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les Réseaux Régionaux Multi Acteurs (RRMA), des espaces d’articulation et de concertation des acteurs publics et privés (02/01/2013) - par Zaynab TERA des RRMA

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La création (dans les régions qui n’en sont pas pourvues) et la consolidation des Réseaux Régionaux Multi Acteurs (RRMA) – outils à l’interface MAE / Conseils régionaux / Acteurs locaux.

Mis en place dans certaines régions depuis une dizaine d’années déjà, ces réseaux, ont pour vocation d’identifier tous les acteurs régionaux (collectivités, ONG, institutionnels) œuvrant dans le domaine de l’EAD-SI, de les informer, de les former, de les réunir autour de projets communs. De par leur ancrage territorial, les RRMA contribuent au développement de la coopération et de la solidarité internationale sur les territoires de manière spécifique et complémentaire des actions menées par les réseaux nationaux. Ainsi, la multiplication des réseaux régionaux sur toute l’étendue du territoire, est un atout réel en termes d’accompagnement des acteurs de la solidarité et de la coopération internationale. Toutefois, leur pérennisation nécessite également un appui institutionnel.

Les RRMA proposent pour un meilleur partenariat Etat/Acteurs non gouvernementaux dans le cadre de la coopération internationale :

  • L’augmentation de la part de l’aide publique au développement transitant par les acteurs non étatiques : la France est l’un des pays européens où la part de l’APD gérée par les acteurs non étatiques est l’une des plus faibles, alors même que l’efficacité de ces acteurs est reconnue. Les acteurs non étatiques portent depuis longtemps la revendication de voir cette part augmenter et nous nous permettons de la relayer.
  • La facilitation de la mobilité dans le cadre des partenariats (visas) : Un signal positif serait certainement envoyé aux acteurs de la coopération internationale si une réflexion était engagée sur la question des visas pour les partenaires étrangers. Une modalité particulière (visa « spécial) pourrait être mise en place pour faciliter leur déplacement, notamment lorsqu’il s’agit d’élus.

- Le maintien du lien partenarial à travers de nouvelles pistes de coopération avec les acteurs situés dans les zones "rouges" :
Les acteurs pensent qu’il faut plus que jamais maintenir le lien de coopération eu égard à la situation difficile que vivent certains pays.
Selon les projets, ce lien peut être envisagé sous un angle nouveau tenant compte du contexte local. Il est important que l’Etat français, à travers ses institutions, puisse garantir un cadre général de poursuite de la relation partenariale.

- L’amélioration de la communication et de la valorisation des actions de coopération sur les territoires concernés : il s’agit de bien valoriser les actions mises en œuvre à travers la capitalisation des expériences réussies, la communication et l’éducation au développement durable et à la solidarité internationale. Nous invitons notamment le MAE à faciliter la mise en place d’un partenariat entre les RRMA et le service public de l’audiovisuel.

- La mutualisation des moyens humains et d’ingénierie notamment des petites collectivités qui n’ont pas de services internes : le manque de moyens humains et d’ingénierie préoccupe les différents réseaux dans le cadre de leur accompagnement, certains d’entre eux proposent par exemple d’étudier la possibilité de mutualiser un service/un technicien spécialisé dans les relations internationales entre plusieurs collectivités, ce qui nécessitera de s’assurer que les dispositions juridiques permettent aux collectivités de le faire.

- La promotion et la vulgarisation de projets concertés ou mutualisés, tant au niveau régional que national : cette question qui concerne aussi bien le Nord que le sud, implique d’étudier entre autres, comment faciliter les transferts financiers entre collectivités territoriales françaises dans les cas de projets mutualisés.

- Le renforcement du partenariat entre le secteur associatif et le secteur privé : reconnues aux niveaux international et national pour leur capacité de participation à des opérations de solidarité internationale, les entreprises demeurent des partenaires méconnus de la plupart des associations locales et des collectivités territoriales investies dans l’aide au développement. Leur connaissance des réalités économiques et l’expérience du terrain de celles qui sont implantées dans les pays bénéficiaires de l’aide constituent pourtant des atouts précieux pour la réalisation des projets de coopération des acteurs régionaux. Aussi conviendrait-il que soit encouragée leur participation à ces actions, au travers de leurs instances représentatives, établissements consulaires, délégations régionales du MEDEF ou de la CGPME et Comité régionaux des Conseillers du Commerce Extérieur de la France.


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