Accès rapide :

Table ronde n°3 : "Liens Urgence-Réhabilitation-Développement : tendances et défis"


CNH 2014 - Table ronde 3 par francediplotv

Dans un premier temps, la distinction des temps de l’urgence, de la réhabilitation et du développement a permis de mieux appréhender les séquences de la réponse aux crises. Elle a également permis de voir émerger des spécialités et des métiers, rendant l’aide plus efficace selon qu’on intervenait en situation de crise, en amont ou en aval.

Ont résulté de ces césures de nombreuses difficultés pour le secteur de l’aide et les pays concernés, notamment pour assurer la continuité et la cohérence entre ces différents temps, mais aussi entre les multiples intervenants et la large palette des modalités d’action. Face à cela, de nombreuses réflexions tentent depuis plus de 20 ans d’améliorer les liens entre l’urgence, la réhabilitation et le développement, les concepts de continuum urgence-réhabilitation-développement puis de contiguum URD essayant de proposer des cadres pour articuler les différents temps et acteurs de l’aide.

La multiplication des catastrophes naturelles de grande ampleur depuis la fin des années 1990 (ouragan Mitch en Amérique centrale, tsunami en Asie, séismes au Pakistan, en Chine, en Haïti, cyclones aux Philippines, etc.) a mis en exergue l’importance de « l’avant-crise » et des activités de prévention et de préparation des capacités de réponse aux catastrophes. Depuis l’adoption du Cadre d’Action de Hyogo en 2005 pour des sociétés plus résilientes face aux désastres, des sommes importantes ont été investies dans la préparation aux catastrophes. La troisième conférence mondiale sur la réduction des risques de désastres se tiendra à Sendai au Japon en 2015 et la France accueillera la vingt et unième Conférence sur le changement climatique début 2015.

La récurrence des crises alimentaires et nutritionnelles, avec des cycles de plus en plus rapprochés comme au Sahel par exemple, démontre cependant les limites des programmes de développement pour prévenir ces urgences.

Le concept de résilience nouvellement adopté par le secteur de l’aide internationale, qui correspond à la capacité des systèmes à anticiper les chocs possibles, à les absorber puis à rebondir, est aujourd’hui à l’origine d’une possible révolution du secteur de l’aide. On assiste en effet à un décloisonnement à l’intérieur des guichets de financement, disciplines, secteurs d’intervention et acteurs, mais aussi à l’émergence d’une réflexion plus stratégique sur les différentes temporalités des crises et de l’aide avec une meilleure prise en compte des risques dans la programmation de l’aide au développement.

Quelles leçons tirer à ce sujet de contextes comme le Mali ? Comment améliorer le lien urgence-réhabilitation-développement en post-crise ? Comment intégrer dans les faits le renforcement de la résilience et de la gestion de risques multiples ?


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014