Relations bilatérales
La France et le Zimbabwe entretiennent des relations diplomatiques depuis l’indépendance du pays, en 1980.
Les graves violations des droits de l’homme commises en 2001 dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme agraire ont conduit l’Union européenne à prendre des mesures restrictives à l’endroit du Zimbabwe. En l’absence de progrès tangibles en matière de rétablissement de l’Etat de droit, ces mesures ont été renouvelées, chaque année, depuis lors. La formation d’un gouvernement d’union nationale en février 2009 a toutefois conduit à des allègements lors du ré-examen de février 2010.
La relation franco-zimbabwéenne est cordiale. La France a salué les premiers développements positifs du gouvernement d’union nationale par un échange de visites. La Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie IDRAC, s’est rendue à Harare le 29 mai 2009 (première visite française de haut-niveau depuis 1996). Le Premier ministre zimbabwéen, Morgan TSVANGIRAI, a effectué une visite officielle en France du 24 au 26 juin 2009.
Les relations économiques entre la France et le Zimbabwe sont limitées. Cinq entreprises françaises, dont Total et Lafarge, sont implantées localement. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont également restreints et dominés, au niveau des exportations françaises (8 Meuros en 2008 contre 51 Meuros en 1999) par les machines du secteur minier et, au niveau des importations françaises (16 Meuros en 2008 contre 29 Meuros en 1999) par les produits de base. Les IDE entre les deux pays sont nuls depuis 2001.
La crise économique majeure qui a affecté le pays depuis la fin des années 90 a conduit à une reconfiguration de l’aide internationale, notamment française.
L’espérance de vie étant désormais d’environ 43 ans, l’aide alimentaire (distribution de denrées, mais aussi de semences) et l’aide sanitaire (pm : épidémie de choléra de l’automne 2008) sont devenues les priorités. L’aide alimentaire française s’est ainsi élevée à 0,7 M€ en 2006, 0,5 M€ en 2007, 2 M€ en 2008, 1,3 M€ en 2009 et 0,4 M€ à ce stade pour 2010. La France est également un important contributeur au Fonds Mondial de Lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le taux de prévalence du sida étant particulièrement élevé au Zimbabwe (supérieur à 15 %).
Principalement par le canal européen, la France soutient également les structures de la société civile oeuvrant au rétablissement de l’Etat de droit et à la bonne gouvernance (pm : c’est aux ONG que nous devons de connaître la victoire du MDC aux législatives de mars 2008 et celle de M. Tsvangirai au premier tour des présidentielles).
Par le biais d’une équipe du CIRAD (Centre de Coopération internationale en Recherche agronomique pour le développement), la France contribue aussi au développement durable et à la protection de l’environnement. Cette coopération s’effectue dans le cadre de partenariats avec des centres de recherche universitaires locaux.
Egalement dans le cadre de sa coopération bilatérale, la France a financé des travaux relatifs à la gestion de l’eau, à la prévention de la transmission du sida entre la mère et l’enfant et à un appui aux populations rurales défavorisées.
L’essentiel de l’aide française au Zimbabwe transite par les canaux multilatéraux, notamment par l’UE, dont la France reste le premier contributeur au niveau de l’APD. La part annuelle de la France dans l’aide européenne au Zimbabwe oscille aux alentours de 20 Meuros, auxquels s’ajoute notre action dans le cadre de l’ONU et à titre bilatéral, ce qui constitue un montant annuel variant entre 22 et 25 Meuros.
En matière culturelle, les Alliances Françaises d’Harare et de Bulawayo sont les deux principales structures contribuant à une meilleure connaissance de la langue et de la culture françaises, qui restent nos priorités. La France participe également à des manifestations culturelles locales de grande audience, tel le Harare International Festival of The Arts.
Mise à jour : 27.05.10