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La France et la politique européenne de développement

L’Union européenne (UE) est le premier bailleur d’aide au développement dans le monde avec près de 60 % du montant total de l’aide si l’on regroupe celle des États membres et des institutions de l’Union. En 2012, les 27 pays de l’UE cumulaient à un peu plus de 50,5 milliards d’euros d’aide au développement.
La quantité, la qualité et l’effort de cohérence de sa politique de coopération avec les pays en développement résultent d’un long processus et démarquent l’UE des autres donateurs mondiaux.

Depuis la signature du Traité de Lisbonne en 2007, la coopération au développement est une compétence partagée de l’Union européenne et des Etats membres. Le Parlement européen et le Conseil décident de sa mise en œuvre, conformément à la procédure législative de codécision.

La France est le second contributeur au Fonds européen de développement (FED). Elle participe, à travers sa contribution au budget communautaire, au financement des autres instruments européens en faveur du développement, notamment l’instrument de coopération au développement, l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (IEDDH), l’instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP), etc.

La France recherche, par ailleurs, un effet de levier avec l’Union européenne. Dans le cadre du "Programme pour le changement", elle favorise la convergence entre ses priorités géographiques et sectorielles et les orientations de la politique européenne de développement.
La France soutient la programmation conjointe entre l’Union européenne et les Etats membres et contribuera aux efforts accrus qui seront encore nécessaires pour synchroniser les cycles des différents bailleurs avec ceux des pays partenaires.

La France conduit ainsi une politique d’influence et de partenariat, afin d’assurer une réelle complémentarité entre son action bilatérale et son action européenne. Elle agit dans son rôle de financeur et de partenaire dans la mise en œuvre de projets conjoints. Il s’agit pour la France de peser sur la définition des priorités et des stratégies des organisations concernées, d’accroître la visibilité et l’impact de notre aide bilatérale et de toucher des secteurs ou des pays difficilement accessibles dans le cadre d’une action isolée.


Mise à jour : 26.12.13

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