Collectivités lauréates de l’appel à projets « Mobilité internationale des jeunes 2015-2016 » : où en sont-elles ? (Paris, 01.10.2016)

Le 1er octobre célèbre la journée du volontariat français. Le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international s’engage, aux côtés de ses partenaires, pour permettre à davantage de jeunes de vivre une expérience de mobilité volontaire, afin de pouvoir mettre en pratique leur engagement au service de l’intérêt général et d’acquérir des compétences et des aptitudes reconnues ensuite dans le monde du travail.

L’engagement volontaire des jeunes est un vecteur pour leur ouverture sur le monde mais aussi pour l’internationalisation des territoires français, ainsi que cela été mis en avant dans deux documents d’orientation stratégique du MAEDI « Action extérieure de la France pour la Jeunesse » et « Jeunesses, mobilités et territoires : recommandations pour l’action extérieure des collectivités territoriales », résultat du travail du groupe « Jeunesses, mobilités et territoire » de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD).

Afin de soutenir l’engagement des collectivités territoriales pour la mobilité internationale des jeunes dans le cadre de leur action extérieure, le MAEDI a lancé le 15 octobre 2015 un premier appel à projets en soutien à la coopération décentralisée « Mobilité internationale des jeunes 2015-2016 ». Il a permis à 43 collectivités françaises et étrangères d’associer en 2016 des jeunes en volontariat à la mise en œuvre de leurs projets de coopération décentralisée. 100 jeunes ont ainsi pu bénéficier d’une expérience internationale, qu’ils partent vivre à l’étranger ou qu’ils soient accueillis en France, dans le cadre du service civique, du service volontaire européen ou du volontariat de solidarité international. Un second appel à projets « Jeunesse II , clos le 30 septembre poursuit cette dynamique sur l’année 2017.

A l’occasion de la Journée du volontariat français, le MAEDI donne la parole aux jeunes partis en mobilité pour participer aux projets de coopération décentralisée de leur collectivité pour qu’ils partagent leurs expériences, leurs apports ou leurs difficultés, ainsi qu’à plusieurs collectivités qui se sont mobilisées pour leur offrir cette opportunité.

Découvrez les projets menés par les collectivités lauréates !

Arras et Limonade (Haïti)

En octobre 2012, la coopération entre les deux communes d’Arras et de Limonade en Haïti a été formalisée par la signature d’une charte d’engagement réciproque, mettant en avant des axes de partenariats tels que l’enseignement, la jeunesse, l’agriculture et la gouvernance. De la signature de cet accord, un projet d’appui au développement de Limonade est né, permettant d’assoir la coopération et de renforcer la connaissance mutuelle des deux communes. Après l’envoi de trois « ambassadeurs » arrageois en service civique international à Limonade, afin de faire vivre et évoluer la coopération, la ville d’Arras a souhaité accueillir un jeune « ambassadeur » haïtien, en service civique international, afin de développer la réciprocité.

Florentin Lux, le 3ème ambassadeur de la ville d’Arras à Limonade est rentré en France le 12 juin 2016, après une mission de six mois. Ses missions évoluaient autour de la dynamisation du centre jeunesse et culturel à Limonade. Il a mis en œuvre, en partenariat avec l’Alliance française et le gouvernement jeunesse Haïtien, des ateliers peinture et sérigraphie, destinés aux jeunes de la ville.

Il a également permis le rapprochement des instances universitaires et le public jeune du monde agricole, au travers de l’élaboration d’un plan de formation alliant les compétences et atouts des uns et des autres.

La coopération menée effectuera une grande avancée lors de l’arrivée du jeune service civique de nationalité haïtienne, qui permettra d’instaurer un souffle de réciprocité. En immersion au sein des services de la collectivité, il pourra, à son retour, faire part aux partenaires de son expérience et acquis.

Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La ville d’Arras : « Florentin est le 3ème service civique à avoir effectué une mission de service civique à Limonade. Depuis trois ans maintenant, la ville s’efforce d’être à l’écoute de ces jeunes en quête de mobilité en leur proposant de participer au développement de sa coopération.

Chaque jeune a pu bénéficier d’une expérience unique et déterminante pour son futur. Parallèlement, chacun d’entre eux en est ressorti enrichi tant sur le plan personnel que professionnel.

