échelle internationale. La sécurité alimentaire mondiale mobilise des efforts internationaux croissants et concertés dans le cadre des structures de gouvernance mondiale (initiatives G8, G20, FAO, systèmes d’alerte et de réaction rapide, etc.). La création d’Agreenium favorise la coordination des acteurs à l’échelle nationale et améliore les conditions d’élaboration, de présentation et de diffusion des propositions françaises. Agreenium organise une offre commune en ingénierie de recherche-formation-développement, attractive, innovante et adaptée aux enjeux. Cela facilitera la participation de l’expertise française dans les instances de gouvernance internationale de la sécurité alimentaire, ainsi que la réponse aux grands appels d’offres sur la rénovation des dispositifs publics d’enseignement supérieur et de recherche.

Agreenium s’inscrit dans la démarche volontariste d’une diplomatie scientifique pour la France sous réserve qu’elle soit articulée et coordonnée entre les trois tutelles de ses membres (MAAP, MESR, MAEE) et son opérateur majeur l’AFD. Agreenium se propose de contribuer à la définition de priorités, qu’elles soient thématiques et/ou géographiques. Enfin, l’attention est attirée sur la nécessité d’aménagement et d’harmonisation des procédures d’obtention des visas pour favoriser la mobilité des étudiants, enseignants et chercheurs qui sont à la base des politiques de coopération.


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