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Les missions à l’étranger de la Sécurité civile (Avril 2011)

Copie sécurité civile

Vendredi 11 mars, un violent séisme, suivi d’un tsunami dévastateur, ébranle le Japon. Trois jours plus tard, un détachement de la Sécurité civile française arrive à Sendaï, une des villes les plus touchées. La centaine de sauveteurs spécialisés dans la recherche de victimes disparues dans les décombres se met immédiatement au travail. Quelque temps plus tard, la situation nucléaire se dégradant, les équipes françaises doivent se replier 350 km plus au nord, dans la région de Misawa. Mais partout, les sinistrés reconnaissent leur efficacité et leur engagement très concret : déblaiements, renforcements de digue, distributions de médicaments, couvertures, nourriture, bouteilles d’eau…

Le Japon n’est pas une première. Tremblements de terre (Mexico en 1985, Arménie en 1988, Kobé en 1995, Algérie et Iran en 2003, Haïti en 2010), Tsunami (Asie du Sud 2004), feux de forêt (Grèce 2007, Russie, 2010), inondations (Pologne 2010)… La Sécurité civile française intervient très régulièrement pour participer aux secours d’urgence partout où la situation l’impose.

L’intervention de la France répond toujours à une sollicitation du pays concerné. La décision d’envoyer de l’aide hors de nos frontières revient au ministre des Affaires étrangères, qui fait ensuite appel à la Direction de la Sécurité civile (DSC). Rattachée au ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, cette structure centralise la gestion des risques sur le territoire national, qu’il s’agisse des accidents de la vie courante ou des catastrophes majeures (tempêtes, feux de forêts, inondations, accidents industriels, attentats…). Elle compte 2 500 personnels civils et militaires répartis sur 60 sites dans toute la France. Au quotidien, ils soutiennent l’action locale des sapeurs-pompiers départementaux, des bénévoles, des associations, des préfectures et des mairies.

Alerte permanente

La DSC comprend notamment plusieurs unités d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (UIISC), qui relèvent du ministère de la Défense, telles que les sapeurs-pompiers de Paris ou les marins-pompiers de Marseille. C’est souvent ce personnel militaire qui intervient à l’étranger sous la forme de détachements d’intervention catastrophes aéromobiles (DICA). Chaque DICA compte une soixantaine d’hommes et de chiens expérimentés, spécialisés dans la recherche, la localisation, le dégagement et le traitement d’urgence des victimes de séisme et d’effondrement d’immeubles. Deux DICA sont même en alerte permanente, leurs membres prêts à partir à l’autre bout du monde en moins de trois heures. D’autres unités sont plus spécialisées dans la lutte contre le feu, les inondations, les soins d’urgence, le traitement de l’eau (production, conditionnement, distribution) ou les risques technologiques (radiologiques, chimiques…).

Le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration peut aussi décider d’envoyer au préalable un détachement d’experts de la Sécurité civile. Leur mission ? Définir les besoins et déterminer quels détachements seront nécessaires à l’intervention (médicale, sauvetage, épuration des eaux…) en fonction de la nature de la catastrophe et de la situation sur place. Une inondation et un feu de forêt ne se gèrent évidemment pas de la même façon, mais les conditions économiques, sociales voire les croyances locales doivent aussi être prises en compte. A ce jour, la plus importante mobilisation de la sécurité civile française reste celle d’Haïti, en 2010, où 700 personnels et 110 véhicules ont été mobilisés pendant de nombreuses semaines pour soulager les victimes du tremblement de terre.

Emmanuel Thévenon

Source : Actualité en France n°12, avril 2011

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