Chaque jeune missionné apporte une touche spécifique au projet, en fonction de son parcours et de sa personnalité. La 1ère ambassadrice avait un profil plus généraliste, qui a été mis à contribution du projet de coopération qui débutait et où un état des lieux était nécessaire. Le 2nd service civique avait un profil orienté vers l’agriculture, il a logiquement permis le développement d’études sur cet axe et la mise en évidence de leurs besoins particuliers. »

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Florentin Lux lors du carnaval 2016 avec l’atelier image de Limonade
Parole de jeunes

Florentin Lux, service civique à Limonade en Haïti : « Le fait de partir en mission de volontariat international en m’engageant pour la coopération Arras-Limonade m’a personnellement enrichi et ouvert l’esprit en prenant du recul sur le mode de vie occidental, et sur les inégalités. Cette mission m’a donné le goût de l’engagement solidaire et du voyage.

Le principal apport de ma mission a été, je pense, l’approfondissement du volet Culture/Jeunesse, avec la recherche de partenaires tels que l’Alliance française pour développer des projets culturels en faveur des jeunes, en favorisant le rapprochement d’acteurs locaux. Concernant le volet agriculture, j’ai également pu proposer un plan de formation en direction des jeunes agriculteurs, en collaboration avec la faculté d’Agronomie de l’Université de Limonade, toujours dans le cadre d’un rapprochement des acteurs locaux. »

Ramcès Bernadin, futur service civique à Limonade, en France : « Ce volontariat et la mobilité me donnent l’opportunité de réaliser une mission de service civique, que je pourrai valoriser pour mon avenir professionnel. J’espère en retirer de meilleures aptitudes d’adaptation, une meilleure appréhension des cultures étrangères tout en apportant mon regard et appui à la coopération. Mes missions s’articuleront autour de la jeunesse et de la culture, en sensibilisant les jeunes et en leur facilitant l’accès aux mondes culturel et artistique.

Cette expérience, mes recherches et mes connaissances acquises permettront à la coopération de faire une grande avancée dans le cadre de son projet, en développant cette réciprocité en se basant sur mon intérêt et mon implication dans la communauté Limonadienne. »

En savoir plus : page Facebook de la coopération Arras - Limonade

Conseil départemental de Loire-Atlantique et le Gouvernorat de Mahdia (Tunisie)

Dans le cadre de sa coopération avec le Gouvernorat de Mahdia en Tunisie, le Département de Loire-Atlantique développe plusieurs thématiques dont celle de la Jeunesse. Actuellement, le projet «  Jeunes sans frontières - Échanges France / Tunisie » vise à organiser un échange de jeunes en service civique international réciproque, en envoyant 8 jeunes de Loire-Atlantique pour des missions d’intérêt général dans des maisons de jeunes du Gouvernorat de Mahdia et réciproquement, en accueillant 7 jeunes Tunisiens dans 6 structures en Loire-Atlantique : associations Parcours le Monde, Unis Cité, Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA), mission locale de St Nazaire et le Foyer de jeunes travailleurs l’Odyssée de Nozay.

Le premier semestre 2016 aura permis d’organiser deux rencontres de professionnels de la jeunesse français et tunisiens, avec un accueil en Loire-Atlantique en mars et une mission à Mahdia en mai. Les 15 jeunes ont été identifiés au cours de l’été et se préparent actuellement pour leur mission de 8 mois. Les 8 jeunes français ont commencé leur mission le 19 septembre dans les structures françaises pour un premier mois de préparation et de formation ; ils passeront également le dernier mois de leur expérience en France pour préparer la suite de leur parcours. Les 7 jeunes Tunisiens arriveront en Loire-Atlantique le 2 octobre et vont pouvoir rencontrer les Français en partance lors d’un regroupement de 3 jours organisé à leur arrivée ; ils rejoindront leur lieu de mission le 6 octobre. Les jeunes français partiront pour Mahdia le 16 octobre.

Le projet a obtenu des fonds du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, dans le cadre du contrat État/Région 2016-2018.

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Les 7 jeunes Tunisiens originaires de Mahdia arrivent en Loire-Atlantique pour effectuer leur service civique
Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

Le Département de Loire-Atlantique : « La jeunesse est un nouveau volet de la coopération entre le Département de Loire-Atlantique et le Gouvernorat de Mahdia. Les besoins étant similaires de chaque côté de la Méditerranée, les acteurs de la coopération se sont entendus pour développer ce projet.

