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Contribution de la confédération paysanne (12/02/2013)

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

La Confédération paysanne, organisation syndicale de défense et de représentation du monde agricole, affiliée à La Via Campina (regroupant 150 organisations de 70 pays) rappelle que :

- Près de la moitié de la population mondiale est paysanne.

- La question de la faim touche 870 millions de personnes, dont 477 millions de paysans du fait notamment des ajustements structurels, de l’abandon des politiques agricoles, de la libéralisation des marchés agricoles qui ont forcé à l’abandon des agricultures vivrières au profit des productions d’exportation.

- La production vivrière en agriculture paysanne et biologique, en agroécologie est une activité économique et sociale accessible au plus grand nombre et à toutes les régions du monde. Elle garantit des emplois dignes et une alimentation saine aux populations tout en respectant la Nature et en diminuant l’impact sur le climat. De plus, ce développement agricole est un contre-feu à l’urbanisation grandissante.

- La mise en concurrence de toutes les agricultures du monde, avec des niveaux de productivité allant de 1 à 1000, avec des concours publics dédiés à l’agriculture des pays développés, disqualifie l’activité vivrière de régions entières.

  • Le phénomène d’accaparement des terres par des fonds d’investissement, voire des conglomérats entre pays, à des fins d’exportation ou de production d’agro carburants, participe à la destruction de la sécurité alimentaire des régions défavorisées.
    Les assises du développement et de la solidarité internationale, en recherche de nouvelles voies de développement social et solidaire, ne peuvent taire les règles du commerce international qui aggravent le fossé entre les classes sociales, tant au nord qu’au sud. Ce commerce qui interdit la mise en œuvre de politiques agricoles régulées et protégées des prédateurs de la finance. Le vaste chantier de reconstruction du développement ne doit pas cacher tout ce qui concoure encore à la destruction de leur économie et au sous-développement.

A la table ronde du 29 janvier à Bercy, Max Havelaar a rappelé qu’ils sont de véritables acteurs de développement en garantissant un revenu à leurs producteurs, les soustrayant du libre jeu du commerce. Le Sénégal vient de taxer les importations d’oignons et a remis en cause les accords de pêche passés avec le Japon et l’UE, pour redonner un avenir à ses pêcheurs et ses producteurs.
Tous les pays et grandes régions développées sont passés par des phases de protectionnisme, condition du maintien et du développement des agricultures paysannes. Les routes du développement et de la solidarité ne peuvent qu’être plurielles, souverainement décidées, et encouragées par tous ceux qui œuvrent pour un développement partagé et solidaire. A quand une intervention, non pas militaire mais politique contre les prédateurs, pour redonner espoir a toutes celles et ceux qui demandent si peu, seulement vivre dignement pour rester chez eux ?


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