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L’affaire de Damas, 1840

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Doc:Lettre du consul de France , 707.8 ko, 0x0
Lettre du consul de France - (PDF, 707.8 ko)

© Archives diplomatiques

L’affaire de Damas : réquisitoire de l’administration ottomane contre les personnalités accusées du meurtre rituel du Père Thomas, moine capucin.
En février 1840, la disparition à Damas du Père Thomas, moine capucin, et de son serviteur musulman, dégénère en accusation de meurtre rituel contre la communauté juive. Le consul de France Ratti-Menton, qui s’est saisi de l’affaire en vertu du droit de protection concédé à la France sur les chrétiens du Levant par les Capitulations, conclut rapidement à la culpabilité des accusés, sur la foi d’aveux obtenus par la torture.
Les Archives diplomatiques conservent le dossier de l’accusation, avec les procès-verbaux d’interrogatoire, documents demeurés méconnus jusque dans les années 1990. L’épisode reste présent dans la littérature antisémite contemporaine, les témoignages du consul étant alors invoqués à titre de preuves.
Archives du ministère des Affaires étrangères, Affaires diverses politiques Turquie, vol.4

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Le firman - (JPEG, 149.1 ko)

Traduction du firman accordé par S.M. impériale le sultan Abdulmedjid aux Israélites de son empire à la demande de Sir Moses Montefiore. 7 novembre 1840.
Issu d’une famille livournaise établie à Londres, élu maire de Londres en 1837 puis anobli par la reine Victoria tout en demeurant juif religieux, Moses Montefiore (1784-1885) a consacré sa fortune et son influence à la défense des communautés persécutées et à la mise en place d’œuvres sociales et charitables à Jérusalem.
Lorsqu’éclate l’affaire de Damas, il est délégué en Egypte avec l’avocat libre-penseur Adolphe Crémieux et l’orientaliste Salomon Munk, tous deux Français, pour intercéder auprès de Méhémet Ali en faveur des 15 Juifs de Damas encore emprisonnés. De retour par Constantinople, il obtient du sultan ottoman un véritable décret de protection générale des Juifs contre les accusations de crimes rituels : « … Les livres religieux des Hébreux ont été soumis à l’examen d’hommes instruits, très versés dans leur littérature théologique. Le résultat de cet examen a démontré qu’il est extrêmement défendu aux Juifs de faire usage non seulement du sang humain mais même du sang d’animaux. Il s’ensuit […] que les charge portées contre eux et leur culte ne sont que des pures calomnies. D’après ces motifs […] nous ne pouvons permettre que la Nation juive soit vexée et tourmentée sur des accusations qui n’ont aucun fondement de vérité… ».
Archives du ministère des Affaires étrangères, Mémoires et documents Turquie, vol. 52, fol.140


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