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Accroitre la cohérence des politiques publiques en faveur du développement par la responsabilité sociétale et l’évaluation des capacités à agir (07/01/2013) - par Anne COUDRAIN, directrice de l’évaluation scientifique à l’IRD

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Notre proposition est d’inciter à l’engagement cohérent des organismes et établissements publics en faveur du développement sur la base de la Responsabilité sociétale et de l’évaluation amont des capacités à agir.

Responsabilité sociétale

Un événement de cette décennie a été la publication de la norme ISO 26000 « Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale ». Cette norme a été publiée en 2010 au terme de plusieurs années de négociations et son élaboration est remarquable, en regard des objectifs de développement par plusieurs points :

  • près de cent pays se sont mobilisés pour son élaboration, ce qui est largement supérieur aux standards,
  • une participation majoritaire d’acteurs des Suds, démontrant par là leur intérêt et leur attente,
  • une implication de représentants non seulement des gouvernements, mais aussi des ONG, de l’industrie, des groupes de consommateurs et du monde du travail lors de son élaboration.

Les bénéfices pour les organismes et établissements publics et par là les politiques publiques, à s’appuyer sur cette norme de gouvernance sont d’accroitre :

  • le sens de l’engagement en interne pour tous les membres / agents de l’organisme ou établissement,
  • la crédibilité de l’organisme/établissement en regard de la société (l’établissement prouve qu’il engage le dialogue avec ses parties prenantes et dialogue avec elles),
  • la valeur intrinsèque de l’organisme/établissement (motivation des agents, attraction de talents, acceptabilité de ses parties prenantes),
  • la capacité interne à innover (le dialogue est un moteur puissant de l’innovation).

Evaluation amont des capacités à agir

L’évaluation des résultats (ex-post) d’un organisme ou de ses composantes est la pratique courante et nécessaire, basée sur l’examen de productions tangibles. Elle intervient évidemment après l’action.
L’évaluation des capacités à agir accompagne, à l’amont des activités, les agents et composantes. Dans un contexte d’évolution rapide et de besoin de crédibilité à court terme, elle permet d’obtenir rapidement des données concrètes, mesurables et visibles.
Il s’agit pour l’organisme d’auto-évaluer sa capacité à agir à un moment donné. Cette auto-évaluation est guidée par une grille définie par sujet critique tel que « La capacité à produire des impacts pour le développement ». Cette grille résulte d’un consensus entre parties prenantes et décline les conditions pragmatiques pour pouvoir agir et les preuves associées. L’auto-évaluation amont des capacités à agir permet donc de formaliser puis d’analyser les conditions utiles ou indispensables à l’action. Elle nécessite bien sûr l’utilisation d’un système d’informations partagé entre les acteurs.

Cette méthode d’évaluation renseigne sur les points à faire progresser (par exemple : formation, communication, système d’information, …) et à partager dans l’organisme pour aboutir rapidement aux objectifs fixés de développement. Elle permet aussi d’interroger les parties prenantes sud co-acteurs de l’organisme sur les points à faire progresser (par exemple : leur implication dans l’élaboration des conventions).


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