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Repenser l’investissement français bi-multilateral (10 novembre 2012) - Par Harry Palmier, Senior Partnerships Expert - IRD-FAO/GFAR

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L’expérience de ces vingt dernières années -particulièrement dans le domaine de la coopération en recherche agricole pour le développement démontre s’il en est besoin, que la France doit résolument ancrer a l’avenir sa stratégie de développement trop largement encore orientée vers le bilatéralisme, dans les processus européens d’abord et multilateraux, ensuite, qui seuls permettent de démultiplier avec l’ampleur nécessaire et dans les cadres partenariaux indispensables son action de coopération Nord/Sud et Sud/Sud.

Même si elle reste largement visible et significative, la politique bilatérale française fortement orientée vers l’Afrique en raison de l’héritage historique, ne tire pas suffisamment profit de ses initiatives.

Elle apparait comme excessivement sélective et toujours empreinte de relents de néo-colonialisme faute de s’inscrire suffisamment dans le cadre multilatéral. Malgré les nombreux atouts dont elle dispose du fait de l’existence d’un réseau diplomatique toujours exceptionnellement dense malgré les reductions budgétaires des dernières années, des diplomates et personnels opérant a l’étranger de qualité le plus souvent exceptionnelle, soit en situation bilatérale soit a l’intérieur des organisations internationales incontournables dans ce domaine de l’aide au développement que sont la Commission européenne, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la FAO, le dispositif actuel de la coopération française semble s’essouffler. Il a cependant les moyens de rebondir et d’occuper de nouveau des positions de leadership a l’intérieur d’initiatives fortes et emblématiques comme les initiatives prises ces dernières années sur les financements innovants de l’aide au développement ou notre participation substantielle aux programmes internationaux comme celui sur le financement de la lutte contre le VIH/SIDA montrent la voie a condition qu’ils fassent place pour leur mise en oeuvre a l’utilisation a l’ensemble de l’expertise française a l’international : État et acteurs centraux de la coopération institutionnelle, AFD, coopération décentralisée, avec les ONG et la Société civile etc.

L’initiative récente du G8 concernant le lancement d’un programme "Zero Fame" pour l’Afrique au Sud du Sahara, d’abord dans quelques pays clés offre une opportunité a saisir d’engagement a haute visibilité a la fois pour les talents et les financements que peut mobiliser la coopération française.

Un certain nombre d’autres s’inscrivant dans le droit fil des actions engagées l’an dernier sous la présidence française du G20 devrait survenir pour lesquelles la France devrait se donner les moyens d’assumer un leadership d’ailleurs souvent attendu par les pays du groupe des pays les moins industrialises.

Harry Palmier, Senior Partnerships Expert - IRD-FAO/GFAR

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