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Cohérence des interventions et nécessité de l’éducation et de la formation (01/02/2013) - par Thierry WEISHAUPT, délégué général du réseau Education et solidarité

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

A la lecture de l’état des lieux, des objectifs et des premiers constats, 2 contributions de notre part.

1. Sur les facteurs de succès des initiatives, il semble essentiel de
mener une action en concertation étroite avec la société civile (c’est le travail que nous menons en priorité dans le cas du Réseau Education et Solidarité), mais aussi avec les autorités du pays. 2 exemples :

a. Dans le travail que nous menons actuellement avec SOLIDARITE LAIQUE en Haïti, des conventions sont signées avec les ministères concernés, afin de garantir la cohérence de l’action avec les objectifs du pays et une appropriation par le pays des futurs résultats ;

b. En Afrique, nous travaillons avec des syndicats de l’éducation pour monter des mutuelles, mais les projets sont toujours menés en concertation avec les ministères de l’éducation.

Cela implique une mise en cohérence des acteurs français (ONGs, acteurs privés et publics, ministères), dans le cadre d’objectifs prédéterminés. Ces acteurs doivent trouver un lieu d’échange de manière à mettre en adéquation les stratégies. Cela n’est sans doute pas vrai de tous les projets, mais dans les domaines de la santé et de la protection sociale, c’est un facteur clé de succès.

2. Sur les enjeux de l’innovation et de la diffusion, on a souvent
tendance à oublier le facteur « éducation / formation » afin de garantir une réelle appropriation de projets souvent complexes, comme ceux sur lesquels nous travaillons avec et pour des acteurs locaux. Nous pensons que les enjeux de formation sont centraux, et qu’ils sont souvent négligés. Nous souhaitons donc que ce sujet soit traité dans ce chantier, y compris dans ses aspects innovants (comme cela on reste dans le cadre !) de formation à distance. Pour exemple, travaillant sur des projets de mutuelles dans des pays africains, nous avons constaté à quel point une formation préalable sur les enjeux de protection sociale, sur la culture financière et sur les enjeux et aspects pratiques de la gouvernance sont essentiels. De même, plus largement, créer une « culture de la protection sociale » dans les pays où se développent des solutions innovantes de financement de la santé est central, notamment pour la transmission aux futures générations.


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