En France, nous avons souhaité former un partenariat diversifié, afin de mêler des structures expérimentées dans le domaine international (Parcours le Monde, CEMEA), d’autres dans le service civique (Unis Cité), d’autres encore avec une expériences d’accompagnement de jeunes dits « éloignés des mobilités internationales » (les missions locales de St Nazaire et Guérande) ou encore un foyer de jeunes travailleurs qui découvre à la fois le service civique et l’international et qui a permis de signer un nouvel agrément de service civique. Grâce à l’expérience et la motivation des partenaires, le projet se construit dans une bonne dynamique. Ce sont ces mêmes partenaires qui accompagnent les jeunes français qui partiront à Mahdia.

En Tunisie, c’est le Commissariat Jeunesse et sport de Mahdia qui coordonne les maisons de jeunes et qui assure le choix des jeunes tunisiens. Le Gouvernorat de Mahdia suit également le projet. L’association France Volontaires accompagne les formalités et proposent des formations pour les jeunes et les tuteurs tunisiens.

Le maillage du partenariat en France et en Tunisie et la volonté affirmée de tous les partenaires de voir se développer le projet est la garantie que le projet se réalisera.  »

Parole de jeunes :

Atef Maatoug, service civique en Loire-Atlantique : « Le service civique, c’est la possibilité de vivre de nouvelles expériences et m’ouvrir à d’autres horizons en effectuant une mission au service de la collectivité. C’est également une opportunité de développer ou d’acquérir de nouvelles compétences. Ainsi, toute mission de Service Civique est accompagné d’un tutorat individualisé et d’un accompagnement à la définition de mon projet d’avenir et il me prend en compte mes besoins et mes attentes et constitue une étape importante de mon engagement dans la société.  »

Aurore Fretellière, service civique en Tunisie, à Mahdia : « Je voudrais vraiment me sentir au bon endroit au bon moment toute cette année  »

Fahia Kerkeni, service civique en Loire-Atlantique : « C’est ma première expérience en tant que volontaire et d’après mes expériences passées, je sais très bien que cette aventure est très enrichissante et gratifiante et je soutiens bien qu’elle peut transformer ma vie. Offrir un service au profit de l’intérêt public sans attendre une contrepartie stimule mon sentiment de satisfaction personnel et satisfait mon besoin d’estime de soi.  »

Pourquoi souhaites-tu vivre un volontariat ? Moussa Essefi, service civique en Loire-Atlantique : « Tout simplement parce qu’il y a des personnes qui ont besoin d’aide que ce soit financièrement ou moralement et dans certains cas, je sens que c’est obligatoire plus que un volontariat. »

Nourhene Essayed, service civique en Loire-Atlantique : « Faire un service civique international entre la France et la Tunisie serait pour moi l’occasion de pratiquer la langue française, de découvrir une nouvelle culture, de valoriser mon CV mais par-dessus tout, ça me permettrait un épanouissement personnel. Depuis la révolution c’est une nouvelle Tunisie qui s’ouvre à la France et j’espère que c’est aussi l’occasion pour la nouvelle génération de se découvrir.  »

Sabri Sféri, service civique en Loire-Atlantique : « Cette expérience va hausser le sentiment de la citoyenneté et de l’appartenance à ce monde. Ainsi, elle va changer ma vision de la vie quotidienne.  »

Rahma Messaoud, service civique en Loire-Atlantique : « Cette expérience va m’apporter de nouvelles amitiés et compétences, une expérience de travail à l’international et, ce qui compte peut être le plus, une perception de soi complètement rénovée. »

Qu’attends-tu de ta mission de service civique ? Abbes Yasmine, service civique en Loire-Atlantique : « Vivre une expérience ou je peux connaitre mes performances et mes limites dans un contexte des défis. Apprendre des nouvelles compétences, me découvrir moi-même et se préparer à la vie professionnelle. Faire des nouvelles connaissances et me sentir comme citoyen du monde. Participer à l’apprentissage de la citoyenneté et au développement personnel des volontaires. »

Conseil régional des Hauts-de-France avec l’Etat du Minas Gerais (Brésil), Land de Rhénanie du Nord Westphalie (Allemagne), Voïvodie de Silésie (Pologne) et Région d’Ananlanjirofo (Madagascar)

La Région des Hauts-de-France soutient les mobilités individuelles par le dispositif de service civique internationa l dans des territoires avec lesquels des partenariats existent, parmi lesquels l’État du Minas Gerais au Brésil, le Land de Rhénanie du Nord Westphalie en Allemagne, le Voïvodie de Silésie en Pologne et la Région d’Ananlanjirofo à Madagascar. Ce sont 40 jeunes originaires des Hauts-de-France qui sont ainsi partis en mobilité, notamment des jeunes qui n’avaient jamais connu d’expérience de mobilité internationale. Le projet s’appuie notamment sur les missions locales d’Arras et de Douai.

