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Les partenariats, au centre de l’action du PNUD (10/02/2013) - par Najat ROCHDI, Directrice adjointe du Bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) de Genève

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Le quatrième Forum de haut niveau de Busan sur l’efficacité de l’aide (2011) a marqué un changement conceptuel significatif ainsi qu’une évolution du paradigme de l’efficacité de l’aide vers celui de l’efficacité de la coopération au développement. Comme l’a alors expliqué Helen Clark, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), « la pratique du développement, au XXIème siècle, consiste pour une large part à faire se rencontrer les personnes et les institutions, les idées, l’innovation, les pratiques optimales, et à tirer parti des capacités respectives pour réaliser les objectifs nationaux et mondiaux ».

Pour le PNUD, la résolution effective des différentes crises que nous traversons (économiques, sociales et environnementales) et l’amorce d’une croissance inclusive et équitable passent donc par l’implication plus importante de tous les nouveaux acteurs du développement, aux cotés de nos partenaires traditionnels que sont les gouvernements nationaux.

En ce sens, il est primordial de définir un multilatéralisme plus inclusif qui clarifie le rôle à jouer par les institutions internationales d’un coté, et par les acteurs territoriaux (villes, régions, gouvernement locaux, société civile) de l’autre. Dans ce nouveau cadre, il est fondamental de mettre en place des plateformes d’articulation des actions locales, qui permettent leur alignement et leur mise en cohérence avec les politiques nationales. C’est dans cet esprit que s’inscrit l’initiative ART (Articulation des Réseaux Territoriaux) du PNUD.

Lancés depuis 2005, les outils ART - fondés sur la construction du consensus, le dialogue et la planification intégrale et plurisectorielle - encouragent l’harmonisation, l’alignement et l’appropriation tout en évitant la fragmentation et la réplication des efforts de développement.

En favorisant le renforcement des capacités locales et en stimulant l’innovation, les interventions d’ART ont montré que dans le domaine du développement, une meilleure articulation des partenariats - élément essentiel mais par nature « impalpable » - peut produire des résultats tangibles : une meilleure gouvernance, une démocratie plus importante et une participation accrue des populations généralement exclues, conduisant ainsi à un développement humain durable.

Saluant le constat établi dans le rapport sur la coopération décentralisée présenté au Sénat par le Sénateur Peyronnet, le PNUD réitère ici sa volonté de renforcer sa collaboration existante avec les différentes organisations de la société civile et les acteurs de la coopération décentralisée française. Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons la responsabilité collective et le devoir de nous unir pour accélérer les progrès et construire une nouvelle ère de prospérité partagée.

Par ailleurs, le PNUD admet que beaucoup des défis planétaires en matière de développement peuvent être surmontés grâce à une croissance économique dynamique, entraînée par des entreprises privées qui créent des emplois, génèrent des rentrées d’impôts et fournissent des biens et des services vitaux au bénéfice des pauvres dans le monde. Le secteur privé est la plus grande ressource non exploitée, tant pour l’investissement que pour l’innovation, dans la course à la réalisation des OMD.

A cette fin, le PNUD œuvre pour exploiter le pouvoir de transformation des forces du marché, au profit des populations désavantagées de la planète. Il existe principalement trois types de collaboration entre le PNUD et le secteur privé : des activités de sensibilisation et de mobilisation, des partenariats au sein de projets sociaux, des implications dans les activités commerciales de base des entreprises. Au sein d’un réseau ou d’une plateforme – ou en partenariat direct avec une entreprise –, ces dernières visent à s’attaquer aux inégalités et à l’exclusion sociale, en promouvant des opportunités d’investissement et des modèles d’affaires durables. A ce titre, l’initiative « Growing Inclusive Markets » vise à étudier et à partager les meilleurs pratiques, en examinant comment les impacts positifs des entreprises au sein de la société peuvent être maximisés.

Les fondations philanthropiques ont aussi un rôle significatif à jouer. De nombreuses fondations disposent d’une expertise en matière de gouvernance ou de politiques de développement telles que la lutte contre le VIH/SIDA ou le réchauffement climatique. Ainsi, elles peuvent apporter une réelle plus-value dans la recherche de consensus et de solutions globales.

Au cours de la dernière décennie, nous avons vu que les huit OMD et leur cadre de mise en œuvre ont permis d’améliorer la vie de millions de personnes. Ces réalisations ont été portées par un esprit volontariste et par la mise en place de nouveaux partenariats, à tous les niveaux.

Cependant, pour continuer à concrétiser ces objectifs, il convient également de promouvoir un changement de mentalité, loin des discussions dogmatiques opposant systématiquement le secteur public au secteur privé.

Nous sommes convaincus que c’est dans cet esprit de responsabilité et d’engagement solidaire, aux côtés des autres agences spécialisées des Nations Unies, des autres partenaires du système de développement international et des peuples eux-mêmes, que nous pourrons conjointement poursuivre la réalisation des OMD et mettre en œuvre la prochaine génération d’objectifs après 2015.


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