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Améliorer la qualité du partenariat avec l’agence française de développement (15/01/2013) - par Antoine PEIGNEY, Directeur des relations et des opérations internationales de la Croix-Rouge française

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On constate aujourd’hui deux choses :

• un embouteillage de dossiers soumis au guichet de financements ONG géré par l’agence française de développement (AFD), la direction du partenariat ONG (DPO) ;
• Un dialogue de densité inégale selon que l’on s’adresse à la DPO ou à une division sectorielle de l’AFD.

Pour le premier sujet, le motif invoqué est le plafond de financement qui ne permet pas à la DPP d’examiner plus de projets que son budget annuel ne lui en permet le financement, décalant d’autant le moment de passer en commission ces projets.

Si nous nous concentrons sur l’autre sujet, on peut penser que sa cause est liée à la difficulté pour l’AFD de traiter également plus de 80 organisations partenaires du secteur associatif et sans doute autant davantage qui pourraient prétendre à accéder au guichet de la DPO.

Ce dialogue stratégique est pourtant essentiel et doit être de de qualité avec chacun, permettant de bien analyser les opportunités et aussi de mesurer finement les capacités de chacun.

Comment améliorer cette situation ?

• Une option serait de distinguer ces partenaires selon leur seule taille budgétaire sur la foi de leur compte emploi ressources. Cela aboutirait à une vingtaine de partenaires « grands comptes » avec lesquels l’AFD s’emploierait à décaisser une majorité de son budget. La gestion contractuelle et financière des nombreuses autres associations serait alors déléguée à l’une de ces grandes associations partenaires.

• Mais une autre option serait de fonder cette distinction non pas sur la taille budgétaire mais sur les capacités des associations : Existence d’une stratégie, d’une équipe technique garantissant le suivi des métiers pour lesquels l’association sollicite un financement, d’une équipe financière garantissant la vérification comptable, et quelques autres critères sur la base desquels l’AFD évaluerait tous les deux ans l’association pour l’agréer ou non dans un partenariat de premier cercle.

Ces partenaires agréés seraient alors privilégiés dans une approche stratégique sur du long terme (5 ans), et fondée sur des accords de programmes actés par un budget sur des grands objectifs. Ces accords de programmes seraient plus souples que des accords de projets et soumis à une évaluation régulière des capacités des partenaires agréés.

Un accord de programme pourrait se signer sur une base « technique » (eau, santé etc…) qui pourrait être multi-pays, ou bien sur une base « pays » en privilégiant dans un pays donné une approche intégrée (par exemple sécurité alimentaire-nutrition-santé-eau-formation).

L’intérêt de cette approche programme sur 5 ans permettrait en outre aux partenaires agréés d’optimiser au mieux cette enveloppe en fonction des cofinancements qu’ils sont en mesure d’obtenir par ailleurs auprès de leurs autres bailleurs institutionnels.

Les associations n’étant pas agrées mais présentant cependant assez de solidité, pourraient continuer d’accéder à des financements sur une logique de projet comme c’est le cas actuellement pour toutes les associations de manière indistincte ».


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