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3. De l’indépendance aux traités de paix, septembre 1918-juin 1920

3.1. L’instauration de la République tchécoslovaque, l’établissement des relations diplomatiques (septembre 1918-janvier 1919)

Tandis qu’au mois d’août 1918 se précise l’effondrement des puissances centrales, le Conseil national tchécoslovaque prépare sa transformation en gouvernement provisoire. Le 18 octobre, depuis Washington, Masaryk proclame l’indépendance de la nation tchécoslovaque. Le 28 octobre 1918, pendant qu’à Genève des délégués de la résistance intérieure, venus de Prague, discutent avec ceux du Conseil national de la forme et de la composition du futur gouvernement, l’indépendance est proclamée à Prague, sans effusion de sang ni réaction des autorités austro-hongroises. Le 30 octobre, les dirigeants du mouvement national slovaque déclarent leur adhésion au nouvel État. Élu président de la République tchécoslovaque par l’Assemblée nationale provisoire, Masaryk entre triomphalement à Prague le 21 décembre 1918, accompagné du ministre de France en Tchécoslovaquie Frédéric Clément-Simon, premier diplomate étranger accrédité auprès de la nouvelle République.

Compte rendu d'une conversation avec Beneš

Compte rendu d’une conversation avec Beneš

Télégramme adressé par Beneš à Štefan Osuský

Télégramme adressé par Beneš à Štefan Osuský

L'arrivée triomphale à Prague de Masaryk

L’arrivée triomphale à Prague de Masaryk

Relation par Frédéric Clément-Simon

Relation par Frédéric Clément-Simon

Portrait de Tomas Garrigue Masaryk

Tomáš Garrigue Masaryk

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3.2. Légations et diplomates

Le palais Buquoy, siège de la légation de France à Prague : façade sur rue

Fernand Couget, ministre de France en Tchécoslovaquie de septembre 1920 à août 1926

Štefan Osuský, ministre de la République tchécoslovaque à Paris de 1920 à 1940

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3.3. La mission militaire française, la disparition de Štefánik et les combats aux frontières polonaise et hongroise

Né à la faveur de la décomposition de l’Empire austro-hongrois, l’État tchécoslovaque doit promptement faire face aux difficultés économiques et établir son autorité sur un territoire dont les frontières, notamment avec la Hongrie, restent à définir. L’essentiel des légionnaires de Russie se trouvant encore en Sibérie, l’absence de cadres militaires et de troupes incite Beneš à solliciter, en décembre 1918, l’envoi d’une mission militaire française, dirigée par le général Maurice Pellé.

En janvier 1919 éclatent de brefs affrontements entre troupes tchécoslovaques et polonaises pour le contrôle de la région frontalière et minière de Teschen (Tešín). Arbitré par la Conférence de la Paix, le contentieux restera pour longtemps une source de tension entre les deux voisins.

En avril 1919, les troupes du régime bolchevique hongrois de Béla Kun pénètrent en Slovaquie. Au terme de deux mois de rudes combats, les troupes tchécoslovaques, encadrées par la mission militaire française, repoussent finalement l’offensive et occupent le territoire dont la Conférence de la Paix reconnaîtra l’appartenance à la Tchécoslovaquie.

C’est durant ces semaines difficiles que, le 4 mai 1919, un accident d’avion coûte la vie à Milan Štefánik, enlevant à la patrie l’un de ses pères fondateurs.

Portrait photographique du général Pellé

Portrait photographique du général Pellé

Premier rapport du général Maurice Pellé

Premier rapport du général Maurice Pellé

Télégramme du général Janin à Philippe Berthelot

Télégramme du général Janin à Philippe Berthelot

Copie de lettre de S. Pichon

Copie de lettre de Stéphen Pichon

Obsèques de Milan Štefánik, les 10 et 11 mai 1919

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3.4. La Conférence de la Paix, les traités de Saint-Germain et de Trianon

La délégation tchécoslovaque à la Conférence de la Paix, qui s’ouvre à Paris le 18 janvier 1919 sous la présidence de Georges Clémenceau, est officiellement dirigée par Karel Kramář. Edvard Beneš tient en fait le premier rôle. Le nouvel État est essentiellement concerné par les traités de paix signés avec l’Autriche (Saint-Germain-en-Laye, 18 septembre 1919), et la Hongrie (Trianon, 4 juin 1920). Grâce à la modération de ses revendications et à l’appui de la diplomatie française, la Tchécoslovaquie obtient satisfaction quant au tracé de ses frontières avec l’Allemagne et l’Autriche. En l’absence de tracé antérieur et par suite des opérations militaires du printemps 1919, la délimitation avec la Hongrie est la plus délicate. Du fait de la volonté des organisations ruthènes des États-Unis, la Ruthénie subcarpatique intègre le nouvel État. Favorables du point de vue stratégique et économique, ces frontières incluent de fortes minorités ethniques. La Tchécoslovaquie hérite par ailleurs d’une portion des dettes de l’Autriche-Hongrie et s’engage à verser une contribution financière pour sa libération.

L'Europe de 1919

L’Europe de 1919

Frontières tchécoslovaques

Tchécoslovaquie : frontières de 1914

Le traité de Saint-Germain

Le traité Saint-Germain

Traité relatif à la constitution de l'Etat tchéco-slovaque

Traité relatif à la constitution de l’État tchéco-slovaque

Instrument de ratification tchécoslovaque

Instrument de ratification tchécoslovaque

Signature du traité de paix

Signature du traité de paix avec la Hongrie


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