La première édition du projet s’est tenue en 2015-2016. Le projet 2016-17 est en cours. Les premiers retours sur l’accompagnement des jeunes – formation, appui au départ, appui pendant le séjour, appui au retour – sont très positifs et montrent le bien-fondé de la démarche. Des ajustements seront apportés à cette 2ème édition, notamment pour un accompagnement renforcé des jeunes pendant leur séjour à l’étranger, et un renforcement de la formation avant le départ.

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Projet d’agro-écologie dans l’État du Minas Gerais associant de jeunes volontaires des Hauts-de-France
Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La Région Hauts-de-France : « Sur la base de la première édition, et pour les jeunes interrogés à l’issue de leur période d’engagement, le service civique a eu un apport professionnel et personnel :

Au niveau professionnel, l’expérience a permis l’acquisition de nouvelles connaissances (langue et technique) et pour certains, la confirmation de l’orientation professionnelle (concerne les jeunes en mission dans le secteur du handicap qui souhaitent travailler dans le secteur médico-social) ou le changement d’orientation professionnelle.

Au niveau personnel, l’expérience a permis à la majorité des volontaires de gagner en confiance. Par ailleurs, certains ont décidé de s’engager dans le milieu associatif et d’autres sont en cours de création d’une association.
Enfin, la majorité a changé de regard sur le pays d’accueil, quel qu’il soit, en Europe, en Afrique ou en Amérique latine, a pu analyser les stéréotypes véhiculés, et faire évoluer les représentations.
 »

Découvrez la vidéo « Cap sur le monde - édition 2015 » de la Région Hauts-de-France.

Dijon, Cluj-Napoca (Roumanie) et Réggio-Emilia (Italie)

Depuis 2008, la ville de Dijon développe des actions de mobilité européenne des jeunes de 14 à 30 ans. Ces actions ont été menées en partenariat avec les associations locales, dont Léo Lagrange Centre-Est. La ville de Dijon accueille dans ses services de jeunes européens et facilite l’envoi de jeunes français sans obligatoirement établir de lien entre ces dynamiques. Pour la première fois l’accueil et l’envoi seront réciproques, simultanés et impliquant deux villes partenaires, Cluj-Napoca en Roumanie et Reggio-Emilia en Italie.

L’échange de 6 jeunes en service civique à l’international (3 jeunes dijonnais, 2 jeunes de Cluj et 1 jeune de Reggio) est en cours. L’objectif est de partager un projet commun culturel et environnemental à travers des actions de coopération entre Dijon, Reggio-Emilia et Cluj-Napoca. Les 3 jeunes dijonnais ont été sélectionnés ainsi qu’une jeune roumaine. Le recrutement des 2 derniers jeunes se termine et leur identité sera connue le 3 octobre. La semaine de préparation avec l’atelier mobilité Léo Lagrange, le maître d’œuvre du projet, se déroulera à partir du 10 octobre 2016.

Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La ville de Dijon : « Par leur expérience, les jeunes vont témoigner de l’intérêt d’un projet de mobilité auprès des jeunes dijonnais et leur donner envie de s’impliquer dans d’autres projets de la ville de Dijon, des villes partenaires ou dans leurs propres projets.

Ils vont valoriser les compétences acquises lors du projet (ouverture aux autres, estime de soi, adaptabilité, apprentissage de techniques d’organisation d’événements…). Ils seront les ambassadeurs des villes où ils auront effectués leur service et aideront à pérenniser les actions de coopération décentralisée à leur retour.

