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Territoires et coopération au Développement Durable (10/02/13) - par Véronique Moreira au nom de Resacoop - Réseau Rhône Alpes d’appui à la coopération internationale

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Resacoop (Réseau Rhône Alpes d’appui à la coopération internationale), de par son ancrage territorial, propose qu’une loi d’orientation et de programmation sur la coopération au développement et la solidarité internationale soit soumise au débat citoyen et parlementaire, et précise les objectifs et les méthodes de l’aide au développement selon les priorités suivantes :

- Le respect des engagements pour les OMD et l’APD, et leur dépassement, notamment en intégrant l’agenda des objectifs du développement durable, assortis de la programmation effective des moyens nécessaires avec :

- une priorisation des objectifs universels de lutte contre les inégalités et discriminations et pour l’accès à l’ensemble des droits.

- la promotion d’une nécessaire transition écologique et sociale qui assure une plus grande autonomie et souveraineté des territoires au niveau alimentaire, énergétique, économique et financier, et une meilleure résilience et sécurité des PMA en particulier et des populations les plus marginalisées.

- l’appui à des politiques fiscales et de redistribution de la richesse, notamment dans les pays développés et les PRI.

- L’exigence de transparence de l’APD française, dans les déclarations de financements, de programmes et de projets de la part de l’ensemble des acteurs pour permettre un vrai débat et l’affectation des financements aux priorités de la coopération.

- L’adhésion de la France à l’Initiative sur la Transparence de l’Aide Internationale, et la mise en place chaque année d’un débat parlementaire et citoyen informé.

- Le maintien du déliement de l’aide au développement qui, selon le rapport Peyronnet 2012, est un facteur d’efficacité de l’aide et permet de différencier l’appui aux entreprises françaises de la promotion du développement local et de l’intérêt des populations des pays les moins avancés.
En effet, si les projets de coopération internationale intègrent une dimension économique, au coeur des préoccupations des pays du Sud, les objectifs de développement ne sauraient être assujettis à la promotion des intérêts des entreprises françaises.

- une progression véritable dans une RSE contraignante des entreprises et des Etats conforme à la volonté du droit international récent et son application à tout soutien public de la France et de l’UE à des actions internationales ( cahier des charges, conditionnalités..)

- le renforcement des réseaux multi acteurs existants et le soutien à la fédération des réseaux.

- l’encouragement et le soutien à la mise en place de réseaux dans l’ensemble des régions françaises et à la concertation entre réseaux, pour permettre aux nombreux acteurs de la coopération et de la solidarité engagés sur les territoires de se rapprocher des réflexions, stratégies, ressources proposées et portées par les institutions publiques, réseaux, et autres acteurs centraux du développement au niveau national dans la perspective de meilleures mutualisations et cohérence des projets et des modes d’intervention, dans les territoires de coopération tout au moins.

Il s’agit également de valoriser les actions mises en oeuvre et de former les acteurs, de capitaliser les expériences réussies, de communiquer et de construire des initiatives et des stratégies contribuant à construire une citoyenneté mondiale.
La généralisation des réseaux régionaux sur toute l’étendue du territoire sera un atout réel pour l’accompagnement des acteurs de la solidarité et de la coopération internationale.
Leur pérennisation nécessite un appui institutionnel et financier sécurisé, via par exemple les Contrats Plan Etat Région

- Le renforcement de la sensibilisation, de la formation et de l’éducation à la citoyenneté mondiale, dans les établissements d’enseignement et de formation, les associations d’éducation populaire, les collectivités locales, afin d’associer les citoyen/nes aux réflexions, de leur permettre d’exercer un esprit critique sur les modes de développement et de les accompagner à agir comme citoyen/nes du monde.

- L’augmentation de la part de l’APD gérée par les acteurs non étatiques et les collectivités locales qui, par leur proximité et leur connaissance des populations et des territoires, sont des acteurs d’innovation ou des médiateurs indispensables pour favoriser la recherche et l’appropriation d’innovations pour une efficacité accrue de l’Aide ainsi que pour appuyer les processus de démocratisation et de participation de la société dans une logique de « capacitation » des divers acteurs du changement, et dans une démarche de coopération multiacteurs ici et là-bas.

Ceci permettra de donner l’extension nécessaire à des projets réplicables des ANE-AL dans un processus d’intégration progressive dans des services publics renforcés et des politiques publiques portées par les collectivités locales et les Etats, sous réserve que ces derniers soient dotés aussi des moyens nécessaires.


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