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les Réseaux Régionaux Multi Acteurs (RRMA) : propositions pour une aide transparente et efficace (04/02/2013) - par Zaynab TERA des RRMA

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Les réseaux Régionaux Multi Acteurs mis en place dans certaines régions depuis une dizaine d’années déjà, ont pour vocation d’identifier tous les acteurs régionaux (collectivités, ONG,
institutionnels) œuvrant dans le domaine de l’EAD-SI, de les informer, de les former, de les réunir autour de projets communs.

De par leur ancrage territorial, ils contribuent au développement de la coopération et de la solidarité internationale sur les territoires de manière spécifique et complémentaire des actions menées par les réseaux nationaux. Ainsi, la multiplication des réseaux régionaux sur toute l’étendue du territoire, est un atout réel en termes d’accompagnement des acteurs de la solidarité et de la coopération internationale. Toutefois, leur pérennisation nécessite également un appui institutionnel.

Les RRMA proposent dans plus grande transparence et efficacité de l’aide de tenir compte des aspects suivants :

  • Soutenir la formation et le recrutement d’une ingénierie locale et
    favoriser les projets prévoyant de fonctionner de manière autonome dans la durée.
  • Mesure des résultats : elle passe par les exigences des bailleurs (aussi bien collectivités locales que ministères ou fondations). Les bailleurs peuvent rendre obligatoire les formations/sensibilisation à la méthodologie de projet (approche partenariale, montage du projet, financement, suivi-évaluation) avant tout dépôt de demande de subvention.
  • Mesurer l’aide au développement à l’aune de l’ensemble des
    acteurs. Agréger l’ensemble des projets sur une zone géographique pour en mesurer l’efficacité (importance de la mutualisation des projets).
  • Inclure dans les mécanismes d’évaluation et de mesure des aspects plus qualitatifs et durables
  • Afin de rendre plus visible la coopération française en faveur du
    développement, il pourrait être initié un partenariat avec le service public de l’audiovisuel, et notamment RFI, Radio France et France télévisions. Encouragé par le ministère des Affaires étrangères, il pourrait permettre un rayonnement plus grand.
  • Sécurisation des mouvements financiers en impliquant notamment les Ambassades de France. en effet, malgré la loi Thiollière, il existe encore de nombreux recours contre les financements alloués par des collectivités territoriales à des projets de coopération internationale. Il serait nécessaire en particulier de travailler sur la notion d’intérêt local qui est souvent interprété de manière restrictive par certains tribunaux administratifs. Dans le même « paquet » législatif, on pourrait autoriser explicitement tous les niveaux de collectivités territoriales à développer des actions de coopération décentralisée, y compris les regroupements de communes, voire les regroupements d’intercommunalités.
  • Prendre davantage en compte les préoccupations des « bénéficiaires » et passer davantage par les acteurs locaux, au plus près du terrain (ne jamais « parachuter » un projet conçu uniquement par les acteurs du Nord, « dans leur coin »), et faire vivre autant que possible l’économie locale dans le cadre des projets mis en place.
  • Agir parallèlement sur les autres politiques qui impactent également le développement, comme les politiques commerciales, militaires, qui peuvent parfois avoir des effets inverses et contre-productif par rapport aux politiques de développement… (la question de la cohérence des politiques de l’Etat français).
  • Renforcer la communication et la transparence sur les politiques, le fonctionnement, les actions, les financements de l’Etat dans ce domaine, pour en faciliter la compréhension pour les ONG (y compris sur les critères de sélection des dossiers financés : donner les raisons qui font qu’un dossier est refusé – ou accepté) ;
  • Diminuer la sectorisation des financements dans le domaine de l’aide au développement (un financement spécifique pour la sécurité alimentaire, un pour l’eau et l’assainissement, etc.), qui est problématique pour mettre en place des projets cohérents.

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