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Les rapports mensuels d’André François-Poncet, Haut-Commissaire français en Allemagne (1949 - 1955) - Les débuts de la république fédérale d’Allemagne

André François Poncet
Rapport de Poncet

Tout sépare la situation actuelle de celle qu’André François-Poncet trouva en arrivant à Bonn, en septembre 1949, pour y prendre ses fonctions, nouvellements créées de Haut-Commissaire de la France en Allemagne. Mais ces rapports, rédigés le plus souvent de sa main n’ont-ils qu’un intérêt historique ou littéraire ? Bien au contraire. La « préhistoire » de la réconciliation franco-allemande, dont André François-Poncet relate les difficultés et les progrès, est riche d’enseignement pour tous ceux qui considèrent que l’entente entre Paris et Bonn constitue le pilier irremplaçable de l’Union Européenne.

La chronique du Haut-Commissariat montre que le Traité de l’Élysée de 1963 fut un aboutissement autant qu’un point de départ. C’est entre 1947 et 1956 que se produisit la grande réorientation de la politique allemande de la France. Robert Schuman en fut l’artisan, aidé de Jean Monnet et soutenu par l’essentiel des responsables politiques de la IVème république. Ce virage se heurta à bien des resistances : les rapports mensuels du Haut-Commissariat en témoignent abondamment : si la France avait fait le choix de la réconciliation, elle entendait en étaler la mise en œuvre sur une période assez longue et l’entourer de solides garanties contre une résurgence possible de l’impérialisme allemand.

L’émancipation de l’Allemagne se fit en quelques brèves années. Le traité de Paris lui donna, en abrogeant le statut d’occupation, et en mettant un terme à l’existence de la Haute-Commission, une consécration juridique en mai 1955.

Extrait de la préface de Jean-François-Poncet.
Paris, 6 février 1995


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