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Partenariats et espaces de concertation (08/02/2013) - par Anthony BOUTHELIER, Président délégué du Conseil Français des Investisseurs en Afrique (CIAN)

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À l’évidence, les participants aux assises sont heureux de la variété et de la qualité des échanges.

La question de pérenniser la concertation est posée sachant que toutes les organisations concernées veulent être impliquées, tout en dénonçant le risque d’une "usine à gaz" ingérable.

L’idée de renouveler ces assises est évoquée. Un intervalle de deux voire trois ans nous parait cohérent, avec le voeu souvent exprimé, de s’inscrire dans la durée, ce qui implique d’éviter le risque d’une remise
en cause périodique des orientations.

Dans l’intervalle des assises, on peut envisager une instance très réduite de suivi des actions françaises de développement. Ceci implique une segmentation des grands acteurs du développement et leur accord pour déléguer une personne dans cette instance.

Quant aux entreprises, fondamentalement, le développement des pays où elles opèrent ne fait pas partie de leur objet social. Bien entendu, elles souhaitent opérer dans un environnement porteur où le pays est pacifié, où l’Etat de droit règne, où les populations jouissent d’une bonne santé, d’un accès facile à l’éducation et de revenus élevés,…

Dans les "Etats faillis", il leur arrive de gérer des carences qui compromettraient la réalisation de leur objet social. Ainsi peuvent-elles être amenées à construire des écoles, des hôpitaux, à aménager des infrastructures,… tâches qui ne sont pas dans leur coeur de métier et qu’elles vont externaliser auprès d’organisations spécialisées.

Parfois, dans le cadre de partenariats public-privé (PPP), elles peuvent être impliquées dans le développement proprement dit, soit en raison d’une compétence technique particulière ou tout simplement d’une aptitude à gérer des situations complexes.

En d’autres termes, il n’y a pas de développement sans entreprises créatrices de richesse mais l’utilisation de celles-ci relève du politique. Les développements réussis sont le fruit d’une concertation étroite Etat - entreprises. L’un et les autres peuvent avoir recours, dans la mise en oeuvre des projets, à ces contributeurs que sont les organisations spécialisées.

Le dialogue administration - secteur privé appartient à une sphère différente de celle qui conceptualise le développement.


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