De la COP 21 à la COP 22 : État et acteurs non gouvernementaux unis dans l’action (Marrakech, 15.11.2016)

La coopération décentralisée sur le pavillon des Territoires : retour sur l’événement « État et acteurs non-gouvernementaux unis dans l’action »

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Moments choisis de la COP 22. © Fleur Ferry, Département de Seine-Maritime

La COP 22 s’est tenue à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Pareillement à la COP 21, les collectivités territoriales françaises et étrangères étaient présentes tout au long de la Conférence pour mettre en avant leurs projets, leurs idées et leurs solutions dans la lutte contre le dérèglement climatique. Parmi les thématiques soulevées, la coopération décentralisée se positionne comme un vecteur d’actions innovantes, plurielles et multi-sectorielles, en faveur du climat et reconnu par l’Accord de Paris.

Les délégations pour la société civile et les partenariats (CIV) et pour l’action extérieure des collectivités territoriales (DAECT) du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI) ont co-organisé un événement en zone verte, le 15 novembre, intitulé «  De la COP 21 à la COP 22 : Etat et acteurs non-gouvernementaux unis dans l’action  ». L’objectif de ce moment singulier était de croiser le point de vue des acteurs publics et privés dans le dialogue stratégique autour du climat et d’exposer la mise en œuvre opérationnelle de ce dialogue par des exemples concrets d’actions qui, pour être efficaces, doivent être portées par des coalitions multi-acteurs.

Près de 170 personnes sont venues écouter les expériences et témoignages de nombreux intervenants :

  • M. André Rossinot, président de la métropole du Grand Nancy ;
  • Mme Marie-Pierre Bresson, adjointe à la coopération internationale et européenne la ville de Lille et M. Omar Hejira, président de la commune d’Oujda (Maroc) ont présenté leur projet de coopération décentralisée pour une énergie durable ;
  • Mme Agnès Langevine, vice-présidente de la Région Occitanie, en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l’économie circulaire et des déchets, s’est exprimée sur les actions de sa région et a notamment rappelé que l’eau et l’énergie sont des thématiques essentielles pour les politiques locales et internationales et que leur conduite se fait en toute complémentarité ;
  • M. Rachid Chriqi, membre fondateur de l’association Energie Solidarité et Environnement (EnSEn), a mis en avant l’exemple de la réalisation de « hammams durables », dans le cadre du partenariat entre le GERES et l’EnSEN marocain ;
  • Mme Vanessa Laubin, membre du GERES et trésorière de l’association Climate Chance, est intervenue sur la mise en place, lors du Sommet Climate Chance du 28 septembre dernier, de 17 coalitions multi-acteurs chargées de jouer le rôle d’observatoires des acteurs et de fédérateurs d’actions ;
  • Mme Aurélie Jardin, directrice des relations institutionnelles France et Partenariats à Schneider Electric. Celle-ci, impliquée concrètement pour la formation des jeunes aux métiers de l’énergie, travaille en partenariat financier avec la DAECT dans le cadre des appels à projets « Climat » et « Jeunesse » ;
  • Une stagiaire de l’Institut de Formation aux Métiers des Énergies Renouvelables et de l’Efficacité Énergétique (IFMEREE), centre de formation partenaire du projet Lille/Oujda, a insisté sur la nécessité de mobiliser les jeunes, comme cela a été répété à de nombreuses reprises au cours de la COP 22.

Les représentants du MAEDI ont, quant à eux, souligné trois points essentiels pour une coopération réussie en faveur du climat :

  • La pertinence de l’action multi-acteurs sur les territoires (Objectifs du développement n°17) s’inscrit parfaitement dans l’agenda de l’Action proposé lors de cette COP ;
  • Les coopérations décentralisées sont une modalité essentielle de mise en œuvre de l’Accord de Paris, dans la logique d’une « diplomatie du concret, du contact », comme l’a énoncé M. Cyrille Pierre, directeur du développement durable du MAEDI. Les collectivités sont en première ligne du dérèglement climatique, tant dans l’impact que dans la résolution, qui passe notamment par l’éducation, priorité rappelée par le Secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, M. André Vallini.
  • L’ouverture sur les possibilités offertes par la COP 22 et par Habitat 3 : les acteurs français (ONG, entreprises, collectivités…) sont invités à se mobiliser sur les moyens de mise en œuvre offerts par le Nouvel agenda urbain.

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