Les jeunes sont impliqués pour leur dynamisme et leur enthousiasme face aux nouveaux projets. La communication, auprès des jeunes, sur les actions de coopération jeunesse entre les villes partenaires de Dijon sera plus efficace si elle est assurée par leurs pairs.  »

Grenoble et Sfax (Tunisie)

Les villes de Grenoble et de Sfax en Tunisie sont jumelées depuis 1998 , mais des liens, sous forme d’échanges sportifs, scolaires et universitaires existent entre Grenoble et Sfax depuis 1968. Les échanges entre les deux collectivités sont denses, sur de nombreuses thématiques comme la gestion urbaine, les échanges universitaires, etc. Pour la première fois, un échange réciproque de jeunes en service civique est mis en place pour renforcer les liens entre les deux villes partenaires. La jeune sfaxienne est arrivée à Grenoble en septembre 2016 et un jeune grenoblois partira à Sfax en 2017.

L’état de propreté des rues et quartiers de la ville de Sfax s’est détérioré depuis plusieurs années. Afin de pallier les difficultés des services municipaux, la société civile tente parfois de mettre en place des dispositifs pour améliorer l’état des rues. Le Comité de jumelage Sfax-Grenoble a sollicité la ville de Grenoble pour son expertise dans ce domaine. Le service civique permettant l’accueil de Sabrine Ghribi, habitante de Sfax ayant fait des études dans le domaine de la protection de l’environnement, semble être une opportunité.

Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La ville de Grenoble : « Sabrine a l’enthousiasme de la jeunesse. Elle s’intègre très facilement dans la vie de notre ville qu’elle découvre avec beaucoup de curiosité. Elle imagine déjà pouvoir transposer les méthodes utilisées à Grenoble à quelques quartiers de la ville de Sfax qui pourraient servir d’exemples. Son souhait de voir sa ville plus agréable à vivre renforce sa motivation. Devenir messager du tri à Sfax sera bien perçu par les enfants rencontrés dans les groupes scolaires et par les habitants. Son expérience acquise à Grenoble sera appréciée. De plus, ici et là-bas, Sabrine sera également un excellent messager de la coopération entre nos deux villes.  »

Parole de jeunes :

Sabrine Ghibri, service civique à Grenoble : « Je suis arrivée à Grenoble le 5 septembre 2016. Durant les deux premières semaines, j’ai été occupée par de nombreux problèmes administratifs. Je suis hébergée au foyer de l’étudiant où je rencontre des jeunes venant faire leurs études à Grenoble, issus de tous les pays du monde. J’ai ensuite commencé mon travail au sein de la Direction de la collecte et du traitement des déchets de Grenoble Alpes métropole. Nous avons participé à l’inauguration du site de compostage du groupe scolaire Ampère. Deux classes de CM1 ont pu bénéficier d’une sensibilisation au compostage.

J’ai visité ensuite le centre de tri d’ATHANOR et j’ai pris connaissance de ses principales activités : tri, incinération et enfouissement. Deux aspects m’interpellent : le travail en équipe, qui est indispensable dans ces métiers et le coût de cet établissement.

J’ai pu ensuite visiter des écoles de Corenc, commune voisine de Grenoble, celle-ci souhaite mettre en place des composteurs.

En marge de ces activités je vais suivre auprès de la Direction de l’Action Internationale l’organisation de l’atelier de l’Institut de l’Urbanisme de Grenoble qui se déroulera à Sfax du 11 au 20 novembre. En effet, un micro projet collecte des déchets est proposé par les étudiants.

Déjà je commence à me rendre compte de la difficulté de mettre en place à Sfax les mêmes services qu’à Grenoble. D’une part, faire prendre conscience aux habitants de Sfax qu’un environnement propre, responsable, améliorerait leur vie quotidienne. D’autre part, je me demande si les Sfaxiens voudront payer autant d’impôts que les Grenoblois pour financer ces services. Pour le moment je commence à voir beaucoup de choses et aussi à réfléchir à la manière dont nous pourrons travailler à Sfax.

Je remercie toutes les personnes qui me permettent de réaliser ce projet. C’est une très belle opportunité pour moi. C’est d’ailleurs la première fois que je quitte mon pays.  »

En savoir plus : site de la ville de Grenoble

Lille et Saint-Louis (Sénégal)

La ville de Lille et la commune de Saint-Louis sont partenaires depuis 1978. Les deux collectivités travaillent ensemble sur les thématiques de lutte contre le changement climatique, l’appui institutionnel et sur les problématiques liées à la gouvernance et à la mise en œuvre de la démocratie à l’échelle locale. La ville de Lille s’engage en outre pour la promotion de la mobilité des jeunes.

