Les recommandations de la CFDT pour la nouvelle instance de concertation sur le développement et la solidarité internationale (12/02/2013) - par la CFDT
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La CFDT s’est positionnée pour une instance de concertation qui traduise une approche globale à-même de prendre en compte des problématiques transversales, telles que la dimension sociale du développement.
La plupart des pays de l’OCDE inscrivent leur politique de coopération dans des démarches de concertation avec les organisations syndicales. La participation syndicale à la politique française de coopération s’inscrit dans ce mouvement.
La nouvelle instance doit pouvoir faire entendre la dimension sociale et celle du dialogue des acteurs sociaux au sein de la société civile sans se substituer aux espaces qui sont réservés aux partenaires sociaux lors des grands rendez-vous internationaux.
Un lieu généraliste semble approprié car le rôle transversal de la dimension sociale ne doit pas se réduire à des problématiques ou des programmes ponctuels.
De plus, ce lieu doit permettre de donner un avis sur la dimension du dialogue social dans l’ensemble de la politique française de développement.Il sera aussi un lieu d’alerte sur cette question.
L’instance en tant que lieu d’alerte et de saisine doit naturellement impliquer des acteurs du Sud et dans la dimension sociale les partenaires sociaux du Sud. Le rôle de ‘’veille’’ qui est souhaité s’en trouvera renforcé.
La future instance doit trouver un lien avec la politique européenne de développement pour une cohérence des politiques de même que de la concertation avec la société civile.
Les syndicats sont des acteurs du développement à part entière. Leur identité et leur spécificité doivent pouvoir s’exprimer au sein de cette ‘’substructure’’ de la solidarité internationale. En particulier, la dimension du dialogue social considérée comme un instrument essentiel de la garantie de l’efficacité de l’aide publique ou privée y compris dans sa dimension de responsabilité sociale.
Les acteurs représentés au sein de cette nouvelle instance devront passer par un processus de désignation par les pairs. Dans le cas des organisations syndicales, la représentativité syndicale sur la base de loi de 2009 est un critère de désignation.
Le secteur privé sera forcément représenté. Les relations que les entreprises ont établies avec les instances politiques et bancaires du développement ne doivent pas être déconnectées du processus de concertation avec la société civile.
Représentées dans la future instance, les entreprises ont tout à y gagner pour l’efficacité de leurs actions de développement. En tant que partenaire social le patronat y a naturellement sa place. Les fondations également en tant que bailleurs de fonds et acteurs de programmes.
De façon générale, la coordination avec les autres espaces de concertation reste nécessaire. Aussi la nouvelle substructure doit être une instance souple en lien avec les espaces de concertation existants.
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