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Coopération multi-acteurs III : Pour des politiques publiques "Coopération au développement" des collectivités locales - 10/02/2013 - par le Groupe Coopération et Développement d’Europe Ecologie Les Verts

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Les collectivité locales, de par leur ancrage local, peuvent partager les spécificités et priorités suivantes, notamment :

- la valorisation d’une approche territoriale du développement, garante d’un développement soutenable, inclusif, respectant les principes de justice et les droits humains, permettant la mise en place d’une gouvernance territoriale démocratique, représentative et participative

- le développement du maillage des acteurs, dans et entre les territoires, comme facteur de cohérence des actions, de mutualisation des moyens, de dialogue et de partage, ici et là bas

- la diffusion d’une culture du développement, pensée comme une dynamique concernant nos territoires comme ceux des partenaires, et la valorisation des compétences et expériences de chaque territoire

- la mobilisation des populations à l’échelon local, à travers la sensibilisation des citoyens, en particulier des jeunes, l’éducation à la citoyenneté mondiale et la communication grand public sur les enjeux internationaux

- l’amélioration des pratiques des acteurs par la formation et la professionnalisation, la mutualisation des moyens, la concertation, la mise en cohérence et la capitalisation des pratiques, l’animation de réflexions collectives.

La loi d’orientation et de programmation demandée sur la coopération au développement et la solidarité internationale, soumise au débat citoyen et parlementaire, préciserait les objectifs et les méthodes selon les priorités suivantes :

- Le respect des engagements en matière d’Objectifs du Millénaire pour le Développement et d’aide publique au développement, intégré avec les Objectifs du Développement Durable et assorti de la programmation effective des moyens nécessaires avec :

a) une priorisation absolue des objectifs universels de lutte contre les inégalités et discriminations et pour l’accès à l’ensemble des droits humains

b) la promotion d’une nécessaire transition écologique et sociale pour une plus grande souveraineté des territoires au niveau alimentaire, énergétique, économique et financier, et une meilleure résilience et sécurité des populations les plus marginalisées, rurales et urbaines

c) l’appui à des politiques fiscales et de redistribution de la richesse , la cohérence RSE des politiques internationales

  • L’augmentation de la part de l’APD gérée par les acteurs non étatiques et les CT, pour favoriser la recherche et l’appropriation d’innovations et appuyer les processus de démocratisation et de participation de la société, dans une logique de « capacitation » des acteurs du changement (« empowerment ») et une démarche de coopération multi acteurs ici et là-bas.
    Ceci permettra de donner à des projets dûment évalués le changement d’échelle nécessaire, sur des territoires significatifs, dans le cadre de politiques publiques territoriales définis avec la participation de la société civile. Ce processus de création et de pérennisation de services publics ainsi que d’ESS devra trouver son financement dans le respect des engagements internationaux pris quant aux OMD et aux DH.
  • L’exigence de transparence de l’Aide française et multilatérale
    (tous acteurs, publics et privés)

- Le maintien du déliement de l’aide au développement, permettant de différencier l’appui aux entreprises françaises de la promotion du développement local et de l’intérêt des populations des PMA

- L’adhésion de la France à l’Initiative sur la transparence de l’aide internationale (ITAI), et la mise en place chaque année d’un débat parlementaire et citoyen informé

- Une progression véritable dans une RSE des entreprises et des États contraignante, renforçant le droit international récent et son application à tout soutien public de la France et de l’UE à des actions internationales

- le renforcement des réseaux régionaux multi-acteurs existants et le soutien à leur coordination

- l’encouragement et le soutien à la mise en place de réseaux similaires dans l’ensemble des régions françaises, en lien avec les institutions et acteurs du niveau national ; il s’agit de valoriser les actions mises en œuvre, de former les acteurs, de capitaliser les expériences réussies et de promouvoir des initiatives et des stratégies contribuant à construire une citoyenneté mondiale.

- Le renforcement de la sensibilisation, de la formation et de l’éducation à la citoyenneté mondiale, dans les établissements scolaires, les associations d’éducation populaire, les collectivités locales, etc. avec un triple objectif : associer les habitant(e)s aux réflexions, leur permettre d’exercer un esprit critique sur les modes de développement, les accompagner à agir comme citoyen-nes du monde

- Le soutien au maintien du lien de coopération avec les pays rencontrant des situations difficiles, en veillant à la pérennité des institutions publiques et des organisations de la société civile, pour faire face aux situations de crise et à la nécessaire reconstruction. Il est important que l’Etat français puisse garantir un cadre général de poursuite de la relation partenariale.

- Le maintien de la clause de compétence générale permettant à tous les niveaux de collectivités territoriales d’exercer la compétence de coopération solidaire.

- La poursuite du dialogue des Assises nationales, dans une instance nationale multi-acteurs de concertation/co-construction, et sa déclinaison au niveau régional.


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