Le projet de mobilité internationale et réciprocité pour la coopération entre Lille et Saint-Louis prévoit de renforcer et de qualifier les activités liées au programme de coopération entre les deux villes, dans une logique de réciprocité.

Pour cela et pour la première fois, la ville de Lille accueille un volontaire Saint-Louisien à Lille auprès de l’association Ch’ti Teranga, opérateur de la coopération, pour une mission de 10 mois. Makhete Diop, jeune Saint-Louisien de 23 ans est arrivé à Lille le 8 septembre 2016 pour animer des ateliers sur l’interculturalité dans le cadre des nouvelles activités périscolaires auprès d’écoles lilloises.

En parallèle, Marie Richard, volontaire de Solidarité Internationale, travaille à Saint-Louis auprès de l’agence de développement communal, pour suivre et coordonner les projets de coopération qui lient les deux villes.

Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La ville de Lille : « Les deux jeunes visés par le projet sont fortement impliqués puisqu’ils ont contribué au montage du projet et en sont également les cibles. Les échanges entre les deux jeunes sont fréquents et permettent une bonne communication. A titre d’exemple, le recrutement, l’accompagnement et la formation au départ de Makhete Diop pour Lille se sont déroulés avec l’appui de la volontaire au Sénégal.

Makhete Diop et Marie Richard contribuent directement aux projets de coopération visant le mieux-vivre et la solidarité internationale en s’impliquant dans le montage, la gestion et l’animation des activités. Makhete Diop, dans le cadre de sa mission auprès de l’opérateur de coopération Ch’ti Teranga anime des ateliers culturels sur le Sénégal auprès de publics jeunes à Lille des ateliers de préparation de groupes en partance pour le Sénégal. »

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A gauche : Makhete Diop en animation pour les quartiers d’été à Lille A droite : Marie Richard et les partenaires sénégalais en réunion de travail sur l’éclairage public, un projet structurant de la coopération.
Paroles des jeunes en volontariat

Makhete Diop, volontaire du service civique à Lille : « La mobilité et le volontariat m’ont permis d’avoir une autre ouverture, comprendre le fonctionnement des autres. Ça m’a amené à un changement rapide sur beaucoup de choses.  »

Marie Richard, volontaire Solidarité internationale à Saint-Louis du Sénégal : « Si je devais résumer ma mission en quelques mots, je choisirai les suivants : gestion de projets, réalisation, échanges et interculturalité.

En tant que volontaire pour la ville de Lille dans le cadre de la coopération décentralisée Lille-Saint-Louis, je travaille au quotidien auprès de l’agence de développement communal pour suivre et coordonner les projets. »

En savoir plus : site de la ville de Lille

Vienne, Grenoble, Romans-sur-Isère, Conseil départemental de l’Isère avec Goris, Sevan, Erevan et Vardenis (Arménie)

Depuis 2007, les villes de Vienne, de Romans-sur-Isère et de Grenoble, et le Département de l’Isère, en partenariat avec les villes de Goris, Vardenis et Sevan, et la préfecture de Guegharkunik en Arménie, se sont regroupées au sein de la plateforme mutualisée IRAPA (intercoopération de collectivités rhônalpines pour l’Arménie) afin de mener ensemble des projets ambitieux dans les secteurs du tourisme et de la francophonie.

Complémentaire du projet mutualisé d’actions de la plateforme IRAPA, le projet déposé dans le cadre de l’appel à projets « Mobilité internationale des jeunes » du MAEDI répond à la volonté des élus de favoriser la mobilité internationale des jeunes, renforçant ainsi leur employabilité, et favorisant la connaissance de l’Autre, pour développer la citoyenneté. Ce projet permet également d’insuffler un dynamisme nouveau dans les relations des partenaires IRAPA, et de mettre la jeunesse au premier plan.

« La mission des services civiques à Goris arrivant à son terme dans quelques jours, l’effet sur le territoire arménien est au-delà des attentes initiales, une réelle dynamique s’étant créée autour des animations francophones permettant de valoriser la motivation et implication des jeunes volontaires. Quant à la mission de la VSI, qui n’est qu’à son début, elle permet d’ores et déjà d’envisager un retour très positif en termes de dynamique touristique sur les territoires de coopération  » précise la ville de Vienne.

