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Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés

Créé en 1950 pour répondre à l’afflux des réfugiés ayant fui les régimes communistes en Europe, le HCR a aujourd’hui pour mandat d’assurer la protection internationale des demandeurs d’asile et des réfugiés et de trouver des solutions à leurs problèmes. En 2006, ses plus de 6500 employés assistaient 20,8 millions de personnes dans 116 pays (réfugiés, demandeurs d’asile mais aussi déplacés à l’intérieur de leur propre pays). Depuis sa création, le HCR est venu en aide à plus de 50 millions de réfugiés, ce qui lui a valu de recevoir deux fois le prix Nobel de la paix, en 1954 et en 1981.

Mandat et activités

Le HCR est l’un des principaux acteurs des Nations Unies dans le domaine humanitaire. En 2006, 17 millions de personnes relèvent de sa compétence. Conformément à son mandat de protection et en vertu (article 35 de la Convention de Genève de 1951), le HCR veille à la
mise en oeuvre des instruments internationaux relatifs aux réfugiés et demandeurs d’asile en apportant, si nécessaire, une assistance aux Etats pour les aider à appliquer ces textes.

Il veille à la mise en œuvre des instruments internationaux relatifs aux réfugiés et demandeurs d’asile (Convention de Genève de 1951 et Protocole additionnel de 1967), en apportant si nécessaire une assistance aux Etats dans l’application de ces textes. Il s’efforce également de proposer des solutions face à des situations peu ou pas prises en compte par cette Convention, comme les afflux massifs ou le regroupement familial.

Il appartient au HCR, pour répondre aux besoins des réfugiés, de rechercher la meilleure solution durable à leur situation (retour volontaire dans le pays d’origine, si les conditions le permettent, installation dans le pays de premier accueil ou réinstallation dans un pays tiers).

Le HCR préconise une approche globale des questions de réfugiés et recherche des partenariats avec les instances traitant de thématiques voisines (protection des droits de l’homme, maintien de la paix, développement, gestion des migrations).

Fonctionnement

Le HCR siège à Genève. Le mandat du Haut Commissaire est de 5 ans. Il est pourvu, depuis le juin 2005, par M.Antonio Manuel Guterres, ancien Premier ministre du Portugal.

Le HCR dispose de bureaux dans 121 pays et emploie actuellement 6 100 personnes dont 900 opèrent au siège et 5 200 sur le terrain (soit 85% du total). 60% des employés de terrain se trouvent souvent dans des endroits isolés et dangereux. Le budget du HCR pour 2006 s’élève à 1,145 milliards $. Il est alimenté en grande majorité par des contributions volontaires. Pour l’année 2006, la contribution de la France s’est élevée à 18,9 millions de $ (15ème rang des donateurs). Le premier poste du budget-programme annuel est consacré aux besoins humanitaires en Afrique (plus de 340 M $).

Les grandes orientations de l’organisation sont définies par le Comité exécutif qui compte 70 membres (dont la France). Un second groupe de travail, le Comité permanent, se réunit de son côté plusieurs fois par an.

Ses dernières années, le HCR est intervenu principalement en Asie (problèmes Palestiniens, Irakiens, Afghans, Sri-lankais…) et surtout en Afrique (Soudan, Somalie, Afrique centrale et de l’Ouest).

La France et le HCR

La France partage et soutient l’approche du HCR sur la pertinence de la Convention de Genève de 1951. Dans le cadre de la réforme française de l’asile (2003) et, afin d’accorder notre position avec celle de nos partenaires européens, nous avons accepté d’adopter une interprétation plus large de la Convention permettant d’octroyer le statut de réfugiés aux personnes faisant l’objet de persécutions non seulement d’acteurs étatiques mais également non-étatiques.

Notre contribution pour 2007 a atteint 20,1 millions de dollars. Nous avons financé les actions du HCR dans les camps situés au Tchad (réfugiés, déplacés et programme de sécurisation des camps), en RCA, en Ouganda, en RDC, au Sahara occidental etc. Nous avons également participé (2M€) au pont aérien de l’OTAN entre la Turquie et le Pakistan en 2005 et effectué des rotations aériennes pour Le compte du HCR au Liban en 2006.

M. Guterres, avec lesquels nous avons des consultations politiques annuelles a été reçu en 2006 par le résident de la République, par le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et par la ministre de la défense.

Lors de la visite officielle de M. Guterres à Paris en janvier, le Haut-Commissaire a estimé qu’il convenait, au sein du HCR, de construire un partenariat des « pays d’Europe du Sud »
face au modèle anglo-saxon (RU, US, Pays-Bas, etc.). Il a plaidé pour un équilibre des cultures via des coopérations plus diversifiées telle que la coopération franco-allemande et la coopération entre pays latins (France, Espagne, Italie, Portugal) notamment. Nous avons
établi, à ce titre, un partenariat franco-allemand.

Mise à jour : 12/07/07

Site du HCR : http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/home


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