Une réponse à l’urgence humanitaire qui s’inscrit dans le dispositif des Nations unies
En 2011, le MAE a renforcé son partenariat opérationnel avec les agences humanitaires des Nations unies et les organisations internationales. 60 % des crédits du Fonds d’urgence humanitaire ont permis de soutenir les actions du Comité international de la Croix Rouge (CICR), de l’UNWRA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), de l’UNICEF, de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), du PAM (Programme alimentaire mondial) ou de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) dans des secteurs aussi variés que la protection des populations victimes de conflits en Côte d’Ivoire, l’aide humanitaire et la lutte contre la malnutrition en Somalie et dans les camps de réfugiés, le transport et l’accompagnement médical des réfugiés ou la fourniture de kits d’hygiène dans les camps.
Les échanges, sur le terrain et au niveau des sièges, sont réguliers. Le MAE participe aux réunions bilatérales annuelles avec le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies ; il est engagé, à Rome, dans le dialogue stratégique entre la France et le PAM. Le MAE était également représenté par son Centre de crise dans la délégation française au segment humanitaire du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), qui a traité des questions de résilience, de financement de l’aide et de renforcement des capacités des acteurs humanitaires. Au mois de juillet, l’ECOSOC a ainsi offert une tribune pour alerter la communauté humanitaire de l’imminence de la crise dans la Corne de l’Afrique.
Le MAE à également contribué à la mise à disposition du PAM d’experts français et a soutenu le programme d’entrepôts humanitaires lancés par l’Agence (UNHRD), en négociant la signature d’un accord entre le gouvernement français et cette organisation.
L’engagement du MAE participe ainsi du soutien français à la réforme humanitaire des Nations unies lancée en 2005. Son mandat lui confie un rôle de premier plan dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’action humanitaire d’urgence. À ce titre, il participe, à Genève, aux activités du Groupe Good Humanitarian Donorship (GHD), qui regroupe les pays signataires des Principes et bonnes pratiques pour l’aide humanitaire approuvés à Stockholm, le 17 juin 2003. L’objectif de ce groupe consiste en la promotion et la diffusion d’un standard de bonnes pratiques pour l’action humanitaire.
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