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Cohérence : gaz à effet de serre (GES), biodiversité et agroforesterie (12/02/2013) - par Groupe Coopération et Développement de Europe Ecologie Les Verts

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

cf. Intervention de Marc Dufumier, professeur émérite, AgroParistech [lors de la dernière table ronde du chantier cohérence - 31 janvier 2013]

Il est impératif de prendre en compte le changement d’affectation des sols dans la mesure où celui-ci révèle ce que les économistes appellent le “coût d’opportunité” des terrains. Ce coût est généralement mesuré en terme monétaire (la valeur nette des productions perdues du fait d’avoir modifié l’usage des parcelles) mais doit l’être aussi en équivalent carbone de façon à tenir compte des émissions de gaz à effet de serre qui résultent du fait qu’il convient désormais de produire ailleurs (ou autrement) les productions perdues suite au changement d’affectation des terrains.

De même conviendrait-il de mesurer ce coût d’opportunité en terme de perte éventuelle de biodiversité ; mais cela est bien plus difficile, faute de pouvoir recourir ici à une seule unité de mesure.

Tout aussi importante devrait être la mesure des effets positifs (les gains en terme monétaire et moindre contribution au réchauffement climatique global) pouvant résulter du passage d’une agriculture conventionnelle à l’agroforesterie dans les régions tempérées et intertropicales :

- fixation de carbone dans la biomasse végétale et dans l’humus des sols, -moindres émissions de protoxyde d’azote résultant de l’emploi des légumineuses pour la fabrication des protéines végétales et la fertilisation azotée des terrains, etc.

Ces effets positifs mériteraient d’être financés, au même titre (et peut être plus encore) que les mécanismes de reforestation ou de déforestation évitée pour lesquels on sait qu’il existe de nombreuses “fuites” possibles !

NB. Il serait erroné de considérer que l’emploi de plantes génétiquement modifiées a favorisé le “multiple cropping” et la fixation de carbone au Brésil et en Argentine : ce serait même plutôt le contraire.


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