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989.Cohérence des politiques internationales pour l’agriculture and l’alimentation (22 novembre 2012) - Par Morgane DANIELOU, International Agri-Food Network

Les textes publiés dans le cadre des contributions n'engagent que leurs auteurs

Un des points très important pour le secteur privé concernant la cohérence des politiques agricoles et alimentaires est la cohérence du dialogue et des recommandations politiques internationales. La France en tant que bailleur direct et aussi acteur majeur au sein de l’Europe - principal financier des organisations internationales (40% du budget central de la l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture - FAO) – nous semble pouvoir intervenir de manière très positive pour assurer une meilleure coopération entre les organisations internationales, en particulier dépendantes directes de l’ONU, en charge des questions agricoles et alimentaires.

Suite à la crise alimentaire de 2007, il y a eu une multiplication des initiatives nationales, régionales et internationales sur la question (nous en avons fait une revue disponible ici http://www.farmingfirst.org/foodsec… ) aux stratégies fort différentes. Du côté onusien, nous avons fait le même constat. De nombreuses agences et programmes de l’ONU se sont saisis de la question, ce qui mena à l’établissement de la High Level Task Force on Food Security et à la nomination de David Nabarro pour la siéger. Malgré le travail titanesque de Mr Nabarro, les incohérences au sein de ces agences et programmes sont encore flagrantes. Par exemple, les positions du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) prises sur l’agriculture diffèrent très fortement de celles prises par la FAO. De même, la teneur des discussions dans le contexte de Rio+20 semble loin de l’expertise thématique des agences des agences spécialisées.

Il y a, en particulier, un manque de clarté dans le leadership et la cohérence organisationnelle et stratégique entre ces organisations. Il nous semble que c’est à la FAO de déterminer des positions et recommandations politiques aux gouvernements concernant l’agriculture et l’alimentation. Aujourd’hui, le comité de la sécurité alimentaire (CSA) de la FAO a été réformé est se pose comme forum essentiel pour débattre des questions de sécurité alimentaire. Pourtant, il nous semble souvent arrivé en seconde place après le G8 et le G20. Nous sommes satisfaits des évolutions de ces dernières années mais notons cependant que le travail reste très important pour s’assurer :
puceoupas de l’indépendance du CSA par rapport à la FAO -de la participation plurielle et égalitaire des agences de Rome -des liens nécessaires entre le CSA et les autres initiatives multigouvernementales comme le G8 et le G20 : y a-t-il une nécessaire concurrence entre ces processus ?
puceoupas des liens entre les représentants des pays présents aux CSA et leurs ministères (à ce titre nous saluons les travaux du Groupe interministériel français sur la sécurité alimentaire - GISA) -des liens entre les ministères maintenant que la sécurité alimentaire se trouve traité à l’agriculture mais aussi aux relations étrangères -de la faisabilité de la représentation de la société civile (ONG et secteur privé) dans tous ces forums : est-il faisable d’être présent partout ?

Ceci est un sujet qui tient à cœur au mécanisme du secteur privé (private sector mechanism) au sein du CSA et qui nous semble être un thème sur lequel la France pourrait apporter une contribution importante.


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