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Communication de la direction générale des impôts du Burkina Faso (30/01/2013) - par Céline YONABA, directrice des impôts du Burkina Faso

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Le Burkina Faso s’illustre ces dernières années par une bonne mobilisation des ressources propres suite à des réformes entreprises qui ont consisté en :

  • une réorganisation des services opérationnels(2004),
  • l’informatisation de la gestion de l’impôt par l’acquisition du logiciel SINTAX sur fonds propres (2005),
  • l’institution de l’impôt sur les sociétés suite à la Stratégie globale de réforme de la politique fiscale (2009 sous l’égide du FMI, et de la Banque mondiale),
  • l’institution de l’approche unités de recouvrement (2009) avec le Ministre de l’Economie et des Finances qui a impulsée une orientation à la gestion axée sur les résultats.

Les résultats

Ces actions ont permis à l’administration fiscale d’être plus réactive, plus efficace et plus transparente grâce à l’informatisation et le Burkina Faso mobilise plus de ressources propres : pour 2012 la barre symbolique de mille milliards (1011 milliards) de recettes propres a été franchie.
Le Burkina Faso compte toujours sur la solidarité internationale et demande à être soutenu dans ses efforts par ses partenaires au développement notamment la France.


Les difficultés

Les défis demeurent :

  • la DGI manque d’informations de recoupement avec les pays étrangers, l’administration fiscale est insuffisamment ouverte à l’extérieur alors que les transactions des sociétés (minières et autres secteurs d’activité) sont établies avec des multinationales à l’étranger (relations sociétés mères –filiales),
  • l’évasion fiscale et les prix de transfert sont également des enjeux importants pour notre administration ;
    puceoupas Les équipements réseaux, serveurs sont inadaptés, limitent la couverture du territoire national et freinent l’avancement vers les télé procédures.

    Les besoins d’appui prioritaires

Le Burkina Faso souhaite disposer :

  • d’informations de recoupement avec l’extérieur dans le cadre d’un partenariat et d’une coopération active,
  • d’une assistance technique pour la lutte contre les prix de transfert : cette assistance pourrait porter sur l’élaboration d’une législation plus adaptée et la définition d’une stratégie de lutte contre l’évasion fiscale,
  • d’un appui pour une meilleure intégration de l’administration fiscale (DGI) et de l’administration douanière (DGD) pour un recoupement de l’information fiscale plus fiable sur les importations,
  • au niveau des équipements informatiques, d’un appui pour le renforcement de la direction de l’informatique ,l’acquisition et la maintenance de réseau, de serveurs, de système de back office performant et d’un logiciel intégré pour tirer mieux profit des opportunités des TIC ,avancer vers les télé procédures et offrir des prestations de qualité aux entreprises. Ces équipements sont chers et le budget de l’Etat ne peut supporter ces dépenses qui sont pourtant nécessaires à un renforcement de la gestion et du contrôle de l’impôt,
  • Nous sollicitons aussi une assistance technique pour un élargissement de l’assiette fiscale en direction du foncier bâti et non bâti et un appui à la mise en place d’un cadastre fiscal.
    Ces besoins d’appui nous paraissent prioritaires et sont des axes de renforcement de la mobilisation des ressources internes et de notre administration fiscale.

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