Accès rapide :

Présentation de la collection.

Clipboard4

Le fonds des notices de tribus

Les notices de tribus marocaines, si tant est que l’on puisse véritablement parler de notices de « tribus », constituent un agglomérat de documents hétéroclites. Les notices de tribus à proprement parler ne représentent en effet que 45% du fonds, le reste se répartissant en études thématiques ; de surcroît, seules 21% de ces notices consacrées aux tribus furent rédigées après 1927, date à laquelle les fiches de tribus se substituent à elles. L’unité du fonds serait donc plutôt à rechercher du côté des producteurs de ces notices, c’est-à-dire les contrôleurs civils et les officiers du bureau des renseignements. Plus exactement, les divers thèmes abordés sont inhérents aux missions dont sont chargés ces fonctionnaires.

Outre son utilité immédiate, l’ensemble de ces travaux possède une portée scientifique non négligeable. La direction des Affaires indigènes entretient en effet d’étroites relations avec les organes scientifiques de la Résidence. A cet égard, la publication de la Mission scientifique du Maroc Villes et Tribus du Maroc, dont le premier tome consacré à « Casablanca et la Chaouia » et publié en 1915 retrace dans sa préface les étapes du partenariat entre le Service des renseignements et la Mission, en est peut-être l’exemple le plus représentatif.

Leur collaboration se fait encore plus étroite à partir de 1919, lorsque la Mission scientifique du Maroc est rattachée au gouvernement du protectorat (direction des Affaires indigènes et Service des renseignements) sous le nom de Section sociologique. Au gré de leurs recherches, les membres de la Section sociologique se voient faciliter l’accès aux archives des postes et peuvent lancer des enquêtes par l’intermédiaire de questionnaires. Ainsi, l’enquête collective sur le prolétariat marocain menée entre 1948 et 1950, qui fait l’objet du volume trois des Cahiers de l’Afrique et de l’Asie, est due à l’activité conjuguée du C.H.E.A.M. et de la Section sociologique, autrement dit de la direction des Affaires indigènes. Dans la préface du tome deux intitulé « Esquisse d’histoire religieuse du Maroc » par G. Drague, R. Montagne précise : « Il a été fait appel en outre à de nombreux renseignements verbaux et à des notes écrites provenant des chefs de confréries et des zaouïas les plus marquantes, ainsi qu’à des informations données par de nombreux officiers des Affaires indigènes et contrôleurs civils. C’est ce qui a permis de corriger quelques erreurs solidement accréditées par la tradition et de préciser de nombreux faits importants. »

Illust: , 5 ko, 50x276
 

Définitions

Les auteurs des notices : officiers de renseignement et contrôleurs civils

Typologie des documents

Thèmes abordés

Histoire

Les igoudar, greniers-forteresses - Taza - La juiverie de Mogador

Droit

La justice Makhzen au Maroc - Les djemaas - La prestation de serment

Economie

La pêche - L’élevage du chameau - L’artisanat - Le commerce - L’eau et ses enjeux

Société

Les accoucheuses musulmanes de Casablanca - Le logement - Le mariage

Religion

Les manaqib de Sidi El Moubariq - La zaouïa de Sidi Bel Abbès à Marrakech

Une carte administrative du Maroc à l’époque du protectorat est également disponible en ligne.

Avertissement : les pages qui suivent ne prétendent pas couvrir la totalité des thèmes abordés dans les notices de tribus.

Cette étude a été réalisée de janvier à avril 2006 par Agnès Proust dans le cadre d’un stage d’études au Centre des archives diplomatiques de Nantes pour le diplôme de Master 1 - Valorisation du patrimoine .


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014