Qu’apportent les jeunes impliqués dans le projet à votre partenariat de coopération décentralisée ? Pourquoi avoir choisi de les impliquer ?

La ville de Vienne : « La thématique Jeunesse a toujours été présente dans les actions menées par IRAPA : chantiers de jeunes autour du patrimoine à Vienne et Romans, et à Goris et Vardenis, des stages pour les étudiants. A l’occasion des 20 ans de l’indépendance de l’Arménie (2011), une exposition photo « Avoir 20 ans en Arménie » réalisée par un jeune photographe français, avait dressé le portrait de jeunes de 20 ans, à qui était demandé leur vision de leur pays et de leur vie.

Dans le cadre de l’actuel projet, le recours à des jeunes volontaires a pour objectif notamment de renforcer les actions mises en place en Arménie, appuyer les coordinateurs arméniens de projets, favoriser le travail mutualisé, faciliter le lien entre partenaires français et arméniens, apporter une nouvelle dynamique aux projets liés à la francophonie. »

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A gauche : Makhete Diop en animation pour les quartiers d’été à Lille A droite : Marie Richard et les partenaires sénégalais en réunion de travail sur l’éclairage public, un projet structurant de la coopération.

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Apprendre les comptines françaises - école maternelle n°5 de Goris

Anaïs Bernard et Océane Rathe, Services civiques au Centre culturel francophone de Goris, ville partenaire de Vienne. Apprendre les comptines françaises - école maternelle n°5 de Goris

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Cours de français pour les enseignants de Goris

Anaïs Bernard et Océane Rathe, Services civiques au Centre culturel francophone de Goris, ville partenaire de Vienne : Cours de français pour les enseignants de Goris

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Cours d’informatique – Centre culturel Francophone

Anaïs Bernard et Océane Rathe, Services civiques au Centre culturel francophone de Goris, ville partenaire de Vienne. Cours d’informatique – Centre culturel Francophone

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Florentin Lux lors du carnaval 2016 avec l’atelier image de Limonade

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Les 7 jeunes Tunisiens originaires de Mahdia arrivent en Loire-Atlantique pour effectuer leur service civique

Image Diaporama - Les enfants du Centre Culturel Francophone de (...)

Les enfants du Centre Culturel Francophone de Goris

Anaïs Bernard et Océane Rathe, Services civiques au Centre culturel francophone de Goris, ville partenaire de Vienne. Les enfants du Centre Culturel Francophone de Goris

Image Diaporama - Projet d'agro-écologie dans l'État du Minas (...)

Projet d’agro-écologie dans l’État du Minas Gerais associant de jeunes volontaires des Hauts-de-France

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Séminaire Tourisme Arménie

Angela GAWRIEH, Volontaire Solidarité International en Arménie (Erevan, Sevan, Vardenis et Goris, villes partenaires de la plateforme IRAPA) : Séminaire Tourisme Arménie

Image Diaporama - Séminaire Tourisme Arménie

Séminaire Tourisme Arménie

Angela GAWRIEH, Volontaire Solidarité International en Arménie (Erevan, Sevan, Vardenis et Goris, villes partenaires de la plateforme IRAPA) : Séminaire Tourisme Arménie

Paroles des jeunes en volontariat

Angela Gawrieh, volontaire Solidarité international en Arménie (Erevan, Sevan, Vardenis et Goris, villes partenaires de la plateforme IRAPA) : « Être VSI en Arménie, c’est la garantie d’une expérience professionnelle et personnelle enrichissante. Ce sont des rencontres humaines touchantes, marquantes, et grandissantes, mais c’est aussi constater au quotidien l’aide que l’on peut apporter au développement d’un territoire. Choisir de partir en volontariat solidaire international est, à ce jour, la meilleure décision que j’ai prise, que ce soit personnellement ou professionnellement. »

Anaïs Bernard et Océane Rathe, volontaires en service civique à Goris, ville partenaire de Vienne : « Partir de sa famille pendant plus de cinq mois pouvait sembler très difficile au départ, mais finalement surmontable, ça nous a permis d’acquérir de l’indépendance, gagner en confiance en soi, prendre un peu de recul sur sa vie, donner de son temps aux enfants, créer, apprendre, communiquer, découvrir une autre culture, s’adapter, faire découvrir la culture française… Une expérience extrêmement riche que nous conseillons sans hésiter à d’autres jeunes. »

En savoir plus : site de la ville de Vienne

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